jeudi 4 avril 2019

vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu - textes pour ce jour, mais chaque jour est le commencement et en sus nous rappelle que nous sommes déjà dans l'éternité


Jeudi  Avril 2019

09 heures 16 + Le drame de ces jours et heures, de toute notre époque. La majorité des peuples et des Etats ployés dans la misère et la dictature, les exploitations de toutes sortes : Afrique, Amérique latine, Asie du sud. Les Etats-Unis en déshérence, perdant ce qu’ils peuvent être et transformant leur longue hégémonie en destruction des architectures laborieusement établies depuis 1945 mais dans lesquelles nous n’avons pas su – eux et nous – faire entrer la Russie ex-soviétque ni la Chine arrivée à la puissance en tout, deux dictatures implacables au lieu de l’air libre partout. L’Europe sans projet, sans rémission, sans démocratie, thème dévoyé dans chacun des Etats-mmebres et haï des peuples. Exemple effarant du recel qu’opère un EM mis KO ou presque en Décembre par les « gilets jaunes », vite défigurés par les casseurs, lesquels ont fourni au système en place depuis Mai 2017 une des sorties de crise : l’encadrement de toutes manifestations, celles-ci se multiplient, bien plus que les « gilets jaunes », le climat, l’éducation nationale, bientôt les pompiers et aux forces de l’ordre on jette des primes quand les journées sont « combatteuses ». Supercherie du « grand débat », les questionnaires ne traitaient pas les trois points décisifs et faisant l’unanimité : l’ISF à rétablir, l’initiative populaire du referendum à inventer et à pratiquer sincèrement et sans le leurre du texte de 2008, les retraites. Les soi-disant ministres récitaient : pas de tabou, tout est sur la table. Cela se termine comme l’oued au désert par des parades d’EM sur scène dans des salles dignes de l’Olympia après qu’on ait commencé dans les salles de sports ou de classe. Les écharpes tricolores tassées et au piquet, comme lors de la première tentative de rattrapage d dix-huit mois de dédain. Aux trois quarts, les Français – dont un nombre appréciable, et moi parmi eux s’étaient décarcassés pour organiser le débat ou y participer – jugent la chose maintenant : ni sortie de crise, ni prise en compte de ce qui a été exprimé. La Cinquième République n’est que de nom. Un homme seul, tout est rapporté dans les commentaires à lui seul. Que fait-il ? Parler torrentiellement depuis quatre mois, après dix-huit mois de répliques cruelles et médisantes sur nous, et faire du texte démantelant ce qui marche à l’improvisation, sans qu’aucune perspective, aucun plan n’apparaissent. Réformes de la justice, changements des programmes et organisations à l’Education nationale, partout le manque d’effectifs puisque rentabilité et économies dominent. Pas plus que la question d’Europe, celle des dettes souveraines n’est prise à bras le corps. Nous allons à vau-l’eau, et je vis avec une intensité et une empathie qui m’épuisent un exemple-type de ces immigrations irraisonnées, impulsives mais combien fondées : fuir des patries invivables, guerre et misère. Cas de l’Ukraine et de mes amis B., familles en tronçons, épuisement jusqu’à l’impossible du père et de la mère, l’un en région parisienne et l’autre ici que j’essaye de secourir avec les générosités du lycée où enseigne ma hcère femme et la paroisse Saint-Pie X « tenue » par la Communauté de l’Emmanuel. Imaginer Brigitte M. au chevet de la militante gilet jaune qu’a méprisée et mésestimée EM, imaginer Brigitte M. prenant la tête d’une association nationale d’accueil des immigrants et sans papiers. Au tant que mes nouveaux amis et protégés, je me noie dans la somme des papiers, des étapes juridictionnelles, logiques et bien faites mais sans âme et gâchées – dans le cas que je vis – par une avocate sous-rémunérée à l’assistance juridictionnelle, invisible, injoignable, ne connaissant que textes et pièces. L’imagination humaine, c’est le coeur. Dans le système actuel, c’est l’ambition personnelle qui en tient lieu : ceux qui désertent EM, conseillers auliques ou secrétaires d’Etat, le ridicule de la brigue l’un contre l’autre d’une mairie de Paris qu’ils redonnent ainsi à HIDALGO. Tant de dévouement, d’idéal et de sens de la novation que certainement beaucoup de « marcheurs » ont eus, quand ils crurent se reconnaître en EM… Première et glorieuse intervention de N’DIAYE, légitimation utile pour la France de ses belles origines sénégalaises, d’une famille en sus de la haute politique de ce pays, probablement le plus démocratique d’Afrique, mais non-sens et provocation de faire dire au nom du Président et du gouvernement, à une si récente naturalisée que le but de ce que l’on nous inflige, c’est " la transformation profonde du pays ". Nous ne voulons pas être transformés, nous voulons continuer, nous magnifier, nous perpétuer et contribuer à ce que le monde fonctionne et avance aussi, ainsi. Les « marcheurs » promus : « transformateurs ».

Le sens du drame qu’ont perdu ceux qui infligent à leurs pareils en masse tant de souffrances, c’est le Christ qui le vit et nous prie de le vivre avec Lui, pour nous en sortir. Crise terrible de l’Église, sans doute de l’ampleur des grands schismes et de l’irruption de la Réforme. Le scandale de la pédophilie (sinon de l’homosexualité dans le clergé, les affaires au Vatican) et les évêques ravagés : mes correspondances. La mue est inévitable, la crédibilité en société demeure à l’intérieur de l’Église, mais plus à l’extérieur qui est l’essentiel du monde en nombre, en activités et en misères, en scandales aussi. Mais l’Église pour le monde encore plus que pour elle, ne peut être scandaleuse. Le Christ laisse témoigner la réalité : j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean, ce sont les oeuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage… 1. L’admonestation de Jésus à ses contemporains: comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres. Clé de notre société, de nos situations politiques et probablement drame de la décérébration des criminels pédophiles dans le clergé, exactement comme en furent affligés les bourreaux nazis et tout assassin, la perte des limites morales et spirituelles, l’ensemble me paraît simple : plus le temps d’une vie intérieure, d’une réflexion, d’un retour sur soi et de la prière. C’est patent chez EM dont le visage vieillit, ravagé par la conscience de l’échec et l’incapacité de s’envisager autrement dans l’exercice du « pouvoir » qu’il a monopolisé. Leçon de l’Exode, la colère de Dieu et son apaisement par Moïse. Dieu et nous, chacun l’honneur d’être ce que nous devons être, notre Créateur, fidèle à Son dessein, et nous ordonnées à Son image, Sa ressemblance. L’apaisement de chacun, la reconstitution sociale et politique, ecclésiale aussi, sont par ce chemin : j’en suis convaincu. Bien entendu, c’est la loi d’amour, nullement lénifiante mais qui doit commander pas seulement notre regard ou des gestes, mais bien notre intelligence et toutes nos ingéniosités. Loi de fécondité, et à terme de résurrection. C’est ce qu’en liturgie, l’Église nous donne à vivre et prier.

Le dérèglement climatique n’est pas la lèpre de notre planète, mais bien celle de nos coeurs et donc de nos visages.

1- Exode XXXII 7 à 14 ; psaume CVI ; évangile selon saint Jean V 31 à 47


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