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paroisse virtuelle

Je ne suis ni religieux ni prêtre – je n’appartiens à aucun mouvement d’aucune confession ni à aucun parti politique. Je ne suis que chrétien. Vous trouverez ci-après – quotidiennement ou presque – une méditation sur les textes de la liturgie du jour de l’Eglise catholique et de fois à autre des essais et rédactions ou de simples esquisses sur ce qui – en moi ou selon d’autres que j’ai rencontrés ou rencontre – a Dieu ou l’attente de Dieu, pour référence. POUR DIALOGUER : b.fdef@wanadoo.fr

vendredi 30 septembre 2022

commencement de la nouvelle année, et elle est de Hakhel - Chabad.org

 

Vayelekh

Rassemblement !

Chers amis,

Chana tova ! La nouvelle année a commencé – l’an 5783 depuis la création du monde. Et comme nous vous le disions dans notre message précédent, c’est une année de Hakhel, l’année du grand rassemblement de l’ensemble du peuple d’Israël une fois tous les sept ans au Temple de Jérusalem.

Or, il se trouve que cette semaine, la lecture de la Torah relate la révélation par Moïse de cette même mitsva de Hakhel.

La scène se déroule le dernier jour de sa vie, celui de son 120ème anniversaire. Au peuple qui s’apprêtait à quitter le monde privilégié des 40 années dans le désert où il était entouré et protégé par des Nuées de Gloire, nourri par la manne et conduit et instruit par Moïse lui-même qui transmettait l’ordre direct de D.ieu, il donne ce commandement qui permet de s’assurer que le souvenir du Don de la Torah au Sinaï restera vivant dans leurs cœurs lorsqu’ils affronteront les épreuves du quotidien.

En effet, au Sinaï, le peuple s’était rassemblé « comme un seul homme, animé d’un seul cœur » pour y recevoir la Torah de D.ieu et s’engager à l’étudier et à l’accomplir. Une fois tous les sept ans, le peuple juif réitérait cet événement, écoutant de la bouche du roi les paroles de la Torah de D.ieu, et cela ravivait le feu de l’âme juive.

Puisse cette année voir le rassemblement intérieur de chacune de nos facultés émotionnelles, intellectuelles et spirituelles de sorte à avoir une vie dont toutes les dimensions seront unifiées dans l’amour et la crainte de D.ieu ; le rassemblement des exilés d’Israël sur notre terre sous la conduite du Machia’h ; et le rassemblement de toute l’humanité, lorsque « alors Je donnerai aux nations un langage pur, pour que toutes invoquent le nom de l’Éternel et l’adorent d’un cœur unanime » (Tsephania 3,9).

Chabbat Chalom !


Emmanuel Mergui
au nom de l’équipe éditoriale de Chabad.org

Publié par Bertrand Fessard de Foucault à 08:25 Aucun commentaire:

 

Publié par Bertrand Fessard de Foucault à 07:35 Aucun commentaire:

 

Publié par Bertrand Fessard de Foucault à 07:35 Aucun commentaire:

Je l'enseignerai (Isaïe) comme étant non seulement unprophète, mais un évangéliste et un apôtre - saint Jérôme, réalisateur de la "Vulgate"

 

PROLOGUE DU COMMENTAIRE D'ISAÏE PAR S. JÉRÔME

En accomplissant une promesse faite à Paula, j'obéis aux préceptes du Christ qui dit : Scrutez les Écritures, et aussi : Cherchez, et vous trouverez. Je ne veux pas qu'il me dise, comme aux Juifs : Vous êtes dans l'erreur, parce que vous méconnaissez les Écritures et la puissance de Dieu. Si, selon l'Apôtre Paul, le Christ est puissance de Dieu et sagesse de Dieu, et si celui qui méconnaît les Écritures méconnaît la puissance de Dieu et sa sagesse : ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ.

J'imiterai donc le père de famille qui tire de son trésor du nouveau et de l'ancien, et aussi l'épouse qui dit, dans le Cantique des cantiques : Les fruits nouveaux, comme les anciens, je les ai gardés pour toi. Et c'est ainsi que je commenterai Isaïe ; je l'enseignerai comme étant non seulement un prophète, mais un évangéliste et un apôtre. Il a dit de lui-même, en effet, comme des autres évangélistes : Qu'ils sont beaux, les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles, qui annoncent la paix. Et Dieu lui parle comme à un apôtre : Qui enverrai-je vers ce peuple ? Et Isaïe répond : Me voici, envoie-moi.

Personne ne doit croire que je désire résumer brièvement le contenu de ce livre, car le texte en question embrasse tous les mystères du Seigneur : il annonce I'Emmanuel né de la Vierge ; il prédit qu'il accomplira des œuvres et des signes éclatants ; mort et enseveli, ressuscitant du séjour des morts, il sera le Sauveur de toutes les nations. Vais-je parler de physique, de morale et de logique ? Tout ce qu'il y a dans les saintes Écritures, tout ce que la parole humaine peut exprimer et tout ce que peut assimiler l'intelligence des mortels, est contenu dans ce livre. Celui qui l'a écrit témoigne lui-même de tous ces mystères : Toute vision est devenue pour vous comme les paroles d'un livre scellé. On le donne à quelqu'un qui sait lire, en lui disant : « Lis cela ». Et il répond : « Je ne peux pas, parce que le livre est scellé. » Ou bien on le donne à quelqu'un qui ne sait pas lire, en lui disant : « Lis cela ». Il répond : «Je ne sais pas lire. » ~

Écoutez ce que dit saint Paul : Que deux ou trois prophètes prennent la parole, et que les autres jugent. Si un assistant reçoit une révélation, celui qui parle doit se taire. Comment pourra-t-il se taire, puisque le Saint-Esprit, qui parle par les prophètes, est libre de se taire ou de parler ? Si donc ils comprenaient ce qu'ils disaient, c'est que tout est plein de sagesse et de raison. Ce n'est pas la vibration de l'air qui parvenait à leurs oreilles, mais c'est Dieu qui parlait dans l'esprit des prophètes, selon ce que dit un autre prophète : C'est un ange qui me parlait. Et aussi : Ils crient dans nos cœurs : Abba, Père. Et encore : J'écouterai ce que dira en moi le Seigneur Dieu.
Publié par Bertrand Fessard de Foucault à 07:35 Aucun commentaire:

jeudi 29 septembre 2022

 

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le nom des archanges, selon saint Grégoire le grand

 HOMÉLIE DE S. GRÉGOIRE LE GRAND

Les noms des anges

Il faut savoir que le nom d’anges désigne leur fonction, et non leur nature. Car ces esprits bienheureux de la patrie céleste sont bien toujours des esprits, mais on ne peut les appeler toujours des « anges », parce qu’ils ne sont des anges que lorsqu’ils portent un message. On appelle « anges » ceux qui portent les messages moins importants, et « archanges » ceux qui annoncent les plus grands événements.

C’est pourquoi l’archange Gabriel fut envoyé à la Vierge Marie, et non pas un ange quelconque : pour ce ministère, il s’imposait d’envoyer un ange du plus haut rang annoncer le plus haut de tous les événements.

En outre, certains d’entre eux sont désignés par un nom propre, afin de signifier par les mots la nature de leur action. En effet, ce n’est pas dans la sainte cité, où la vision de Dieu tout-puissant confère une connaissance parfaite, qu’ils reçoivent leurs noms particuliers, comme si, sans l’aide de ces noms, on n’avait pas pu connaître leurs personnes. C’est lorsqu’ils viennent vers nous pour exercer un ministère qu’ils reçoivent chez nous des noms tirés de leur fonction. C’est ainsi que Michel veut dire « Qui est comme Dieu ? », Gabriel : « Force de Dieu ». Raphaël : « Dieu guérit ».

