vendredi 15 mars 2013

les intégristes et le pape François

Communiqué de la Maison générale de la Fraternité Saint-Pie X
A l’annonce de l’élection du pape François, la Fraternité Saint-Pie X prie Dieu d’accorder abondamment au nouveau Souverain Pontife les grâces nécessaires à l’exercice de sa lourde charge.
Que soutenu par la divine Providence, le nouveau pape puisse « confirmer ses frères dans la foi »[1], avec l’autorité que saint Pie X proclamait au début de son pontificat :
Saint François d’Assise dont le nouveau pontife porte le nom, entendit le divin Crucifié lui dire: « Va, François et répare mon Eglise ». C’est dans cet esprit que les évêques, prêtres, religieux et religieuses de la Fraternité Saint-Pie X assurent le Saint-Père de leur désir filial de « tout restaurer dans le Christ, afin que le Christ soit tout et en tous »[3], selon leurs moyens, pour l’amour de la sainte Eglise catholique romaine.
Menzingen, le 13 mars 2013
[1] Luc 22,32
[2] Saint Pie X, Encyclique E supremi apostolatus (4 octobre 1903)
[3] Eph. 1,10 et Col. 3,11
                                                                                                                Source : DICI du 13/03/2013
Le cardinal Bergoglio et la Fraternité Saint-Pie X
en Argentine, par l'abbé Christian Bouchacourt - 14 mars 2013
DICI a recueilli l'avis de l'abbé Christian Bouchacourt, supérieur du District d'Amérique du sud, le soir de l'élection du pape François, cardinal-archevêque de Buenos Aires en Argentine.
Le cardinal Bergoglio veut être un pauvre parmi les pauvres. Il cultive une humilité militante, mais qui peut se montrer humiliante pour l’Eglise. Son apparition à la loggia de Saint-Pierre en simple soutane sans son rochet et sa mozette de pape en est la parfaite illustration.
C’est un fin politique… Apôtre idéaliste de la pauvreté des années 70, il est tout entier tourné vers le peuple, les pauvres, sans pour autant être un disciple de la théologie de la libération.
Très conscient de l’état de délabrement de son clergé, il n’a rien fait pour arranger les choses. Jamais le séminaire de Buenos Aires n’a eu aussi peu de séminaristes qu’aujourd’hui.
C’est un désastre comme ont été un désastre les liturgies présidées par le « cardinal des pauvres ». Avec lui, nous risquons de revoir les messes du pontificat de Paul VI, bien loin des efforts de Benoît XVI pour remettre en honneur des cérémonies liturgiques plus dignes.
Il s’opposa assez fermement à l’avortement. Mais s’il écrivit une belle lettre aux carmélites de Buenos Aires contre le projet de « mariage » homosexuel – qui pour finir a été malheureusement voté –, il fit lire un discours lamentable lors de la manifestation d’opposition contre ce projet, dans lequel le nom de Notre Seigneur ne fut pas prononcé une seule fois, alors que le pasteur évangéliste qui le précéda pour haranguer la foule fit un discours plus courageux… (voir DICI n°219 du 24/07/10)
Au cours d’une réunion œcuménique il s’agenouilla pour recevoir la bénédiction de deux pasteurs. [Photo ci-dessus]
C’est un homme de consensus, qui a horreur des affrontements. Il se désolidarisa des catholiques qui dénoncèrent des expositions blasphématoires qui ont eu lieu à Buenos Aires.
Je l’ai rencontré 5 ou 6 fois et il m’a toujours reçu avec bienveillance, cherchant à m’accorder ce que je demandais, sans se démener en cas d’obstacle…
Sources : FSSPX – DICI n°272 du 15/03/13

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