mercredi 8 mai 2019

et moi, je le ressusciterai au dernier jour - textes pour ce jour

mercredi 8 Mai

 08 heures 21 + Eveil comme chaque matin, « automatique » : 05 heures 20. Départ en hâte pour le train de Bernard, à 08 heures 32. Il est tellement intégré à nous, et cependant… je ne sais plus. Calme nécessaire des jours prochains, et mises en ordre sur beaucoup de fronts tous pratiques. Rattraper aussi mes diverses chronologies, je ne structure plus le temps qui passe ni pour moi, ni pour nos agendas familiaux et la chronologie de la vie de notre fille : tenir aussi le journal de celle-ci. - Je mets à jour mes notes pour hier de façon à faire mon envoi avant d’aller à la séquence : messe et monument aux morts de cette fin de matinée.
 
17 heures 34 + Je constitue mes listes d’ambassadeurs des 27 (avec nous, cela fait 28) avec leur adresse à Paris. De même, pour les principales listes candidates au prochain Parlement européen. Sondages en intentions de vote au 6 Mai 1. Je collationne divers papiers sur le site www.touteleurope.eu, pour rester à jour. Mise à jour des notices wikipédia sur EM personnellement, et sur sa présidence. Wikipédia m’apprend en quelques minutes, m’apprend… l’Ecole normale supérieure et sa préparation prétendue, les tentatives d’investiture socialiste dans son département de naissance : une circonscription, des municipales, la mise en piste par ATTALI mais plus détaillée, l’équipe faite avec Alain MINC y compris à propos de la recapitalisation de Monde (dans les deux camps, en fait), les affaires traitées chez ROTSCHILD (il y entre sur le conseil de ses mentors : « mieux vaut être riche, si l’on veut faire de la politique » et l’ancienneté de son rêve présidentiel, dix-quinze ans avant de la réaliser...), le rachat de ses études à l’E.N.A. pour son pantouflage avant dix ans, à 54.000 euros, la période gouvernementale, la relation avec VALLS, les attitudes de FH envers lui, les marchandages pour les projets de loi. Tout cela bien précisé, daté, que je vais lire de plus près : les deux notices, sa personne, sa présidence augmentant de mois en mois, j’en groupe les parutions, peut-être trois cent pages maintenant. La flamme ranimée ce matin, FH et NS, en gros plan : EM, beau (il l'est de face, pas de profil et il y a ce curieux gonflement du menton pour exprimer, généralement photographié de profil, main tendue, sa sympathie), le visage très fatigué, il se torture lui-même en ne déléguant rien, en se croyant seul capable de redresser sa propre barre, et allant maintenant à la tête de liste de son parti, faute de LOISEAU.
L’anniversaire de la capitulation allemande, et donc la fin de la guerre en Europe. Je ne savais pas la tentative, pourtant éminemment logique de l’amiral DÖNITZ 2
 
18 heures 42 + Ma chère femme m’appelle de la 4voies, depuis la Roche-Bernard et va chercher notre fille : c’est logique, mais j’eusse aimé cette occasion de lui parler… report à samedi pour la voile. Avoir un temps d’arrêt pour réfléchir sur notre trésor, et sur moi, et mes relations de couple et de paternité. Beaucoup se joue maintenant. Et aussi ma reprise d’une vie quotidienne ordonnée, structurée, disponible…
 
19 heures 05 + Anniversaire aussi de ce que je ne connais que peu : le même 8 Mai 1945, en Algérie, dans le Constantinois. Pour la première fois, en public, le drapeau algérien (il existait donc déjà), un jeune scout (!) musulman, répression terrible, et surtout prise de conscience 3: . Les dépêches d’hier et aujourd’hui de l’agence officielle de presse de l’Algérie évoquent l’imprescriptibilité d’un crime d’État, la possibilité de saisir la Cour pénale internationale (mais nous qui avons mis tant de temps à reconnaître la compétence de cette Cour, cela l’a été précisément pour les « exception » coloniales…) et l’attente de « gestes forts » d’EM depuis son élection. En marge, la situation du pays : 66 candidatures à la présidentielle, et le « peuple conscient aux côtés de l’armée »
 
Les textes entendus à notre messe du matin, très peu achalandée, sans servants d’autel ni d’assemblée (Marguerite chez Léa) 4 : la sépulture d’Etienne, le retrait des chrétiens de Jérusalem et du coup leur essaimage dans toute la Judée et la Samarie, le comportement de Paul (alors prénommé Saul), déjà témoin très favorable du sort fait au premier martyr pour le nom du Christ, et le relais d’évangélisation par un autre diacre, Philippe, homonyme de l’Apôtre : les foules d’un même coeur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait ou même les voyaient. Mais ce que j’entends comme une première fois, c’est l’affirmation répétée selon saint Jean que notre résurrection sera le fait du Christ, et non de Dieu « en général » comme ce le fut pour Jésus, notre Credo d’ailleurs ne tranchant pas par qui s’opère la Résurrection du Fils de l’homme, et ne nous attachant qu’au fait : est ressuscité d’entre les morts. … Telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour… que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. C’est cela le pain de vie. Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
 