Chaque fois qu’il est besoin d’un déploiement de force extraordinaire, c’est Michel qui est envoyé : son action et son nom font comprendre que nul ne peut faire ce qu’il appartient à Dieu seul de faire. L’antique ennemi, qui a désiré par orgueil être semblable à Dieu, disait : J’escaladerai les cieux, par-dessus les étoiles du ciel j’érigerai mon trône, je ressemblerai au Très-Haut. Or, l’Apocalypse nous dit qu’à la fin du monde, lorsqu’il sera laissé à sa propre force, avant d’être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l’archange Michel : Il y eut un combat contre l’archange Michel.

À la Vierge Marie, c’est Gabriel qui est envoyé, dont le nom signifie « Force de Dieu » : ne venait-il pas annoncer celui qui voulut se manifester dans une humble condition pour triompher des puissances démoniaques ? C’est donc par la « force de Dieu » qu’il devait être annoncé, celui qui venait comme le Dieu des armées, le vaillant des combats.

Raphaël, comme nous l’avons dit, se traduit : « Dieu guérit ». En effet, il délivra des ténèbres les yeux de Tobie lorsqu’il les toucha comme pour remplir l’office de soignant. Celui qui fut envoyé pour soigner est bien digne d’être appelé « Dieu guérit »

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mercredi 28 septembre 2022

 

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Appel à la persévérance

 

DE LA LETTRE DE SAINT POLYCARPE AUX PHILIPPIENS



Je vous demande à tous d’obéir à la parole de justice et de persévérer dans la parfaite patience que vous avez vue de vos yeux non seulement chez les bienheureux Ignace, Zosime et Rufus, mais aussi chez d’autres qui étaient de chez vous, et chez Paul lui-même et les autres apôtres ; soyez persuadés que tous ceux-là n’ont pas couru pour rien, mais dans la foi et la justice, et qu’ils sont dans le lieu qui leur était dû, auprès du Seigneur dont ils ont partagé la passion. Ils n’ont pas aimé le monde présent, mais celui qui est mort pour nous et que Dieu a ressuscité à cause de nous.

Demeurez donc dans ces convictions, et suivez l’exemple du Seigneur, fermes et inébranlables dans la foi, aimant vos frères, vous aimant les uns les autres, unis dans la vérité, vous attendant les uns les autres dans la douceur du Seigneur, ne méprisant personne. Quand vous pouvez faire le bien, ne tardez pas, car l’aumône délivre de la mort. Soyez tous soumis les uns aux autres ; ayez au milieu des païens une conduite excellente pour que vos bonnes œuvres vous attirent la louange et que le Seigneur ne soit pas blasphémé à cause de vous. Malheureux celui qui fait blasphémer le nom du Seigneur. Enseignez à tous la discrétion dans laquelle vous vivez vous-mêmes.

J’ai ressenti une grande tristesse au sujet de Valens, qui avait été quelque temps presbytre chez vous, de ce qu’il ait méconnu ainsi la charge qui lui avait été confiée. Je vous avertis donc d’éviter l’amour de l’argent, d’être chastes et sincères. Évitez tout ce qui est mauvais. Celui qui ne peut se diriger lui-même en cela, comment peut-il y exhorter autrui ? Si quelqu’un n’évite pas l’amour de l’argent, il sera souillé par l’idolâtrie et sera jugé avec les païens qui ignorent le jugement du Seigneur. Ne savons-nous pas que les saints jugeront le monde, comme l’enseigne Paul ?

Pour moi, je n’ai rien constaté ni entendu dire de tel à votre sujet, vous chez qui a travaillé saint Paul et dont il fait l’éloge au début de sa lettre. En effet, il se glorifie de vous devant toutes les Églises qui étaient alors les seules à connaître Dieu, tandis que nous-mêmes ne le connaissions pas encore. Ainsi donc, mes frères, j’éprouve une grande tristesse pour lui et pour son épouse. Que Dieu leur donne de se convertir vraiment. Soyez donc très réservés vous-mêmes sur ce point, et ne les considérez pas comme des ennemis, mais rappelez-les comme des membres souffrants et égarés, pour sauver tout le corps que vous formez. En agissant ainsi, vous faites grandir l’édifice que vous êtes vous-mêmes.

Publié par Bertrand Fessard de Foucault à 14:14 Aucun commentaire:

le referendum du 28 Septembre 1958 approuvant massivement nos nouvelles institutions - elles ne sont pas complétées, mais assurées, par l'élection présidentielle au suffrage universel direct quatre ans plus tard

 

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le général de Gaulle présente le projet de Constitution, celle de la Cinquième République - aujourd'hui si trahie en esprit et en pratique

 

