samedi 10 juin 2017

le pécheur et l'homme injuste sont leurs propres ennemis - textes du jour


Samedi 10 juin 2017


06 heures 24 + Hier, l'après-midi d’amitié et de dessins animés tous les trois chez Pierre I. Intentions de vote… les siennes embarrassées par la pluralité des candidatures soutenant EM, il ne distingue pas que seul HP a l’investiture d’En Marche. Un de ses voisins, colonel en retraite : EM son regard et son allure en passant la revue des troupes à l’Elysée au moment de son investiture, il vote donc pour lui. Couché dès notre retour sans ouvrir ce clavier. Dans certaines positions seulement, notamment à ce clavier… mon bras ne me fait pas souffrir... Textes du jour [1]Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations…. Tant de nos contemporains mais en tous temps, ce qui s’appelle partout les notables, leur cooptation, leur endogamie en général, l’hérédité de plus en plus : la tendance. Et puis, ce que je reçois aussi pour moi et en baume…mettez par écrit tout ce qui vous est arrivé. Le livre de Tobie va ainsi s’écrire. Ce livre, que je découvre davantage, n’est pas seulement un double plus mouvementé et d’un autre genre littéraire que celui de Job ou des premiers patriarches selon la Genèse, il a aussi des anticipations évangéliques : Annoncez à tous les hommes les actions de Dieu comme elles le méritent, et n’hésitez pas à le célébrer. S’il est bon de tenir cachés les secrets d’un roi, il faut révéker les œuvres de Dieu et les célébrer comme elles le méritent. Et, sourire, comme la publicité de je ne sais plus quelle marque de lunettes (Krys ?), Raphaël fait prendre conscience aux trois : Tobith, Tobie et Sarra que sans cesse il a été à leurs côtés, à chacun. Quand tu priais en même temps que Sarra, c’était moi qui présentais votre prière devant la gloire de Dieu… quand tu n’as pas hésité à te lever… c’est alors que j’ai été envoyé vers toi…Ainsi sommes nous accompagnés. Les anges gardiens, dévotion présenté à nos enfances, sans doute pas assez suivie, ni maintenue, pourquoi ne m’aiderai-je de cette manière aussi de demander, prier, attendre, supplier, remercier…. Livre étonnant. Etonnante notre religion au carrefour chronologique de tout, au temporel et au spirituel…. J’y reviendrai dans la journée. Je consacre celle-ci à mon étude de la première étape de ce qui maintenant nous régit politiquement , mais qu’il faut étudier comme un couple : un peuple et un président, une psychologie et non une sociologie. Attentisme et consentement du peuple, distance et froideur d’un président que je ne « sens » toujours pas tant que ne se dissipe pas  l’artifice de ces quinze mois. Simplement parce que le seul événement, le seul fait est une victoire électorale, rien n’a été fait par EM comme ministre, et rien en tant que président de notre République, que la tenue d’un agenda s’imposant à l’élu du 7 mai quel qu’il/elle ait été…...

