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paroisse virtuelle

Je ne suis ni religieux ni prêtre – je n’appartiens à aucun mouvement d’aucune confession ni à aucun parti politique. Je ne suis que chrétien. Vous trouverez ci-après – quotidiennement ou presque – une méditation sur les textes de la liturgie du jour de l’Eglise catholique et de fois à autre des essais et rédactions ou de simples esquisses sur ce qui – en moi ou selon d’autres que j’ai rencontrés ou rencontre – a Dieu ou l’attente de Dieu, pour référence. POUR DIALOGUER : b.fdef@wanadoo.fr

mardi 31 août 2021

 

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lundi 30 août 2021

 

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dimanche 29 août 2021

l'épître de quel Jacques ?

 

wikipédia à jour au 15 mai 2021 ; consulté après-midi du dimanche 29 Août 2021

​Épître de Jacques


Épître de Jacques


L'Épître de Jacques dans la Minuscule 319 (Gregory-Aland), manuscrit anonyme du XIIe siècle, f 85.


Auteur traditionnel

Jacques

Datation traditionnelle

vers 62 selon la tradition chrétienne ; fin du Ier siècle ou début du IIe siècle pour les historiens

Nombre de chapitres

5

Canon chrétien

Épîtres catholiques


Hébreux


I Pierre




modifier 

L'Épître de Jacques est l'une des Épîtres catholiques du Nouveau Testament.

​Sommaire

  • 1 Auteur et datation

  • 2 Résumé

  • 3 Contenu

  • 4 Analyse

    • 4.1 Selon Luther, une « épître de paille »

    • 4.2 Analyse de Claude Simon Mimouni

  • 5 Notes et références

  • 6 Bibliographie

  • 7 Voir aussi

    • 7.1 Articles connexes

    • 7.2 Lien externe

​Auteur et datation

La lettre est envoyée par « Jacques, serviteur de Dieu et de Jésus Christ, aux douze tribus de la Dispersion » (Jc 1,1). La tradition l'a attribuée à Jacques le Mineur1, qui est selon André Paul le « frère de Jésus », à la tête de l'Église de Jérusalem. La majorité des historiens contemporains distinguent désormais Jacques le Mineur et le frère de Jésus, Jacques le Juste, juif pieux et dirigeant de la communauté judéo-chrétienne hiérosolymitaine.[réf. nécessaire]

Plusieurs personnages se prénomment en effet Jacques dans le Nouveau Testament : Jacques de Zébédée, également nommé Jacques le Majeur, l'un des Douze, frère de l'apôtre Jean ; Jacques d'Alphée, un autre des Douze, souvent mis en rapport avec Thaddée et surnommé Jacques le Mineur dans la tradition romaine ; un autre Jacques, faisant lui aussi partie des Douze, et qui serait le père ou le frère de l'apôtre Jude (mais il reste quasiment inconnu et la tradition ne l'a pas étudié) ; enfin, Jacques le Juste, frère (ou, selon l'Église latine, cousin) de Jésus, qui joue un rôle considérable dans l'Église de Jérusalem2.

Toutefois, l'attribution pseudonymique de l'Épître de Jacques à l'un ou l'autre de ces personnages n'a plus cours aujourd'hui parmi les spécialistes : le rédacteur de l'épître semble plutôt être un « chrétien cultivé d'origine païenne de la deuxième ou de la troisième génération chrétienne », le texte datant de la fin du Ier siècle ou du premier tiers du IIe siècle3. Il est écrit en un grec de bonne qualité, par un auteur s'exprimant avec autorité4.

Eusèbe de Césarée contestait déjà cette attribution :

« On dit qu'il [Jacques, frère du Seigneur] est l'auteur de la première des épîtres appelées catholiques. Mais il faut savoir qu'elle n'est pas authentique : en tout cas peu des anciens en ont fait mention... Cependant nous savons que ces lettres sont lues publiquement avec les autres, dans un très grand nombre d'églises. » (Histoire ecclésiastique, II, 23, 24).
« Parmi les livres contestés, mais reçus pourtant par le plus grand nombre, il y a l'épître attribuée à Jacques... » (Ibid., III, 25, 3).