univ-perp.fr


Charles de Gaulle

Discours prononcé place de la République
4 septembre 1958


[Le général de Gaulle, revenu au pouvoir à la suite de la crise du 13 mai 1958, entreprend de réformer les institutions conformément aux idées qu'il a exposées à Bayeux en 1946. La loi constitutionnelle du 3 juin fixant le cadre de la révision, les travaux se sont poursuivis durant l'été. Le 4 septembre, date anniversaire de la proclamation de la Troisième République, le Général présente le projet de Constitution qui sera soumis au peuple français le 28 septembre, en l'inscrivant dans la continuité républicaine.]
C'est en un temps où il lui fallait se réformer ou se briser que notre peuple, pour la première fois, recourut à la République. Jusqu'alors, au long des siècles, l'Ancien Régime avait réalisé l'unité et maintenu l'intégrité de la France. Mais, tandis qu'une immense vague de fond se formait dans les profondeurs, il se montrait hors d'état de s'adapter à un monde nouveau. C'est alors qu'au milieu de la tourmente nationale et de la guerre étrangère apparut la République ! Elle était la souveraineté du peuple, l'appel de la liberté, l'espérance de la justice. Elle devait rester cela à travers les péripéties agitées de son histoire. Aujourd'hui, autant que jamais, nous voulons qu'elle le demeure.
Certes la République a revêtu des formes diverses au cours de ses règnes successifs. En 1792 on la vit, révolutionnaire et guerrière, renverser trônes et privilèges, pour succomber, huit ans plus tard dans les abus et les troubles qu'elle n'avait pu maîtriser. En 1848, on la vit s'élever au-dessus des barricades, se refuser à l'anarchie, se montrer sociale au-dedans et fraternelle au-dehors, mais bientôt s'effacer encore, faute d'avoir accordé l'ordre avec l'élan du renouveau. Le 4 septembre 1870, au lendemain de Sedan, on la vit s'offrir au pays pour réparer le désastre. De fait, la République sut relever la France, reconstituer les armées, recréer un vaste empire renouer des alliances solides, faire de bonnes lois sociales, développer l'instruction. Si bien qu'elle eut la gloire d'assurer pendant la Première Guerre mondiale notre salut et notre victoire. Le 11 novembre, quand le peuple s'assemble et que les drapeaux s'inclinent pour la commémoration, l'hommage, que la patrie décerne à ceux qui l'ont bien servie, s'adresse aussi à la République.
Cependant, le régime comportait des vices de fonctionnement qui avaient pu sembler supportables à une époque assez statique, mais qui n'étaient plus compatibles avec les mouvements humains, les changements économiques, les périls extérieurs qui précédaient la Deuxième Guerre mondiale. Faute qu'on y eût remédié, les événements terribles de 1940 emportèrent tout. Mais quand, le 18 juin, commença le combat pour la libération de la France, il fut aussitôt proclamé que la République à refaire serait une République nouvelle. La Résistance tout entière ne cessa pas de l'affirmer.
On sait, on ne sait que trop, ce qu'il advint de ces espoirs. On sait, on ne sait que trop, qu'une fois le péril passé, tout fut livré et confondu à la discrétion des partis. On sait, on ne sait que trop, quelles en furent les conséquences. À force d'inconsistance et d'instabilité et quelles que puissent être les intentions, souvent la valeur des hommes, le régime se trouve privé de l'autorité intérieure et de l'assurance extérieure sans lesquelles il ne pouvait agir. Il était inévitable que la paralysie de l'État amenât une grave crise nationale et qu'aussitôt la République fût menacée d'effondrement.
Le nécessaire a été fait pour obvier à l'irrémédiable à l'instant même où il était sur le point de se produire. Le déchirement de la nation fut de justesse empêché. On a pu sauvegarder la chance ultime de la République. C'est dans la légalité que moi-même et mon Gouvernement avons assumé le mandat exceptionnel d'établir un projet de nouvelle Constitution et de le soumettre à la décision du peuple.
Nous l'avons fait sur la base des principes posés lors de notre investiture. Nous l'avons fait avec la collaboration du Conseil consultatif institué par la loi. Nous l'avons fait, compte tenu de l'avis solennel du Conseil d'État. Nous l'avons fait après délibérations très libres et très approfondies de nos propres conseils de ministres : ceux-ci, formés d'hommes aussi divers que possible d'origines et de tendances mais résolument solidaires. Nous l'avons fait sans avoir entre-temps attenté à aucun droit ni à aucune liberté publique. La nation, qui seule est juge, approuvera ou repoussera notre oeuvre. Mais c'est en toute conscience que nous la lui proposons.
Ce qui, pour les pouvoirs publics, est désormais primordial, c'est leur efficacité et leur continuité. Nous vivons en un temps où des forces gigantesques sont en train de transformer le monde. Sous peine de devenir un peuple périmé et dédaigné, il nous faut dans les domaines scientifique, économique et social évoluer rapidement. D'ailleurs, à cet impératif répondent le goût du progrès et la passion des réussites techniques qui se font jour parmi les Français, et d'abord dans notre jeunesse. Il y a là des faits qui dominent notre existence nationale et doivent par conséquent commander nos institutions.
La nécessité de rénover l'agriculture et l'industrie, de procurer les moyens de vivre, de travailler, de s'instruire de se loger, à notre population rajeunie, d'associer les travailleurs à la marche des entreprises, nous pousse à être, dans les affaires publiques, dynamiques et expéditifs. Le devoir de ramener la paix en Algérie, ensuite celui de la mettre en valeur, enfin celui de régler la question de son statut et de sa place dans notre ensemble, nous imposent des efforts difficiles et prolongés. Les perspectives que nous ouvrent les ressources du Sahara sont magnifiques certes, mais complexes. Les rapports entre la métropole et les territoires d'outre-mer exigent une profonde adaptation. L'univers est traversé de courants qui mettent en cause l'avenir de l'espèce humaine et portent la France à se garder, tout en jouant le rôle de mesure, de paix, de fraternité, que lui dicte sa vocation. Bref, la nation française refleurira ou périra suivant que l'État aura ou n'aura pas assez de force, de constance, de prestige, pour la conduire là où elle doit aller.
C'est donc pour le peuple que nous sommes, au siècle et dans le monde où nous sommes, qu'a été établi le projet de Constitution. Que le pays puisse être effectivement dirigé par ceux qu'il mandate et leur accorde la confiance qui anime la légitimité. Qu'il existe, au-dessus des luttes politiques, un arbitre national, élu par les citoyens qui détiennent un mandat public, chargé d'assurer le fonctionnement régulier des institutions, ayant le droit de recourir au jugement du peuple souverain, répondant, en cas d'extrême péril, de l'indépendance, de l'honneur, de l'intégrité de la France et du salut de la République. Qu'il existe un Gouvernement qui soit fait pour gouverner, à qui on en laisse le temps et la possibilité, qui ne se détourne pas vers autre chose que sa tâche, et qui, par là, mérite l'adhésion du pays. Qu'il existe un Parlement destiné à représenter la volonté politique de la nation, à voter les lois, à contrôler l'exécutif, sans prétendre sortir de son rôle. Que Gouvernement et Parlement collaborent mais demeurent séparés quant à leurs responsabilités et qu'aucun membre de l'un ne puisse, en même temps, être membre de l'autre. Telle est la structure équilibrée que doit revêtir le pouvoir. Le reste dépendra des hommes.
Qu'un Conseil économique et social, désigné en dehors de la politique par les organisations professionnelles et syndicales du pays et de l'outre-mer, fournisse ses avis au Parlement et au Gouvernement. Qu'un Comité constitutionnel, dégagé de toute attache, ait qualité pour apprécier si les lois votées sont conformes à la Constitution et si les élections diverses ont eu lieu régulièrement. Que l'autorité judiciaire soit assurée de son indépendance et demeure la gardienne de la liberté de chacun. La compétence, la dignité, l'impartialité de l'État en seront mieux garanties.
Qu'entre la nation française et ceux des territoires d'outre-mer qui le veulent, soit formée une Communauté, au sein de laquelle chaque territoire va devenir un État qui se gouvernera lui-même, tandis que la politique étrangère, la défense, la monnaie, la politique économique et financière, celle des matières premières, le contrôle de la justice, l'enseignement supérieur, les communications lointaines, constitueront un domaine commun dont auront à connaître les organes de la Communauté : président, Conseil exécutif, Sénat, Cour d'arbitrage. Ainsi, cette vaste organisation rénovera-t-elle l'ensemble humain groupé autour de la France. Ce sera fait en vertu de la libre détermination de tous. En effet, chaque territoire aura la faculté, soit d'accepter, par son vote au référendum, la proposition de la France, soit de la refuser et, par là même, de rompre avec elle tout lien. Devenu membre de la Communauté, il pourra dans l'avenir, après s'être mis d'accord avec les organes communs, assumer son propre destin indépendamment des autres
Qu'enfin, pendant les quatre mois qui suivront le référendum, Ie Gouvernement ait la charge des affaires du pays et fixe, en particulier, le régime électoral. De cette façon pourront être prises, sur mandat donné par le peuple, les dispositions nécessaires à la mise en place des nouvelles institutions.
Voilà, Françaises, Français, de quoi s'inspire et en quoi consiste la Constitution qui sera le 28 septembre soumise à vos suffrages. De tout mon coeur, au nom de la France, je vous demande de répondre : « Oui ».
Si vous ne le faites pas, nous en reviendrons le jour même aux errements que vous savez. Si vous le faites, le résultat sera de rendre la République forte et efficace, pourvu que les responsables sachent désormais le vouloir !
Mais il y a aussi, dans cette manifestation positive de la volonté nationale, la preuve que notre pays retrouve son unité et, du coup, les chances de sa grandeur. Le monde, qui discerne fort bien quelle importance notre décision va revêtir pour lui-même, en tirera la conclusion. Peut-être l'a-t-il, dès à présent, tirée ! Un grand espoir se lèvera sur la France. Je crois qu'il s'est déjà levé !
Vive la République ! Vive la France !
Publié par Bertrand Fessard de Foucault à 01:27 Aucun commentaire:

mardi 27 septembre 2022

 

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saint Vincent de Paul . 24 Avril 1581 + 27 Septembre 1660 - wikipédia 26 IX 22