 11 heures 12 + Joie de la vie, la vie « en général », la vie que nous percevons des autres et plus encore des « choses »… retour de la chatoune, sans doute éveillée de là où elle a passé la nuit : aboiements et course de nos chiens tandis que je vais poster la poubelle et qu’arrive un « joggeur » (il manque, à ma connaissance, un mot français facile et court pour dire celle ou celui qui court à seule fin de sentir et d’être bien… ce que je devrais faire)… le palmier d’Ahmed (longtemps leader incontestable de l’opposition aux militaires depuis sa candidature aux premières élections présidentielles organisées par ceux-ci en 1992 et gagnée par leur fraude la plus cynique, demi-frère de mon cher MoD, offrant à ma chère femme, son appartement parisien d’alors cette passionnante plante « d’agrément ») est « reparti » après avoir gelé cet hiver : je n’avais pas abrité celles de nos plantes qui sont vulnérables… rosier buissonnant sur la terrasse, couleurs accueillantes et chaleureuses : Edith me dit qu’Amaury nous l’avait apporté en bouture (je vais saisir l’occasion pour rompre le blocus en remerciant avec photo…), devant notre fenêtre, une rose très racée, que remarque ma chère femme… le fouillis par défaut d’entretien tous nos lieux (je récuse les termes de domaine ou de propriété) produit cependant de jolis moments pour le regard, la contemplation (trop passagère). – Observation juste d’Hedy sur ma circulaire aux mairies à défaut des maires, hier [2]mais ce peut être aussi une chance d’être remarqué et de capter précisément des gens ayant la capacité de s’arrêter un peu – Resistons rezo, un de mes veilleurs assidus (avec François DEGERT communiquant et répandant directement sa glane, souvent exhaustive, vg. « affaire Ferrand », toujours pas traitée comme telle) relève deux papiers du Monde sur les effets de l’état d’urgence : détournement par application aux manifestations contre la COP21 notamment [3]. Evidence que le pouvoir qui se met en place n’est pas à observer seulement dans sa « réforme des rapports sociaux » et ses liens avec le MEDEF (qui initialement jouait encore plus intime avec François FILLON) mais aussi dans sa pratique des libertés publiques et d’éventuels nouveaux textes. Donc certainement pas seulement selon la seule novation qu’il a opérée par l’élection d’Emmanuel MACRON, … Je me remets à ma réflexion d’ensemble : l’avoir terminé d’ici ce soir. Car les scrutins de demain d’abord, donnant la tendance et surtout le véritable état des lieux (raz-de-marée ? abstentions massives ?) et de dimanche en huit ouvrent une nouvelle étape. Poser cela d’ailleurs montre une des caractéristiques probables du nouveau cours et de son instigateur : le rapport au temps, la ligne de vie courte d’Emmanuel MACRON et paume des mains très vieille…
 14 heures 23 + Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle des trésors, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. du Temple… tous ils ontprissur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. La veuve accueillant Elie à Sarepta … cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres… deux petites pièces de monnaie. La proportionnalité ?Mieux vaut prier avec vérité et forte l’aumône avec justice qu’être riche avec injustice. Mieux vaut faire l’aumône qu’amasser de l’or. L’intention ? le fond du cœur ?à titre personnel ? non, une autre économie, une autre société et en permanence, sensiblement ou porté par nos anges, le lien de toute action, prière et charité notamment, avec Dieu.


[1] -Tobie XII 1 à 20 ;  cantique de Tobie XIII 4 à 8 ; évangile selon saint Marc XII 38 à 44

[2] - Le 10/06/2017 à 09:33, Belhassine a écrit :
Ami cher
Deux observations:
Votre texte est long pour des lecteurs dont la capacité de déchiffrage ne dépasse pas les 140 caractères d'un tweet ou une page de vingt lignes
Les références sont anciennes et savantes pour des maires nés sous Giscard et qui n'ont pas fait Sciences-po.
Bref il faut vous rapprocher de la portée de vos interlocuteurs dont le niveau culturel est bac+2. 
Chaleureusement

[3] - Le 09/06/2017 à 17:07, Geo Louis (Resistons rezo) a écrit :

Alors que le gouvernement souhaite prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre, le Conseil constitutionnel a censuré un des outils phare de ce régime d’exception, dans une décision prise vendredi 9 juin. Les gardiens de la loi fondamentale ont considéré que les interdictions de séjour sont contraires à la Constitution. Cette disposition de l’état d’urgence confère aux préfets le pouvoir d’interdire à une personne de paraître dans « tout ou partie du département », si elle cherche à « entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ».

Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, l’interdiction de séjour a été assimilée à une interdiction de manifester, une disposition qui n’existe pas dans le droit commun. Elle n’a pas tant servi à prévenir des attentats mais a été massivement utilisée à l’encontre de manifestants, par exemple pendant la COP21 ou la mobilisation contre la loi travail.