​Résumé

L'épître contient quelques énoncés clairs concernant l'application pratique de la religion, notamment le conseil important du chapitre 1 que si quelqu'un manque de sagesse, il demande l'aide de Dieu (Ja 1:5–6). Le chapitre 2 parle de la foi et des œuvres. Les chapitres 3 et 4 parlent de la nécessité de surveiller sa langue et exhortent les saints à ne pas médire les uns des autres. Le chapitre 5 dénonce les riches; il encourage les saints à faire preuve de patience et à appeler les anciens pour avoir une bénédiction quand ils sont malades ; il enseigne aussi les bénédictions que l'on a lorsque l'on contribue à la conversion d'autres personnes.[réf. nécessaire]

​Contenu

Les tentations de la vie ne peuvent pas venir de Dieu (Jc 1:13) : chaque tentation vient de notre propre convoitise. Le culte qu'on lui rend doit comporter des actes de démonstration de sa foi. Une attitude préférentielle pour les choses courantes du monde (matérialisme, égoïsme, etc.) entrave les relations que l'on peut avoir avec Dieu.

Dans les premier et troisième chapitres, Jacques met en garde contre les dangers de la parole. Il exhorte les chrétiens à écouter les autres plus que vouloir parler. Il leur conseille également de ne pas avoir comme but de devenir prêcheurs ou enseignants, car quiconque prêche a la responsabilité de l'enseignement qu'il donne à ses élèves. Il met l'accent sur les dangers du péché par omission, le bien qu'on pourrait faire et qu'on ne fait pas. Son enseignement se base sur la pratique, prône la foi authentique, la prière de la foi. Gagner des âmes.

Outre la vive critique des pratiques pauliniennes, éloignées des synagogues, les mentions proprement chrétiennes demeurent discrètes (seulement deux mentions de Jésus-Christ, en dehors de celles au Seigneur qui peuvent se référer à YHWH) ; le texte, à la christologie limitée et aisément compréhensible d'un juif, peut être vu comme un midrash chrétien, une « encyclique » présentant le message du Christ comme la forme la plus parfaite du judaïsme. Peut-être le bref écrit est-il un des flambeaux sauvegardé d'une « contre-offensive chrétienne » (ou plutôt judéo-chrétienne) à l'égard d'un judaïsme fortement ébranlé par la destruction du Temple et non encore regroupé sous l'orthodoxie pharisienne 4?

Qu'elle soit écrite par un païen ou un juif hellénophone, la lettre semble pour de nombreux spécialistes destinées à des judéo-chrétiens, voire des juifs de la Diaspora5.

​Analyse

​Selon Luther, une « épître de paille »

Article connexe : en:Luther's canon#Hebrews, James, Jude and Revelation.

Luther qualifiait l'Épître de Jacques d'« épître de paille » pour signifier sa réserve à son égard (« stroern Epistel »6), car elle lui paraissait refuser la théologie de l’apôtre Paul de la justification par la foi3 (« une Épître de paille car elle n'a pas la manière de l'Évangile », Préface au Nouveau Testament en Allemand, Luther, 15226). Il va même jusqu'à écrire dans la Préface aux épîtres de saint Jacques et de saint Jude  : « Mais pour en dire ma pensée, et sans vouloir blesser personne, je ne la [l'épître de Jacques] tiens pas pour l'œuvre d'un Apôtre »7

Le développement :

(Jc 2,14-26) « À quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu'un dise : " J'ai la foi ", s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? [...] Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement. [...] Comme le corps sans l'âme est mort, de même la foi sans les œuvres est-elle morte. »

semble s'opposer à la doctrine du salut par la foi sans les œuvres de la Loi, exposée par Paul dans :

(Rm 10,4) « Car la fin de la Loi, c'est le Christ pour la justification de tout croyant. »
et
(Ga 2,16) « sachant que l'homme n'est pas justifié par la pratique de la Loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ, nous avons cru, nous aussi, au Christ Jésus, afin d'obtenir la justification par la foi au Christ et non par la pratique de la Loi, puisque par la pratique de la Loi personne ne sera justifié. »

Philippe Melanchthon, disciple de Martin Luther, défendit l'épître dans son Apologie, n'y voyant pas cette contradiction qui rebutait Luther. Ce que Luther lui reprocha (Propos de table ch. XLVI éd. Sauzin). Il faut dire que l'Épître de Jacques était utilisée par les adversaires catholiques de Luther pour critiquer sa théorie de la justification par la foi seule (Jean Eck, disputatio de Leipzig, 1519). Dans le dernier Commentaire sur la Genèse, écrit à la fin de sa vie, Luther s'exclame : "Que nos adversaires nous laissent donc en paix avec ce Jacques qu'ils nous opposent toujours !" (Gen. 22, Ex. V).