 

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saint Vincent de Paul : aimer les pauvres pour être aimé de Dieu

 

ENTRETIENS DE S. VINCENT DE PAUL
AVEC LES FILLES DE LA CHARITÉ

Nous ne devons pas considérer un pauvre paysan ou une pauvre femme selon leur extérieur, ni selon ce qui paraît de la portée de leur esprit ; d’autant que bien souvent ils n’ont presque pas la figure ni l’esprit de personnes raisonnables. ~ Mais tournez la médaille, et vous verrez par les lumières de la foi que le Fils de Dieu, qui a voulu être pauvre, nous est représenté par ces pauvres ; qu’il n’avait presque pas la figure d’un homme en sa Passion, et qu’il passait pour fou dans l’esprit des Gentils, et pour pierre de scandale dans celui des Juifs ; et avec tout cela, il se qualifie l’évangéliste des pauvres : Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Ô Dieu ! qu’il fait beau voir les pauvres, si nous les considérons en Dieu et dans l’estime que Jésus Christ en a faite ! Mais, si nous les regardons selon les sentiments de la chair et de l’esprit mondain, ils paraîtront méprisables. ~
Dieu aime les pauvres, et par conséquent il aime ceux qui aiment les pauvres ; car, lorsqu’on aime bien quelqu’un, on a de l’affection pour ses amis et pour ses serviteurs. Or la petite Compagnie de la Mission tâche de s’appliquer avec affection à servir les pauvres, qui sont les bien-aimés de Dieu ; et aussi nous avons sujet d’espérer que, pour l’amour d’eux, Dieu nous aimera. ~
Il ne faut pas de retardement en ce qui est du service des pauvres. Si, à l’heure de votre oraison, le matin, vous devez allez porter une médecine, oh ! allez-y en repos ; offrez à Dieu votre action, unissez votre intention à l’oraison qui se fait à la maison, ou ailleurs, et allez-vous-en sans inquiétude.
Si, quand vous serez de retour, votre commodité vous permet de faire quelque peu d’oraison ou de lecture spirituelle, à la bonne heure ! Mais il ne vous faut point inquiéter, ni croire avoir manqué, quand vous la perdrez ; car on ne la perd pas quand on la quitte pour un sujet légitime. Et s’il y a sujet légitime, mes chères filles, c’est le service du prochain.
Ce n’est point quitter Dieu que quitter Dieu pour Dieu, c’est-à-dire une œuvre de Dieu pour en faire une autre, ou de plus grande obligation, ou de plus grand mérite. Vous quittez l’oraison ou la lecture, ou vous perdez le silence pour assister un pauvre, oh ! sachez, mes filles, que faire tout cela, c’est le servir. ~
Car, voyez-vous, la charité est par-dessus toutes les règles, et il faut que toutes se rapportent à celle-là. C’est une grande dame. Il faut faire ce qu’elle commande. ~
Allons donc, et nous employons avec un nouvel amour à servir les pauvres, et même cherchons les plus pauvres et les plus abandonnés ; reconnaissons devant Dieu que ce sont nos seigneurs et nos maîtres, et que nous sommes indignes de leur rendre nos petits services.


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lundi 26 septembre 2022

 

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L'idéal chrétien - selon la lettre de saint Polycarpe aux Philippiens

 

Si je vous écris sur la justice, mes frères, ce n'est pas spontanément, mais parce que vous m'y avez invité les premiers. En effet, ni moi ni un autre tel que moi ne peut rivaliser avec la sagesse du bienheureux et glorieux Paul. Quand il était parmi vous, et parlait face à face aux hommes d'alors, il enseigna la parole de vérité avec exactitude et vigueur. Après vous avoir quittés, il vous écrivit une lettre. Si vous étudiez celle-ci, vous pourrez vous perfectionner dans la foi qui vous a été donnée. Cette foi est notre mère à tous, elle est suivie par l'espérance et précédée par l'amour envers Dieu et le Christ et envers le prochain. Celui qui vit dans ces vertus accomplit le commandement qui rend juste ; car celui qui possède la charité est éloigné de tout péché.

Le principe de tous les maux, c'est l'amour de l'argent. Sachant donc que nous n'avons rien apporté dans le monde et que nous n'en pourrons rien emporter, armons-nous des armes de la justice et apprenons d'abord à suivre le commandement du Seigneur. Ensuite, apprenez à vos femmes à vivre dans la foi qui leur a été enseignée, dans la charité, dans la pureté ; à chérir leur mari en toute fidélité, à aimer tout le monde de façon égale avec une parfaite chasteté, et élever leurs enfants dans la crainte de Dieu. Apprenons aux veuves à vivre avec sagesse dans leur foi envers le Seigneur; qu'elles intercèdent sans cesse pour tous ; qu'elles se tiennent éloignées de toute calomnie, médisance, faux témoignage, amour de l'argent, et de tout mal ; elles doivent savoir qu'elles sont l'autel de Dieu (puisqu'elles vivent de vos offrandes), et que Dieu examine tout attentivement ; rien ne lui échappe de nos pensées, de nos sentiments, ni des secrets de notre cœur.

Sachant donc que l'on ne se moque pas de Dieu, nous devons nous conduire d'une façon digne de ses commandements et de sa gloire.

De même, que les diacres soient irréprochables devant sa justice, car ils sont les serviteurs de Dieu et du Christ, non des hommes ; qu'ils ne soient ni calomniateurs, ni dissimulés, ni attachés à l'argent ; qu'ils soient continents en toute chose, compatissants, actifs, se conduisant véritablement selon le Seigneur qui s'est fait le diacre, c'est-à-dire le serviteur de tous. Si nous savons lui plaire dans le monde présent, nous recevrons en échange le monde futur. En effet, il nous a promis de nous ressusciter d'entre les morts et, si notre conduite est digne de lui, de nous faire régner avec lui, pourvu que nous soyons croyants.

Publié par Bertrand Fessard de Foucault à 09:58 Aucun commentaire:

dimanche 25 septembre 2022

 

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servir Dieu dans la foi et la charité

 

DE LA LETTRE DE SAINT POLYCARPE AUX PHILIPPIENS

Polycarpe et les presbytres qui sont avec lui, à l'Église de Dieu qui séjourne comme une étrangère à Philippes : Que la miséricorde et la paix vous soient données en abondance par le Dieu tout-puissant et Jésus Christ notre Sauveur.

J'ai pris grande part à votre joie, en notre Seigneur Jésus Christ, quand vous avez reçu les martyrs, images de la véritable charité ; quand vous avez escorté, comme vous deviez le faire, ces hommes qui étaient captifs de chaînes dignes des saints, chaînes qui sont des diadèmes pour ceux qui ont été vraiment choisis par Dieu et notre Seigneur. Et je me suis réjoui de ce que la racine vigoureuse de votre foi, réputée depuis les temps anciens, persiste jusqu'à maintenant et porte des fruits en notre Seigneur Jésus Christ ; lui qui a enduré pour nos péchés d'aller au-devant de la mort ; lui que Dieu a ressuscité en mettant fin aux douleurs de la mort ; lui en qui vous croyez, sans le voir encore, avec une joie inexprimable qui vous transfigure, cette joie à laquelle beaucoup désirent parvenir car vous savez que c'est par grâce que vous êtes sauvés, non pas par vos œuvres, mais en vertu du bon vouloir de Dieu, par Jésus Christ. Aussi préparez-vous à l'action et servez Dieu avec crainte et en vérité ; laissez de côté le vain bavardage et l'erreur de la foule ; croyez en celui qui a ressuscité d'entre les morts notre Seigneur Jésus Christ et lui a donné la gloire et un trône à sa droite. À lui tout est soumis, au ciel et sur la terre ; tout ce qui respire lui rend un culte, il viendra juger les vivants et les morts, et Dieu demandera compte de son sang à ceux qui refusent de croire en lui.