Monument aux morts, puis salle du conseil et des mariages à mairie, très peu de monde, pas de jeunesse, pas d’enfants sauf deux, portés par leurs parents : un instant pour ajouter quelques bouquets, à ce que dépose très chichement MN. Chant de la Marseillaise à capela par nous tous, peut-être la cinquantaine de personnes, c’est le moment émouvant. Quelques affirmations, également justes en homélie. Notre recteur : c’est Jésus qui nous rencontre… tous nos engagements pour la vérité. Quelle est la vérité de nos engagements, personnels ? Intéressés ? Idéal ? … Jésus, pain de vie, se reçoit, on ne met pas la main sur Dieu… la saveur que nous pouvons porter aux autres. Témoignage à Theix d’une survivante de la dernière guerre, que mon devoir pour mon pays, mon Dieu. Vérité des engagements et donc de la vie. L’adage : celui qui ne connaît pas son histoire est condamnée à la répéter… L’homme ne peut se sauver lui-même.

1- (IFOP) intention de vote #Europeennes2019 (06/05) avec les 33 listes (1/2) , dont
#RN 22,5% -0,5
#LREM 21,5% =
#LR 14,5% -0,5
#FI 9% +0,5
#EELV 8% -1
#PS 5,5% =
#DLF 5% +0,5
#PCF 3% =
#Gs 2,5% =
#UDI 2% +0,5
#LP 1,5 +0,5

2 - wikipédia 9 Décembre 2018 et 7 Mai 2019 --- L'amiral Dönitz, désigné par Hitler comme son successeur, ainsi que son état-major, ont compris que toute résistance est vaine. Dönitz consacre son énergie à ce que les troupes allemandes se rendent aux Alliés occidentaux et non aux Soviétiques, avant tout pour que les prisonniers allemands soient traités selon les conventions internationales, et non massacrés ou déportés en Sibérie. Aussi souhaite-t-il des capitulations partielles à l'ouest et la poursuite des combats à l'est afin de soustraire à l'emprise de l'Armée rouge autant de troupes que possible et de rapatrier le maximum de population. C'est dans cette intention que Dönitz envoie une première fois, à Reims, au PC avancé du SHAEF d'Eisenhower, l'amiral Hans-Georg von Friedeburg pour tenter de convaincre les Occidentaux de conclure une capitulation séparée. Le général américain l'éconduit, tout en prévenant Staline des tentatives allemandes. Le Royaume-Uni, les États-Unis et l'Union soviétique se sont en effet mis d'accord sur une capitulation totale et inconditionnelle du gouvernement allemand et de l'OKW sur tous les fronts, n'acceptant des redditions ponctuelles que dans le cadre des engagements (unités déposant les armes et se constituant prisonnières) et non dans le cadre d'un traité. Dönitz réitère ses avances le 6 mai en désignant alors le général Jodl, son chef d'état-major, mais ce dernier essuie le même refus. L'intransigeance d'Eisenhower est en effet implacable depuis le 12 avril 1945, date à laquelle il découvre horrifié les charniers d'Ohrdruf, annexe du camp de concentration de Buchenwald qui vient d'être libéré.
 
3- wikipédia . daté d’aujourd’hui
Houari Boumédiène, le futur président algérien, qui a assisté à ces événements dans sa jeunesse, écrit : « Ce jour-là, j’ai vieilli prématurément. L’adolescent que j’étais est devenu un homme. Ce jour-là, le monde a basculé. Même les ancêtres ont bougé sous terre. Et les enfants ont compris qu'il faudrait se battre les armes à la main pour devenir des hommes libres. Personne ne peut oublier ce jour-là. »
Kateb Yacine, écrivain algérien, alors lycéen à Sétif, écrit : « C’est en 1945 que mon humanitarisme fut confronté pour la première fois au plus atroce des spectacles. J’avais vingt ans. Le choc que je ressentis devant l’impitoyable boucherie qui provoqua la mort de plusieurs milliers de musulmans, je ne l’ai jamais oublié. Là se cimente mon nationalisme. »
Albert Camus dans le journal Combat des 13 au 23 mai43 demande qu'on applique aux Algériens (il écrit : « Le peuple arabe ») les « principes démocratiques que nous réclamons pour nous-mêmes ». Il affirme qu’il y a crise — et non de simples incidents — que « le peuple arabe existe », qu’il « n’est pas inférieur sinon par les conditions où il se trouve ». Plus encore, il proclame que « l’Algérie est à conquérir une seconde fois ».
Ferhat Abbas, dans son testament politique, écrit en 1945 et resté inédit jusqu'en 1994, condamne « les organisateurs d’émeutes, ceux qui avaient poussé à la violence des paysans désarmés […] ceux qui tels des chiens sauvages se sont jetés sur Albert Denier, secrétaire de la section communiste, auquel un salaud sectionna les mains à coup de hache »

4- Actes des Apôtres VIII 1 à 8 ; psaume LVI ; évangile selon saint Jean VI 35 à 40

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