La TOB précise que les Protestants ont renoncé à traiter l'épître de Jacques d'épître de paille et à lui reprocher ses insuffisances christologiques. Les Catholique, pour leur part, ont renoncé à ne s'en servir uniquement pour justifier (à partir de Jacques 5, 14-15) le sacrement des malades, ou pour argumenter (en s'appuyant sur Jacques 2, 14-26) contre la conception protestante du seul salut par la foi8.

​Analyse de Claude Simon Mimouni

Pour Claude Simon Mimouni, reprenant l'expression de Luther, c'est surtout du fait que cette lettre ne « montre pas le Christ, contrairement à l'épître aux Romains et l'Évangile selon Jean, qu'elle est qualifiée « de paille » ». Selon lui, cette épître pour laquelle rien ne s'oppose à l'attribution à Jacques, le « Frère du Seigneur », n'est de paille que relativement à ces deux textes. Au contraire, il relève que cette lettre pose « un large regard sur certains aspects de la vie des communautés chrétiennes ». Il souligne que le grec de la lettre est considéré comme l'un des meilleurs de tous les écrits incorporés dans le Nouveau Testament. Son vocabulaire, toujours précis, est riche en hapax legomena : il en dénombre 63, dont 45 dérivent de la Septante (ou LXX), 18 sont inédits, 4 sont absents de tous les écrits de la koinè. Le style est excellent, tant du point de vue de la grammaire que de la syntaxe. Selon Claude Simon Mimouni, ce texte « doit être considéré comme un témoin important de la pensée du « Frère du Seigneur » et aussi de la communauté chrétienne d'origine judéenne de Jérusalem »9.

Sur le plan de la prédication morale, Claude Simon Mimouni considère que la lettre entretient des relations avec les écrits grecs stoïciens et la morale grecque (Sénèque et Epictète). Les affinités avec les écrits judéens orientent vers les textes sapientiaux. L'auteur de l'épître utilise ces derniers pour en tirer des leçons de morale pratique, mais il dépend aussi des enseignements de Jésus de Nazareth. Pour Mimouni : « On y retrouve, en effet, sans cesse la pensée du Messie Jésus, moins par mode de citations expresses tirées d'une tradition écrite que par utilisation d'une tradition orale. (...) L'auteur de cette lettre apparaît comme un sage plutôt chrétien d'origine judéenne (...) qui repense de façon originale les maximes de la sagesse judéenne traditionnelle en fonction de l'accomplissement messianique représenté par Jésus, et ce selon une perspective apocalyptique. »9

La lettre manifeste une grande connaissance de la Bible dans sa version grecque (Septante). L'épître entretient des liens avec les écrits pauliniens pour lesquels Claude Simon Mimouni pointe 10 cas dans lesquels il y a confrontation. Il relève en revanche des affinités avec l’Évangile selon Matthieu : ce sont des ressemblances qui, dans 23 cas au moins, portent avant tout sur les thèmes abordés plutôt que sur les termes utilisés. Mimouni pense donc à l'utilisation comme document commun de la Source Q, plutôt qu'a une dépendance directe entre les deux écrits (surtout en ce qui concerne le Sermon sur la montagne). Plus généralement, « l'argumentation de l'épître tend à s'opposer à une compréhension de la doctrine chrétienne qui entend distinguer la croyance des œuvres. (...) À partir d'une prédication morale, l'auteur veut aborder des questions théologiques qui touchent la compréhension chrétienne de la Loi. » Ainsi, Mimouni pointe que la prédication morale de l'épître « porte essentiellement sur les rapports sociaux entre les riches et les pauvres dans les communautés chrétiennes ». Les questions théologiques, elles, « ne sont traitées que par affleurement, comme justification de la prédication morale ». Mimouni observe que « pour l'auteur, il n'y a qu'un seul dieu et Jésus est son messie, le Sauveur dont le nom est invoqué sur les croyants et les malades. La compréhension de la Loi avancée par l'auteur dans sa lettre est un refus de la justification par la croyance aux seuls dépens des œuvres : l'accomplissement total de la Loi (croyance + œuvres) permet d'accéder au salut - on est très proche de la perspective que l'on rencontre en Mt 5, 17 (« N'allez pas croire que je sois venu abroger la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abroger, mais accomplir  »). »9