Celui qui l'a ressuscité d'entre les morts nous ressuscitera aussi, si nous faisons sa volonté. Si nous suivons ses commandements et si nous aimons ce qu'il a aimé — en nous abstenant de toute injustice, cupidité, amour de l'argent, médisance et faux témoignage — en ne rendant pas le mal pour le mal, l'insulte pour l'insulte, coup pour coup, ni malédiction pour malédiction ; en nous souvenant de l'enseignement du Seigneur qui a dit : Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; pardonnez, et vous serez pardonnés ; faites miséricorde pour recevoir miséricorde ; la mesure dont vous mesurerez servira aussi pour vous ; et encore : Bienheureux les pauvres et ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume de Dieu est à eux.

 


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samedi 24 septembre 2022

 

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L’attente la plus profonde de tous n’est-elle pas l’aide active à vivre, plutôt que l’aide active à mourir ? Déclaration du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France Publié le 24 septembre 2022

 

Au moment où le Président de la République vient de présenter les termes d’un débat national sur la fin de vie, en entamant un examen approfondi de son avis, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France note que le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) souligne surtout « qu’il ne serait pas éthique d’envisager une évolution de la législation si les mesures de santé publique recommandées dans le domaine des soins palliatifs ne sont pas prises en compte ». Il précise même qu’il faut développer les soins palliatifs « avant toute réforme ».

Nous entendons les interrogations de notre société. Nous sommes sensibles aux souffrances de personnes malades en fin de vie ou très sévèrement atteintes de pathologies graves. Nous percevons les détresses de leur entourage, bouleversé par leurs souffrances, voire désespéré par un sentiment d’impuissance. Nous savons bien que les questions de la fin de vie et de l’approche de la mort ne peuvent pas être abordées de manière simpliste.

A l’écoute de malades, de soignants, de familles, d’acteurs des soins palliatifs, nous percevons que le besoin essentiel du plus grand nombre est d’être considérés, respectés, aidés, accompagnés, non abandonnés. Leur souffrance doit être soulagée, mais leurs appels expriment aussi leur besoin de relation et de proximité. L’attente la plus profonde de tous n’est-elle pas l’aide active à vivre, plutôt que l’aide active à mourir ?

Depuis plusieurs décennies, un équilibre s’est progressivement trouvé dans notre pays pour éviter l’acharnement thérapeutique et promouvoir les soins palliatifs. Cette « voie française » a pu faire école et dit quelque chose du patrimoine éthique de notre pays. Nos soignants, qui ont à faire face à tant de difficultés concrètes pour faire vivre notre système de santé, expriment souvent combien ils sont attachés à cet équilibre qui constitue l’honneur de leur profession et correspond au sens de leur engagement.

Une authentique fraternité

Depuis plusieurs décennies, les soins palliatifs, qui prennent en compte aussi bien le corps que la vie relationnelle et l’entourage des malades, ont fait progresser la solidarité et la fraternité dans notre pays. Mais ils sont encore absents d’un quart des départements français ! La priorité, selon le CCNE lui-même, est de faire disparaître ces « déserts palliatifs ».

Durant la crise liée au Covid-19, notre société a fait de lourds sacrifices pour « sauver la vie », en particulier des personnes les plus fragiles, au point même parfois de surisoler les personnes malades ou âgées afin de préserver la santé de leur corps. Comment comprendre que, quelques mois seulement après cette grande mobilisation nationale, soit donnée l’impression que la société ne verrait pas d’autre issue à l’épreuve de la fragilité ou de la fin de vie que l’aide active à mourir, qu’un suicide assisté ?

La question de la fin de vie est si sensible et si délicate qu’elle ne peut pas se traiter sous la pression. Comme a commencé de le faire le CCNE, et comme l’a fait en d’autres temps la commission dont Jean Léonetti était le rapporteur, il est nécessaire d’écouter sérieusement et sereinement les soignants, les associations de malades, les accompagnants, les philosophes, les différentes traditions religieuses pour garantir les conditions d’un authentique discernement démocratique.

Les questions posées par la fin de vie et par la mort sont cruciales pour notre société si fracturée et pour son avenir. Les réponses que nous saurons collectivement y apporter conditionnent notre capacité à promouvoir une authentique fraternité. Celle-ci ne peut se construire que dans une exigence d’humanité où chaque vie humaine est respectée, accompagnée, honorée.

Mgr Eric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des évêques de France
Mgr Dominique Blanchet, évêque de Créteil, vice-président de la Conférence des évêques de France
Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours, vice-président de la Conférence des évêques de France
Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges
Mgr Sylvain Bataille, évêque de Saint-Etienne
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre
Mgr Alexandre Joly, évêque de Troyes
Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille
Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen
Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris
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Le fleuve d'eau vive

 

COMMENTAIRE DE SAINT HILAIRE DE POITIERS SUR LE PSAUME 64

Le fleuve d’eau vive

Le fleuve de Dieu regorge d’eau, c’est ainsi que tu apprêtes leur nourriture. Il n’y a pas de doute à avoir sur ce fleuve, car le Prophète dit aussi : L’élan du fleuve réjouit la cité de Dieu. Et le Seigneur lui-même dit, dans les évangiles : Celui qui boit de l’eau que je lui donnerai, des fleuves d’eau vive couleront de son cœur, jaillissant en vie éternelle. Et encore : Celui qui croit en moi, comme dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur. Jésus disait cela de l’Esprit Saint que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. Donc, ce fleuve de Dieu regorge d’eau. Car nous sommes inondés par les dons de l’Esprit Saint, et le fleuve de Dieu, regorgeant d’eau, se déverse en nous à partir de cette source de vie.

Et nous avons aussi une nourriture apprêtée. Quelle est cette nourriture ? Celle qui nous prépare à la participation de la vie divine, au moyen de la communion au Corps sacré afin de nous établir ensuite dans la communion de ce Corps. C’est ce que signifie le psaume que nous commentons, lorsqu’il dit : Tu apprêtes leur nourriture ; car c’est toi-même qui la prépares : car cette nourriture nous sauve présentement, mais elle nous prépare pour l’avenir.

Nous qui avons reçu par le sacrement de baptême la nouvelle naissance, nous éprouvons une grande joie lorsque nous ressentons en nous les premières avances de l’Esprit Saint, lorsque j’éveille en nous l’intelligence des mystères, la connaissance des prophéties, la parole de sagesse, les charismes de guérison et la domination sur les démons. Tout cela nous pénètre comme des ondées, et peu à peu ce que nous avons semé se développe en une moisson abondante.

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vendredi 23 septembre 2022

 

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préparer les pierres... travail de l'Artiste divin

 

D’UNE LETTRE DE SAINT PIO DE PIETRELCINA

C’est par les coups répétés d’un burin salutaire et un nettoyage soigneux que l’Artiste divin veut préparer les pierres avec lesquelles se construit l’édifice éternel. Ainsi chante notre tendre mère, la sainte Église catholique, dans l’hymne de l’office de la dédicace d’une église. Et il en va vraiment ainsi.

On peut affirmer, à juste titre, que chaque âme destinée à la gloire éternelle est faite pour élever l’édifice éternel. Un maçon qui veut bâtir une maison doit, avant tout, bien nettoyer les pierres qu’il veut utiliser pour la construction. Ce qu’il obtient à coups de marteau et de burin. Le Père céleste se comporte de la même manière avec les âmes choisies, que sa haute sagesse et providence a destinées à élever l’édifice éternel.

