mercredi
8 Mai
08
heures 21 + Eveil comme chaque matin, « automatique » :
05 heures 20. Départ en hâte pour le train de Bernard, à 08
heures
32. Il est tellement intégré à nous, et cependant… je ne sais
plus. Calme nécessaire des jours prochains, et mises en ordre
sur
beaucoup de fronts tous pratiques. Rattraper aussi mes
diverses
chronologies, je ne structure plus le temps qui passe ni pour
moi, ni
pour nos agendas familiaux et la chronologie de la vie de
notre
fille : tenir aussi le journal de celle-ci. - Je mets à jour
mes notes pour hier de façon à faire mon envoi avant d’aller à
la séquence : messe et monument aux morts de cette fin de
matinée.
17 heures 34 + Je
constitue mes listes d’ambassadeurs des 27 (avec nous, cela
fait
28) avec leur adresse à Paris. De même, pour les principales
listes
candidates au prochain Parlement européen. Sondages en
intentions de
vote au 6 Mai 1.
Je collationne divers
papiers sur le site www.touteleurope.eu,
pour rester à jour. Mise à jour des notices wikipédia
sur EM personnellement, et sur sa présidence. Wikipédia
m’apprend
en quelques minutes, m’apprend… l’Ecole normale supérieure
et
sa préparation prétendue, les tentatives d’investiture
socialiste
dans son département de naissance : une circonscription, des
municipales, la mise en piste par ATTALI mais plus
détaillée,
l’équipe faite avec Alain MINC y compris à propos de la
recapitalisation de Monde
(dans les deux camps, en fait), les affaires traitées chez
ROTSCHILD
(il y entre sur le conseil de ses mentors : « mieux vaut
être riche, si l’on veut faire de la politique » et
l’ancienneté de son rêve présidentiel, dix-quinze ans avant
de
la réaliser...), le rachat de ses études à l’E.N.A. pour son
pantouflage avant dix ans, à 54.000 euros, la période
gouvernementale, la relation avec VALLS, les attitudes de FH
envers
lui, les marchandages pour les projets de loi. Tout cela
bien
précisé, daté, que je vais lire de plus près : les deux
notices,
sa personne, sa présidence augmentant de mois en mois, j’en
groupe
les parutions, peut-être trois cent pages maintenant.
– La
flamme ranimée ce matin, FH et NS, en gros plan : EM, beau
(il l'est de face, pas de profil et il y a ce curieux
gonflement du menton pour exprimer, généralement
photographié de profil, main tendue, sa sympathie), le
visage très
fatigué, il se torture lui-même en ne déléguant rien, en se
croyant seul capable de redresser sa propre barre, et allant
maintenant à la tête de liste de son parti, faute de
LOISEAU.
L’anniversaire de la
capitulation allemande, et donc la fin de la guerre en Europe.
Je ne
savais pas la tentative, pourtant éminemment logique de
l’amiral
DÖNITZ 2
18 heures 42 + Ma
chère femme
m’appelle de la 4voies, depuis la Roche-Bernard et va chercher
notre fille : c’est logique, mais j’eusse aimé cette
occasion de lui parler… report à samedi pour la voile. Avoir
un
temps d’arrêt pour réfléchir sur notre trésor, et sur moi, et
mes relations de couple et de paternité. Beaucoup se joue
maintenant. Et aussi ma reprise d’une vie quotidienne
ordonnée,
structurée, disponible…
19 heures 05 +
Anniversaire
aussi de ce que je ne connais que peu : le même 8 Mai 1945, en
Algérie, dans le Constantinois. Pour la première fois, en
public,
le drapeau algérien (il existait donc déjà), un jeune scout
(!)
musulman, répression terrible, et surtout prise de conscience 3:
. Les dépêches d’hier et aujourd’hui de l’agence officielle
de presse de l’Algérie évoquent l’imprescriptibilité d’un
crime d’État, la possibilité de saisir la Cour pénale
internationale (mais nous qui avons mis tant de temps à
reconnaître
la compétence de cette Cour, cela l’a été précisément pour les
« exception » coloniales…) et l’attente de « gestes
forts » d’EM depuis son élection. En marge, la situation du
pays : 66 candidatures à la présidentielle, et le « peuple
conscient aux côtés de l’armée »
Les textes entendus
à notre
messe du matin, très peu achalandée, sans servants d’autel ni
d’assemblée (Marguerite chez Léa) 4 :
la sépulture d’Etienne, le retrait des chrétiens de Jérusalem
et
du coup leur essaimage dans toute la Judée et la Samarie, le
comportement de Paul (alors prénommé Saul), déjà témoin très
favorable du sort fait au premier martyr pour le nom du
Christ, et le
relais d’évangélisation par un autre diacre, Philippe,
homonyme
de l’Apôtre : les foules
d’un même coeur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car
elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait ou
même
les voyaient. Mais ce que j’entends comme une
première
fois, c’est l’affirmation répétée selon saint Jean que notre
résurrection sera le fait du Christ, et non de Dieu « en
général » comme ce le fut pour Jésus, notre Credo
d’ailleurs
ne tranchant pas par qui s’opère la Résurrection du Fils de
l’homme, et ne nous attachant qu’au fait : est
ressuscité d’entre les morts. … Telle
est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde
aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au
dernier jour… que celui qui voit le Fils et croit en lui ait
la vie
éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. C’est
cela le pain de vie. Moi,
je
suis le pain de vie. Celui
qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi
n’aura jamais soif.