​Notes et références

  • PAUL, « JACQUES LE MINEUR saint (Ier s.)  », Encyclopædia Universalis [en ligne]. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-le-mineur-saint/ [archive]

  • André Benoit, « Les personnages de l'Évangile nommés Jacques », in Pierre Geoltrain (dir.), Aux origines du christianisme, Folio/Histoire, 2000 (ISBN 978-2-07-041114-6), p. 246-250.

  • François Vouga, « L'Épître de Jacques », in Daniel Marguerat (dir.), Introduction au Nouveau Testament : Son histoire, son écriture, sa théologie, Labor et Fides, 2008 (ISBN 978-2-8309-1289-0), p. 438-440.

  • Etienne Trocmé, L'enfance du christianisme (Pluriel), Paris, Hachette, 215 p. (ISBN 978-2-01-270541-8), chapitre 10

  • « On a parfois été jusqu'à dire que l'épître était un document juif, à peine christianisé par deux mentions du "Seigneur Jésus-Christ" ». Étienne Trocmé, op.cit. Outre la justification par la foi, seule, le professeur remarque d'autres signes anti-pauliniens : critique contre « les riches  » qui ont pu soutenir les communautés pauliniennes en dehors des synagogues ; désapprobation des prises de paroles collectives en assemblée (Jc, 3, 1-18), intolérables pour un auteur habitué aux règles des synagogues. « La conception de Dieu [y est] entièrement juive. Il n'est nulle part question du Saint -Esprit ». En outre, Trocmé postule une « date [d']à peu près 80 de notre ère ».

  • (de) Das Newe Testament Deutzsch (trad. Martin Luther, préf. Martin Luther), Wittenberg, 1522 (lire en ligne [archive]), « Vorrhede »

  • (de) Das Newe Testament Deutzsch (trad. Martin Luther, préf. Martin Luther) (lire en ligne [archive]), « Vorrhede auff die Episteln Sanct Jacobi vnnd Judas. »

  • Nouveau Testament. TOB. Introduction à l'Epitre de Saint Jacques, Paris, Cerf et Les Bergers et les Mages, 1975, p. 699.

  1. Claude Simon Mimouni, Jacques le Juste, frère de Jésus, Paris, Bayard, 2005, 200 p. (ISBN 978-2-7470-6140-7, lire en ligne [archive]), chap. IX (« Les Epîtres canoniques de Jacques et de Jude - L'Epître apocryphe de Jacques »)

​Bibliographie

  • Jacqueline Assaël et Élian Cuvillier, L'Épître de Jacques, Labor et Fides, 2013.

  • Albert Vanhoye, Édouard Cothenet et Michèle Morgen, Les Dernières Épîtres : Hébreux, Jacques, Pierre, Jean, Jude, éditions Bayard, 1997.

  • Claude Simon Mimouni, Jacques le Juste, frère de Jésus, éditions Bayard, 2015.

  • James Tabor, La véritable histoire de Jésus, éditions Robert Laffont, 2014.

​Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Épître de Jacques, sur Wikisource

​Articles connexes

  • Jacques de Zébédée

  • Jacques d'Alphée

  • Jacques le Juste

  • Exégèse historico-critique de la Bible

​Lien externe



  • Ph. Rolland, « La date de l'épître de Jacques » [archive], Nouvelle Revue théologique, tome 118/6, p. 829–851, Bruxelles, 1996.

  • « L'Epître de Jacques » [archive], émission consacrée à l'épître sur KTOTV le 25 novembre 2018. Invités : Jacqueline Assaël, professeur émérite à l'université Nice Sophia Antipolis et coauteur de L'Épître de Jacques, éd. Labor et Fides (2013), et Antoine Nouis, pasteur de l'Église réformée de France et conseiller théologique du journal protestant Réforme.