L’âme destinée à régner avec Jésus Christ dans la gloire éternelle doit donc être nettoyée à coups de marteau et de burin, dont se sert l’Artiste divin pour préparer les pierres, c’est-à-dire les âmes choisies. Mais que sont ces coups de marteau et de burin ? Ma sœur, ce sont les ombres, les craintes, les tentations, les afflictions de l’esprit et les troubles spirituels, avec un parfum de désolation, et aussi le malaise physique.

Dès lors, remerciez l’infinie bonté du Père éternel qui traite votre âme de cette façon, parce qu’elle est destinée au salut. Pourquoi ne pas se glorifier de ce traitement plein d’amour que vous applique le meilleur de tous les pères ? Ouvrez votre cœur à ce médecin céleste des âmes et abandonnez-vous en toute confiance entre ses bras très saints. Il vous traite comme les élus, afin que vous suiviez Jésus de près par la montée du Calvaire. Je constate avec joie et une très vive émotion de l’âme combien la grâce a opéré en vous.

Ayez la certitude que tout ce que votre âme a éprouvé a été disposé par le Seigneur. Alors, n’ayez pas peur de tomber dans le mal et l’offense de Dieu. Qu’il vous suffise de savoir qu’en tout cela vous n’avez jamais offensé le Seigneur, mais qu’au contraire il en a été davantage encore glorifié.

Si cet Époux très tendre se cache à votre âme, ce n’est pas, comme vous le pensez, qu’il veuille vous punir de votre infidélité, mais parce qu’il met toujours à l’épreuve votre fidélité et votre constance, et qu’en outre il vous purifie de certains défauts, qui n’apparaissent pas tels aux yeux de chair, c’est-à-dire ces défauts et ces fautes dont le juste lui-même n’est pas exempt. Dans la sainte Écriture, il est dit en effet : Le juste tombe sept fois.

Et, croyez-moi, si je ne nous savais pas dans une telle affliction, je serais moins content, parce que je verrais que le Seigneur vous donne moins de pierres précieuses… Chassez comme des tentations les doutes contraires… Chassez aussi les doutes qui concernent votre façon de vivre, c’est-à-dire que vous n’écoutez pas les inspirations divines et que vous résistez aux douces invitations de l’Époux. Tout cela ne provient pas de l’esprit du bien mais de l’esprit du mal. Il s’agit d’artifices du diable, qui cherchent à vous éloigner de la perfection ou, du moins, à retarder votre marche vers elle. Ne perdez pas courage !

Si Jésus se manifeste, remerciez-le ; s’il se cache, remerciez-le encore : ce sont comme des jeux amoureux. Je souhaite que vous arriviez à rendre votre souffle avec Jésus sur la croix et à crier avec Jésus : Tout est consommé

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jeudi 22 septembre 2022

 

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Les riches pâturages

 

SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LES PASTEURS.


Je ferai sortir mes brebis des pays étrangers, je les rassemblerai et je les ramènerai chez elles, je les mènerai paître sur les montagnes d'Israël. Il appelle « montagnes d'Israël » les auteurs des saintes Écritures. C'est là qu'il faut paître, si vous voulez le faire en sécurité. Tout ce que vous apprenez là, savourez-le ; tout ce qui est en dehors, rejetez-le. Ne vous égarez pas dans le brouillard, écoutez la voix du berger. Rassemblez-vous sur les montagnes de la sainte Écriture. Vous trouverez là les délices de votre cœur ; là il n'y a rien de vénéneux, rien de dangereux ; ce sont de riches pâturages. Venez, mais vous seulement qui êtes des brebis bien portantes, pour aller paître sur les montagnes d'Israël.

Dans les rivières, dans les endroits les meilleurs. De ces montagnes que nous venons de montrer, ont découlé les rivières de la prédication évangélique, puisque sa parole a retenti jusqu'au bout du monde et que tous les endroits de la terre offrent aux brebis des pâturages agréables et abondants.

Je les ferai paître dans un bon pâturage, et sur les hauteurs d'Israël. Et leurs étables seront là, c'est-à-dire là où elles vont se reposer, où elles pourront dire : « C'est vrai, c'est évident, nous ne sommes pas dans l'erreur. » Elles se reposent dans la gloire de Dieu, comme dans ces étables. Là elles dormiront, c'est-à-dire : elles se reposeront, elles se reposeront dans les délices.

Elles brouteront dans de gras pâturages, sur les monts d'Israël. J'ai déjà parlé de ces montagnes d'Israël, ces bonnes montagnes, vers lesquelles nous levons les yeux, pour que le secours nous vienne de là. Mais notre secours vient du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre. Aussi, pour que notre espérance ne s'attache pas à ces bonnes montagnes, après avoir dit : Je ferai paître mes brebis sur les monts d'Israël, pour que tu ne demeures pas sur les montagnes, il ajoute aussitôt : C'est moi qui ferai paître mes brebis. Lève les yeux vers les montagnes, d'où te viendra le secours, mais écoute celui qui dit : Moi, je ferai paître. Car ton secours vient du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre. ~

Il conclut ainsi : Je les ferai paître avec justice. Tu vois qu'il est le seul à faire paître ainsi, le seul qui fasse paître avec justice. Quel est l'homme qui peut juger l'homme ? On fait partout des jugements téméraires. Celui dont nous désespérions se convertit tout à coup, et devient excellent. Celui dont nous attendions beaucoup tombe brusquement et devient très mauvais. Ni notre crainte n'est assurée, ni notre amour n'est assuré.

Ce qu'est aujourd'hui n'importe quel homme, cet homme-là lui-même ne le sait guère. Cependant il le sait un peu aujourd'hui. Ce qu'il sera demain, lui-même ne le sait pas. Donc, le bon pasteur fait paître avec justice, il distribue à chacun ce qui lui revient : ceci aux uns, cela aux autres, à chacun ce qui lui est dû, que ce soit ceci ou cela. Car il sait ce qu'il fait. Il fait paître avec justice, lui qui a racheté ceux qu'il a jugés. C'est donc bien lui qui fait paître avec justice

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mardi 20 septembre 2022

 

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vocation de Matthieu - homélie de saint Bède le vénérable

Matthieu se leva et suivit Jésus


Jésus vit un homme assis au bureau de la douane ; son nom était Matthieu. « Suis-moi », lui dit-il. Il le vit non pas tant avec les yeux du corps qu’avec le regard intérieur de sa miséricorde. ~ Il vit le publicain, et parce qu’il le vit d’un regard qui prend pitié et qui choisit, il lui dit : « Suis-moi », c’est-à-dire imite-moi. En lui demandant de le suivre, il l’invitait moins à marcher derrière lui qu’à vivre comme lui ; car celui qui déclare demeurer dans le Christ doit marcher dans la voie où lui, Jésus, a marché. ~ Matthieu se leva et le suivit. Rien d’étonnant que le publicain, au premier appel impérieux du Seigneur, ait abandonné sa recherche de profits terrestres et que, négligeant les biens temporels, il ait adhéré à celui qu’il voyait dépourvu de toute richesse. C’est que le Seigneur qui l’appelait de l’extérieur par sa parole le touchait au plus intime de son âme en y répandant la lumière de la grâce spirituelle. Cette lumière devait faire comprendre à Matthieu que celui qui l’appelait à quitter les biens temporels sur la terre était en mesure de lui donner dans le ciel un trésor incorruptible. ~