Absence de garanties

Le Conseil constitutionnel a jugé que la formulation trop large de ce pouvoir et l’absence de garanties assorties « n’assurent pas une conciliation équilibrée entre, d’une part, l’objectif constitutionnel de sauvegarde de l’ordre public et, d’autre part, la liberté d’aller et de venir et le droit de mener une vie familiale normale », précise l’institution dans un communiqué.
L’effet de cette censure est toutefois repoussé au 15 juillet, soit à la fin de l’état d’urgence, actuellement sous le coup d’une cinquième prolongation. Le Conseil constitutionnel n’a pas souhaité priver le ministère de l’intérieur de ce pouvoir exceptionnel de police administrative. Une façon de ménager la chèvre et le chou. Il laisse ainsi le temps au législateur de se conformer à sa décision et de prendre les dispositions nécessaires dans le cadre de la future loi de prolongation de l’état d’urgence.
L’article 5-3 de la loi relative à l’état d’urgence, qui prévoit l’interdiction de séjour, n’a pas été modifié depuis sa rédaction en 1955, au moment de la guerre d’Algérie. En visant « toute personne » qui chercherait à « entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics », le législateur de 1955 autorise une mesure « sans que celle-ci soit nécessairement justifiée par la prévention d’une atteinte à l’ordre public », estime le conseil dans sa décision. Il invite donc le législateur à resserrer le périmètre de l’article 5-3.
En second lieu, les gardiens de la loi fondamentale justifient leur décision de censure par le fait qu’« aucune autre condition », ni « aucune garantie » n’encadre la mise en œuvre de l’interdiction de séjour. Elle peut ainsi inclure le domicile ou le lieu de travail de la personne visée, voire s’étendre à tout le département. Et sa durée n’est pas nécessairement limitée. Le conseil estime que la loi doit prévoir davantage de garde-fous.

683 mesures « d’interdiction de séjour »

Dans un rapport paru le 31 mai, l’ONG Amnesty International a recensé 683 mesures individuelles d’interdiction de séjour, prises entre novembre 2015 et début mai 2017, dont 574 pendant le mouvement contre la loi El Khomri. La pratique est devenue courante. D’après les derniers chiffres communiqués par l’Assemblée nationale, chargée du contrôle parlementaire de l’état d’urgence, 46 arrêtés d’interdiction ont été pris depuis la dernière prorogation, le 19 décembre.
Le Conseil constitutionnel s’est penché sur l’interdiction de séjour à la faveur d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par les avocats Aïnoha Pascual et Raphaël Kempf. A l’origine du recours, un jeune homme âgé de 20 ans qui avait été interdit de manifester le 28 juin 2016 à Paris. Ses avocats ont rapporté que, quelques jours avant, aux abords d’une manifestation à laquelle il ne participait pas, il avait été contrôlé et fouillé par la police. Un couteau à beurre avait été retrouvé dans son sac, alors qu’il avait fait un pique-nique la veille, ce qui avait justifié une garde à vue et, ultérieurement, une interdiction de manifester.
Plus souvent, ce sont des personnes assimilées par les autorités à la gauche radicale qui ont été interdites de manifester, notamment à Paris, Rennes ou Nantes. Lors de l’audience au Conseil constitutionnel, le 29 mai, Me Pascual a dénoncé « une mesure éminemment politique » qui visait « de façon à peine voilée des opposants politiques ». Elle n’a en tout cas ciblé que de façon très marginale des personnes liées à la menace terroriste. D’ailleurs, dans le projet de loi antiterroriste du gouvernement, sa transposition dans le droit commun n’est pas prévue.
Si les pourfendeurs de l’interdiction de séjour dénoncent un détournement de l’état d’urgence à des fins autres que la lutte antiterroriste, le Conseil constitutionnel ne se prononce pas sur cet aspect. La loi relative à l’état d’urgence ne limite pas la mise en œuvre de ses pouvoirs à la seule lutte antiterroriste et ce n’est pas le rôle du conseil de juger les intentions du législateur. L’institution veille au respect de la Constitution et, en l’espèce, à l’équilibre entre sauvegarde de l’ordre public et respect des libertés. Ainsi qu’elle le précise dans son communiqué, à travers sa décision, il invite à une restriction du champ d’application de la mesure « aux seuls troubles à l’ordre public ayant des conséquences sur le maintien de l’ordre et la sécurité en situation d’état d’urgence ».
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