  • « Jacques de Jérusalem » [archive], émission consacrée à Jacques le Juste sur KTOTV le 17 mai 2015. Invités : Claude Simon Mimouni (EHESS) et Madeleine Scopello (CNRS).

  • « Jacques le Juste, frère de Jésus » [archive], un entretien avec Claude Simon Mimouni accordé le 4 janvier 2016 à la rédaction de la revue Le Monde de la Bible à l'occasion de la parution de son ouvrage éponyme.

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  • Épître de Jacques (Jc)

  • Première épître de Pierre (1 P)

  • Deuxième épître de Pierre (2 P)

  • Première épître de Jean (1 Jn)

  • Deuxième épître de Jean (2 Jn)

  • Troisième épître de Jean (3 Jn)

  • Épître de Jude (Jude)

Apocalypse

Apocalypse (Ap)

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Publié par Bertrand Fessard de Foucault à 14:12 Aucun commentaire:

saint Symphorien - patron de notre paroisse à Surzur (Morbihan sud est)

Symphorien d'Autun


Symphorien d'Autun
Image illustrative de l’article Symphorien d'Autun
Martyre de saint Symphorien de Daniel Hallé (1671), cathédrale Saint-Pierre de Saint-Flour.
Saint, jeune martyr
Naissance v. 159
Augustodunum (Autun), Gaule lyonnaise
Décès v. 179  (v. 20 ans)
Augustodunum (Autun), Gaule lyonnaise
Vénéré à cathédrale Saint-Lazare d'Autun, Saint-Symphorien en Belgique
Vénéré par Église catholique, Église orthodoxe
Fête 22 août
Attributs palme du martyr
Saint patron Autun ; jeunes, fauconniers, maladie des yeux, délivrance d’un insecte entré dans l'œil
modifier Consultez la documentation du modèle

Symphorien d'Autun est un jeune martyr chrétien défenseur de la foi, né vers 1591 et mort vers 1792. Saint de l’Église catholique, il est fêté le 22 août.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Culte
  • 3 Invocation
  • 4 Pèlerinage de Deûlémont
  • 5 Étymologie
  • 6 Notes et références
  • 7 Voir aussi
    • 7.1 Bibliographie
    • 7.2 Articles connexes
    • 7.3 Liens externes

Biographie

D'après sa Passion écrite trois siècles après sa mort et soutenue par Grégoire de Tours dans son De gloria confessorum, Symphorien (en latin Symphorianus) est le fils du noble sénateur Faute (Faustus) et d'Augusta, tous deux appréciés et respectables. Cette famille faisait partie des tout premiers chrétiens dans une ville d’Autun largement païenne. On y adorait Apollon, Diane et la déesse orientale Cybèle. Symphorien fut probablement martyrisé sous Marc Aurèle en 179 ou en 180 (les premiers martyrs de Lyon ont péri en 177).

Le Martyre de saint Symphorien de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1834), cathédrale Saint-Lazare d'Autun.

Un jour que le peuple, resté adorateur des idoles, promène une statue de Cybèle, Symphorien se moque du cortège et refuse de joindre ses hommages à ceux de la foule. Aussi, Il est saisi, battu, arrêté et incarcéré, puis interrogé par le magistrat Héraclius. Après une sanglante flagellation, le martyr est jeté dans un cachot et privé de lumière. Quelques jours après le délai légal, considérablement affaibli, il est conduit au juge qui l'exhorte à sacrifier aux divinités en lui promettant de le rétablir dans ses honneurs. « Les biens des chrétiens, leurs honneurs, ne sont pas de ce monde ; le monde passe comme une ombre, Dieu seul donne le vrai bonheur »3, répond-il. Furieux, le juge le condamne à la mort par le glaive. Symphorien est amené hors les murs au-delà de la porte de Langres (aujourd'hui porte Saint-André) pour être décapité. Sa mère, qui avait assisté à sa condamnation, l'exhorte du haut des remparts avant son exécution : « Courage, mon fils, courage, la mort nous conduit à la vie. Regardez en haut, mon enfant, regardez Celui qui règne au ciel ! »4.

Culte

Procession de reliques à Saint-Symphorien en Belgique.