Comme Jésus était à table à la maison, voilà que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent s’attabler avec lui et ses disciples. La conversion d’un seul publicain ouvrit la voie de la pénitence et du pardon à beaucoup de publicains et de pécheurs. ~ Beau présage en vérité : celui qui devait être plus tard Apôtre et docteur parmi les païens entraîne à sa suite, lors de sa conversion, tout un groupe de pécheurs sur le chemin du salut ; et ce ministère de l’Évangile qu’il allait accomplir après avoir progressé dans la vertu, il l’entreprend dès les premiers débuts de sa foi. ~

Essayons de comprendre plus profondément l’événement relaté ici. Matthieu n’a pas seulement offert au Seigneur un repas corporel dans sa demeure terrestre, mais il lui a bien davantage préparé un festin dans la maison de son cœur par sa foi et son amour ; comme en témoigne celui qui a dit : Voici que je me tiens à la porte, et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. ~ Nous ouvrons notre porte pour le recevoir à l’appel de sa voix lorsque nous donnons notre libre assentiment à ses avertissements intérieurs ou extérieurs et quand nous mettons à exécution ce que nous avons compris que nous devions faire. Et il entre pour manger, lui avec nous et nous avec lui, parce qu’il habite dans le cœur de ses élus, par la grâce de son amour ; ainsi il les nourrit sans cesse par la lumière de sa présence afin qu’ils élèvent progressivement leurs désirs, et lui-même se nourrit de leur zèle pour le ciel comme de la plus délicieuse nourriture.

 

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saints martyrs de Corée - - wikipédia

 

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saints martyrs de Corée - dernière exhortation de saint André Kim Tae-Gon

 

Frères et amis très chers, pensez et repensez à ceci : depuis le commencement des temps, Dieu a disposé le ciel, la terre et toute chose ; réfléchissez pourquoi et dans quelle intention il a créé l'homme, chaque homme, à son image et à sa ressemblance.

Si donc en ce monde rempli de dangers et de misère nous ne connaissons pas le Seigneur notre créateur, à quoi bon être nés ! Notre vie est inutile. Grâce à Dieu, nous sommes venus au monde. Grâce à Dieu également, nous avons reçu le baptême, nous sommes entrés dans l'Église, et, devenus disciples du Seigneur, nous portons un nom glorieux. Mais à quoi enfin servirait ce nom s'il ne recouvre pas la réalité ? Sinon, c'est en vain que nous serions venus au monde, que nous serions entrés dans l'Église. Bien plus, cela ne servirait pas le Seigneur et sa grâce. Il serait mieux pour nous de n'être pas nés que de recevoir la grâce du Seigneur et de pécher contre lui.

Voyez le paysan qui fait les semailles dans son champ : au temps convenable, il laboure la terre, puis il y met de l'engrais, et sans regarder à sa peine sous le soleil il cultive avec soin la semence. Quand le temps de la moisson est arrivé, si les épis sont gonflés, il oublie sa peine et sa sueur, son cœur est dans la joie et il se félicite de la récolte. Mais si le grain est maigre, s'il n'y a rien d'autre que paille et épis vides, le paysan se souvient de son dur travail et de sa sueur et plus il avait travaillé ce champ, plus il le délaisse.

Il en va ainsi du Seigneur : la terre, c'est son champ ; nous les hommes, la semence ; la grâce, l'engrais. Par l'incarnation et la rédemption, il nous arrose de son sang pour que nous grandissions et que nous parvenions à maturité. Quand viendra le temps de la moisson au jour du jugement, si, par grâce, nous sommes trouvés mûrs, nous connaîtrons la joie du royaume des cieux comme des fils adoptifs de Dieu ; mais si nous ne sommes pas trouvés mûrs, nous serons devenus ennemis de Dieu, de fils adoptifs que nous étions, et nous recevrons la punition éternelle que nous aurons méritée.

Frères très chers, sachez-le : notre Seigneur Jésus, en venant ici-bas, a supporté lui-même des douleurs sans nombre, par sa passion il a fondé l'Église et par la passion de ses fidèles il la fait grandir. Les puissances de ce monde peuvent bien l'opprimer et l'attaquer, jamais elles ne pourront l'emporter sur elle. Après l'Ascension de Jésus, depuis le temps des Apôtres jusqu'à maintenant, la sainte Église a grandi partout au milieu des persécutions.

Voici maintenant cinquante ou soixante ans que la sainte Église est entrée dans notre Corée ; les fidèles ont supporté à plusieurs reprises la persécution. Aujourd'hui encore celle-ci recommence : de nombreux amis dans la foi et moi-même sommes en prison, et vous aussi vous êtes menacés. Puisque nous formons un seul corps, comment ne pas avoir le cœur en peine ? Comment ne pas ressentir humainement la douleur de la séparation ?

Cependant, l'Écriture nous le dit, Dieu prend soin du moindre cheveu de notre tête, rien n'échappe à sa science infinie. Comment donc regarder cette persécution autrement que comme une permission du Seigneur, soit pour nous récompenser, soit pour nous punir ? Suivez donc la volonté de Dieu, combattez de tout cœur pour notre chef divin, Jésus, et vous vaincrez le démon de ce monde, déjà vaincu par le Christ.

Je vous en conjure : n'oubliez pas l'amour fraternel, mais secourez-vous mutuellement et persévérez jusqu'à ce que le Seigneur ait pitié de nous et écarte la persécution.

Nous sommes vingt ici et, grâce à Dieu, nous allons tous bien jusqu'à présent. Si quelqu'un est mis à mort, je vous conjure de ne pas oublier sa famille.

J'aurais encore bien des choses à vous dire, mais comment m'exprimer par lettre ? Je termine donc. Pour nous d'ici peu nous irons au combat ; je vous supplie de vous garder dans la fidélité de manière à nous retrouver ensemble dans la joie du ciel. Je vous embrasse de tout cœur

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lundi 19 septembre 2022

 

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« Insiste à temps et à contre-temps » - saint Augustin

 

SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LES PASTEURS


Vous n'avez pas ramené la brebis égarée, ~ cherché celle qui était perdue. C'est ainsi que nous pouvons nous trouver exposés à la violence des bandits et aux dents des loups furieux, et nous vous demandons de prier pour nous quand nous sommes exposés à ces dangers. Et les brebis sont rétives. Car lorsqu'on cherche celles qui sont égarées, elles disent qu'elles sont devenues étrangères en s'égarant et en se perdant : « Pourquoi nous appelez-vous ? Pourquoi nous cherchez-vous ? » Comme si la raison pour laquelle nous les appelons et les cherchons n'était pas justement qu'elles sont égarées et qu'elles se perdent ! « Si je suis égarée, dit-elle, si je suis près de mourir, pourquoi m'appelles-tu ? Pourquoi me cherches-tu ? » C'est parce que tu es égarée que je veux te rappeler ; parce que tu vas à ta perte, que je veux te trouver. « C'est ainsi que je veux m'égarer, c'est ainsi que je veux périr. »

C'est ainsi que tu veux t'égarer, c'est ainsi que tu veux périr ? Raison de plus pour que je ne le veuille pas. Oui, j'ose le dire : je suis importun. J'entends l'Apôtre me dire : Annonce la parole, insiste à temps et à contre-temps. À temps envers qui ? À contre-temps envers qui ? À temps envers ceux qui veulent, à contre-temps envers ceux qui ne veulent pas. Oui, je suis importun, j'ose dire : « Tu veux t'égarer, tu veux périr ; moi, je ne veux pas ». Et finalement, celui qui ne veut pas, c'est celui qui me fait peur. Si je voulais, voici ce qu'il me dirait, voici ce qu'il me reprocherait : Vous n'avez pas ramené la brebis égarée et vous n'avez pas cherché celle qui était perdue. Est-ce que je te craindrai davantage que lui ? Nous aurons tous à comparaître devant le tribunal du Christ. ~