Monument aux morts,
puis salle
du conseil et des mariages à mairie, très peu de monde, pas de
jeunesse, pas d’enfants sauf deux, portés par leurs parents :
un instant pour ajouter quelques bouquets, à ce que dépose
très
chichement MN. Chant de la
Marseillaise à capela par nous tous, peut-être la
cinquantaine de personnes, c’est le moment émouvant. Quelques
affirmations, également justes en homélie. Notre recteur :
c’est Jésus qui nous
rencontre… tous nos engagements pour la vérité. Quelle est la
vérité de nos engagements, personnels ? Intéressés ?
Idéal ? … Jésus, pain de vie, se reçoit, on ne met pas la
main sur Dieu… la saveur que nous pouvons porter aux autres.
Témoignage à Theix d’une survivante de la dernière guerre, que
mon devoir pour mon pays, mon Dieu. Vérité des engagements et
donc
de la vie. L’adage : celui qui ne connaît pas son histoire
est condamnée à la répéter… L’homme ne peut se sauver
lui-même.
1- (IFOP)
intention de vote #Europeennes2019 (06/05) avec les 33
listes (1/2) , dont
#RN 22,5% -0,5
#LREM 21,5% =
#LR 14,5% -0,5
#FI 9% +0,5
#EELV 8% -1
#PS 5,5% =
#DLF 5% +0,5
#PCF 3% =
#Gs 2,5% =
#UDI 2% +0,5
#LP 1,5 +0,5
#RN 22,5% -0,5
#LREM 21,5% =
#LR 14,5% -0,5
#FI 9% +0,5
#EELV 8% -1
#PS 5,5% =
#DLF 5% +0,5
#PCF 3% =
#Gs 2,5% =
#UDI 2% +0,5
#LP 1,5 +0,5
2 - wikipédia 9
Décembre 2018 et 7 Mai 2019 --- L'amiral
Dönitz, désigné par Hitler comme son successeur, ainsi
que son état-major, ont compris que toute résistance est
vaine. Dönitz consacre son énergie à ce que les troupes
allemandes se rendent aux Alliés occidentaux et non aux
Soviétiques, avant tout pour que les prisonniers allemands
soient traités selon les conventions internationales, et non
massacrés ou déportés en Sibérie. Aussi souhaite-t-il des
capitulations partielles à l'ouest et la poursuite des
combats à l'est afin de soustraire à l'emprise de l'Armée
rouge autant de troupes que possible et de rapatrier
le maximum de population. C'est dans cette intention que
Dönitz envoie une première fois, à Reims, au PC
avancé du SHAEF
d'Eisenhower,
l'amiral Hans-Georg
von Friedeburg pour tenter de convaincre les
Occidentaux de conclure une capitulation séparée. Le général
américain l'éconduit, tout en prévenant Staline
des tentatives allemandes. Le Royaume-Uni, les États-Unis et
l'Union soviétique se sont en effet mis d'accord sur une
capitulation totale et inconditionnelle du gouvernement
allemand et de l'OKW
sur tous les fronts, n'acceptant des redditions ponctuelles
que dans le cadre des engagements (unités déposant les armes
et se constituant prisonnières) et non dans le cadre d'un
traité. Dönitz réitère ses avances le 6 mai en
désignant alors le général
Jodl, son chef d'état-major,
mais ce dernier essuie le même refus. L'intransigeance
d'Eisenhower est en effet implacable depuis le 12 avril
1945, date à laquelle il découvre horrifié les charniers d'Ohrdruf,
annexe du camp de concentration de Buchenwald
qui vient d'être libéré.
3- wikipédia . daté d’aujourd’hui
Houari
Boumédiène, le futur président algérien, qui a assisté
à ces événements dans sa jeunesse, écrit : « Ce jour-là,
j’ai vieilli prématurément. L’adolescent que j’étais est
devenu un homme. Ce jour-là, le monde a basculé. Même les
ancêtres ont bougé sous terre. Et les enfants ont compris
qu'il faudrait se battre les armes à la main pour devenir
des hommes libres. Personne ne peut oublier ce jour-là. »
Kateb Yacine, écrivain algérien, alors lycéen à Sétif, écrit : « C’est en 1945 que mon humanitarisme fut confronté pour la première fois au plus atroce des spectacles. J’avais vingt ans. Le choc que je ressentis devant l’impitoyable boucherie qui provoqua la mort de plusieurs milliers de musulmans, je ne l’ai jamais oublié. Là se cimente mon nationalisme. »
Albert Camus dans le journal Combat des 13 au 23 mai43 demande qu'on applique aux Algériens (il écrit : « Le peuple arabe ») les « principes démocratiques que nous réclamons pour nous-mêmes ». Il affirme qu’il y a crise — et non de simples incidents — que « le peuple arabe existe », qu’il « n’est pas inférieur sinon par les conditions où il se trouve ». Plus encore, il proclame que « l’Algérie est à conquérir une seconde fois ».
Ferhat
Abbas, dans son testament politique, écrit en 1945 et
resté inédit jusqu'en 1994,
condamne « les organisateurs d’émeutes, ceux qui avaient
poussé à la violence des paysans désarmés […] ceux qui tels
des chiens sauvages se sont jetés sur Albert Denier,
secrétaire de la section communiste, auquel un salaud
sectionna les mains à coup de hache »
4- Actes des Apôtres VIII 1 à 8 ;
psaume LVI ; évangile selon
saint Jean VI 35 à 40
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