Des religieux5 enlèvent le corps du martyr et le déposent, non loin de là, auprès d’une fontaine, au polyandre de la via Strata. Vers 450, saint Euphrône d'Autun fait ériger l'abbaye de Saint-Symphorien d'Autun, dont il fut le premier abbé, sur le lieu du martyre du saint jeune homme. Elle est desservie par un monastère qui connaît sa période de gloire et contribue à l’extension du culte du jeune martyr. Aujourd'hui, la plupart de ses reliques sont à la cathédrale Saint-Lazare d'Autun sans être visibles au public ; il est prévu de les rendre accessibles à une date non encore fixée.

À l’époque mérovingienne, Symphorien est considéré comme un saint national, à l’instar de saint Denis de Paris et de saint Privat de Mende qui est fêté la veille de la Saint-Symphorien, le 21 août. Son sépulcre, nous dit Grégoire de Tours qui l'a vu, « est presque troué par les malades qui s'y font porter, afin d'enlever un peu de poussière de son tombeau dont ils se servent comme d'un remède efficace à tous leurs maux », de la même façon que le sont les autres sépultures des nombreux saints inhumés le long de cette voie.

Symphorien était célèbre dans l’ancienne liturgie gallicane. De très nombreuses paroisses à travers la Gaule se vouèrent à ce saint. En France, vingt-sept communes et plusieurs autres lieux et de nombreuses églises portent son nom6.

La paroisse de Longeville-lès-Metz dispose d'une église dédiée au saint qu'elle célèbre le deuxième dimanche d’octobre7. L'abbaye Saint-Symphorien de Metz n'existe plus mais l'île sur laquelle a été érigé le stade Saint-Symphorien voisin garde la mémoire de ces temps révolus.

Autrefois, un pèlerinage en l’honneur du martyr d’Autun avait lieu dans le village actuel de Saint-Symphorien en Vendée, réputé jusqu’à 200 km à la ronde selon certaines chroniques. Il se déroulait le 22 août. Aujourd’hui, le pèlerinage s’est transformé en foire aux melons, se déroulant le week-end proche autour de la même date.

Invocation

Pour être délivré d’un insecte entré dans l'œil, on invoque saint Symphorien. On dit qu’avant de le décapiter, on lui aurait fait dévorer le visage par des insectes et des scorpions.

Pèlerinage de Deûlémont

Autel Saint-Symphorien, église de Deûlémont.

On trouve mention du pèlerinage de Deûlémont (Nord) dès le XVIIe siècle ; à cette époque, on paye déjà le clerc de l'église pour qu'il distribue des chandelles aux pèlerins qui viennent « servir saint Symphorien »8. Au XXe siècle, l'église de Deûlémont reste un lieu de dévotion où se rendent de nombreux pèlerins de Flandre Occidentale9,10,11,12,13.

On priait Symphorien pour la guérison ou la protection contre les maladies infantiles, en particulier contre la cyanose9,10 ou la mort subite du nourrisson14. On faisait bénir des vêtements ou des sous-vêtements que les enfants devaient ensuite porter pendant neuf jours.

La paroisse de Deûlémont avait fait frapper une médaille à l’effigie du saint et organisait une procession en son honneur15. Aujourd'hui encore, des pèlerins flamands continuent de venir « servir » Symphorien. La tradition demeure de bénir les enfants à l'autel Saint-Symphorien tous les 4e dimanches du mois d'aôut16.

Étymologie

Nom gréco-latin Symphorianus, formé sur le grec σύμφορος, súmphoros « utile, avantageux ; convenable » (de σύν, sún « avec » et φορός, phorós « qui porte, qui apporte; qui favorise ») + suffixe anthroponymique latin -ianus. Il a existé par ailleurs une forme populaire latine de ce nom, Siforianus, dont procèdent les anciennes variantes romanes Siphorien, Syphorien, Ciphorien, etc.17

Notes et références


  1. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Paris, 1920-1929 ; rééd. Champion, Paris, 1979, t. I, p. 442, § 2071.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Symphorien d'Autun, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

  • Acta Sanctorum, août, V, 491.
  • Abbé Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
  • Abbé Ch. -L. Dinet S. Symphorien et son culte Tome Second [archive] , Autun, Imprimerie Michel Dejussieu. 1861

Articles connexes

  • Bénigne de Dijon
  • Abbaye Saint-Symphorien de Zurlauben
  • Deûlémont

Liens externes

  • Hagiographie de saint Symphorien du livre Vies des Saints [archive]
  • Vie de saint Symphorien [archive], paroisse Saint-Symphorien en Côte-Chalonnaise
  • (it) Vie de saint Symphorien, jeune martyr fêté le 22 août [archive] - site Sancti Beati
  • Saint Symphorien dans la toponymie de Guy Souillet [archive]
  • Histoire des reliques dans le diocèse d’Autun au Moyen Âge de Diane Carron [archive]
  • Confrérie Saint-Symphorien de la ville éponyme en Belgique [archive]

  • Dates de naissance et de mort du jeune martyr - église Saint-Symphorien de Versailles [archive]

  • Le martyr saint Symphorien tué en 179 - le site sur l'Art Roman en Bourgogne [archive]

  • Dialogue entre le juge romain et Symphorien - site L'Évangile au Quotidien [archive]

  • Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

  • D. Ruinard, Acta sincera.

  • Saint-Symphorien Ce lien renvoie vers une page d'homonymie.

  • Robert Canuel, La vie de saint Symphorien [lire en ligne [archive]].

  • Deûlémont : informations historiques sur la ville, Deûlémont, Archives municipales, septembre 2015, p. 18

  • (nl) Walter Giraldo, « Dienen uit liefdadigheid », Biekorf,‎ 1957, p 68 (lire en ligne [archive])

  • (nl) Walter Giraldo, « Dienen uit liefdadigheid », Biekorf,‎ 1957, p 71 (lire en ligne [archive])

  • (nl) Walter Girardo, Volksdevotie in West Vlaanderen, Brugge / Bruges, Marc Vande Wiele, 1989, 164 p. (ISBN 90-6966-057-1), p 56

  • (nl) Walter Giraldo, « Dienen uit liefdadigheid », Biekorf,‎ 1957, p105 (lire en ligne [archive])

  • (nl) Walter Giraldo, « Bedevaart, volksgeneeskunde en toverij », Biekorf,‎ 1960, p 236 (lire en ligne [archive])

  • (nl) Walter Giraldo, Volksdevotie in West-Vlaanderen, Brugge (bruges), Marc van de Wiele, 1989, 164 p. (ISBN 90-6966-057-1), p 29 "tot heden blijkt Dulzemonde de aangewezen bedevaartplaats tegen de wiegendood te zijn" / tr : jusqu'à présent, Deulemont semble le lieu de pélérinage désigné contre la mort subite du nourrisson.

  • « Deulemont dans la tourmente » [archive], sur doyennelysetdeule.fr

  • « St Symphorien ferme dans la foi » [archive], sur doyennelysetdeule.fr, 2016 (consulté le 18 janvier 2019)

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    Qui êtes-vous ?

    Bertrand Fessard de Foucault
    pour correspondre : b.fdef@wanadoo.fr --- né le 9 Avril 1943, marié, fille née le 22 Novembre 2004 -- carrière apparente . . . premier ambassadeur de France au Kazakhstan -- conseiller économique et commercial près les ambassades françaises (Portugal, Bavière, Grèce, Brésil, Autriche)-- ancien élève à l'Ecole nationale d'administration - Institut d'Etudes politiques Paris - école Saint-Louis de Gonzague Paris -- universitaire, agrégatif science politique droit public -- -- projet de notes et entretiens politiques : de grandes fréquentations - 1964 à nos jours - ou la constellation de Gaulle réalité . . . bibliothèque brochée de ma mère (années 1930 à 1960), mes 20.000 livres : histoire, fiction -- journal manuscrit depuis l'été de 1964 jusqu'en 1976, carnets de terrain : plus de 420 de 1975 à 2015 journaux dactylographiés intimes & publics quotidiens : 1973 à 1992, informatisés depuis 1992 : 300ème fichier ouvert 20 Mars 2015 - inédits romanesques : 10 ; poésie : 3 ; essais philosophiques : 1 --- publié par Le Monde 1972 à 1982 & La Croix 1972 à 1997 - Le Calame depuis Mai 2007
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