Je rappellerai la brebis égarée, je chercherai la brebis perdue. Que tu le veuilles ou non, je le ferai. Et si, dans ma recherche, les buissons des forêts me déchirent, je me ferai tout petit ; je secouerai toutes les haies ; autant que le Seigneur redoutable me donnera de forces, je parcourrai toute la campagne. Je rappellerai la brebis égarée, je chercherai la brebis perdue. Si tu ne veux pas que je souffre, ne t'égare pas, ne te perds pas. Peu importe que je m'attriste de ton égarement et de ta perte. Je crains, si je ne m'occupe pas de toi, de te tuer, même toi qui es fort. Regarde en effet la suite du texte : Et celle qui était forte, vous l'avez accablée. Si je ne m'occupe pas de celui qui est égaré et qui se perd, c'est que je me réjouirai de voir celui qui est fort s'égarer et périr.

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dimanche 18 septembre 2022

 

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« Dites aux cœurs bouleversés : Courage, ne craignez pas... »

 

SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LES PASTEURS.



La brebis chétive, vous ne lui avez pas rendu des forces, dit le Seigneur. Il s'adresse aux mauvais pasteurs, aux faux pasteurs, aux pasteurs qui cherchent leurs propres intérêts, non ceux de Jésus Christ. Ils profitent du lait et de la laine, ils ne s'occupent absolument pas des brebis et ne fortifient pas celle qui va mal.

Entre le chétif, c'est-à-dire celui qui n'est pas solide (car on dit aussi que les malades sont chétifs), donc plutôt entre le faible et le malade, c'est-à-dire celui qui va mal, voici, me semble-t-il, quelle est la différence.

Cette distinction, mes frères, que nous essayons de faire vaille que vaille, peut-être, avec plus de précision, pouvons-nous mieux la faire, ou un autre plus habile ou au cœur plus lumineux. Pour l'instant, ne vous y trompez pas, j'explique les mots de l'Écriture comme je les comprends. Pour ce qui est du faible, il ne faut pas que la tentation lui arrive, car on doit craindre qu'elle ne le brise. Tandis que l'homme languissant est déjà malade, par une certaine convoitise qui l'empêche d'entrer dans le chemin de Dieu, de se soumettre au joug du Christ.

Considérez ces hommes qui veulent vivre bien, qui ont déjà décidé de vivre bien, et qui sont moins capables de souffrir le mal qu'ils ne sont prêts à faire le bien. La fermeté chrétienne ne consiste pas seulement à faire ce qui est bon, mais aussi à supporter ce qui est mauvais. Ceux qui paraissent fervents pour de bonnes actions, mais ne peuvent ni ne veulent tolérer des souffrances imminentes, sont des faibles. Ceux qui, aimant le monde, sont détournés des bonnes actions par une convoitise mauvaise, sont immobilisés par la langueur et la maladie, et du fait de cette langueur, qui semble leur enlever toutes leurs forces, ils ne peuvent rien accomplir de bon.

Tel fut, dans son âme, le paralytique que ses porteurs, ne pouvant amener jusqu'au Seigneur, firent descendre par le toit qu'ils venaient d'ouvrir. C'est comme si, dans ton âme, tu voulais réussir à ouvrir le toit et à déposer devant le Seigneur ton âme paralysée, dont tous les membres seraient inertes, qui serait incapable d'aucune œuvre bonne, accablée par ses péchés, et languissant par la maladie de sa convoitise. Si tous ses membres sont inertes et si la paralysie est intérieure, pour parvenir jusqu'au médecin, — peut-être en effet le médecin est-il caché, est-il intérieur : ce vrai sens est caché dans les Écritures — en manifestant ce qui était caché, ouvre le toit et dépose le paralytique.

Ceux qui ne s'occupent pas de la brebis malade, vous avez entendu ce qu'on leur dit : Vous n'avez pas rendu des forces à celle qui allait mal, vous n'avez pas bandé celle qui était brisée. Nous vous avons déjà dit cela. Cet homme était brisé par la terreur des tentations. Mais voici quelque chose qui bandera la fracture, voici une consolation : Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au dessus de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d'en sortir, et la force de la supporter.

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samedi 17 septembre 2022

 

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Prépare-toi à l'épreuve. - saint Augustin sermon sur les pasteurs

SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LES PASTEURS



L'Écriture dit : Dieu châtie par le fouet tout homme qu'il reçoit pour son fils. Et tu dis : « Peut-être ferai-je exception ? » Si tu es excepté de la souffrance du fouet, tu es excepté du nombre des fils. « Ainsi donc, dis-tu, il flagelle tous ses fils ? » Parfaitement, il flagelle tous ses fils, comme il a flagellé son Fils unique. Le Fils unique, né de la substance du Père, égal au Père dans la condition de Dieu, le Verbe par qui tout s'est fait, n'avait pas en lui de quoi être flagellé. Il s'est revêtu de chair pour ne pas se soustraire à la flagellation. Celui qui châtie son Fils unique, alors qu'il est sans péché, épargnerait le fils adoptif qui a péché ? Car l'Apôtre dit que nous avons été appelés à l'adoption. Nous sommes devenus fils par adoption pour être les cohéritiers du Fils unique, et même pour être son héritage : Demande, et je te donnerai les nations en héritage. Dieu nous l'a proposé en exemple avec ses souffrances.

Mais certes, pour que le faible ne défaille pas devant les tentations à venir, il ne faut ni le tromper par un faux espoir, ni le briser par la terreur. Dis-lui : Prépare ton âme à la tentation. Et peut-être qu'il se met à défaillir, à trembler, à refuser d'avancer. Tu as une autre parole à lui dire : Dieu est fidèle, il ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces. Annoncer et prédire les souffrances à venir, cela fortifie le faible. Lorsqu'il en est trop effrayé et terrifié, lorsque tu promets la miséricorde de Dieu, non en ce que les tentations manqueront, mais en ce que Dieu ne permet pas que l'on soit tenté au-dessus de ses forces, c'est là bander le membre brisé.

Car il y a des gens qui, lorsqu'on leur annonce des épreuves à venir, renforcent leur armement et ont soif de ses épreuves comme de leur boisson favorite. Ils font peu de cas pour eux-mêmes du remède proposé aux fidèles, mais ils ambitionnent la gloire des martyrs. Il y en a d'autres qui, en apprenant que des tentations vont nécessairement leur advenir — ces tentations qui adviennent précisément au chrétien, et que l'on n'éprouve que si l'on veut être vraiment chrétien — ceux-là, quand approchent de telles tentations, sont brisés et trébuchent.

Offre alors le bandage de la consolation, bande le membre brisé. Dis : N'aie pas peur, celui en qui tu as cru ne t'abandonne pas dans les tentations. Dieu est fidèle, il ne permettra pas que tu sois tenté au-dessus de tes forces. Ce n'est pas moi qui te le dis, mais l'Apôtre qui dit encore : Voulez-vous avoir la preuve que c'est le Christ qui parle en moi ? Quand tu entends ces paroles, c'est donc le Christ que tu entends, tu entends le berger qui conduit Israël. C'est à lui qu'on a dit : Tu nous donnes le pain des anges avec mesure. Ce que l'Apôtre a dit : Il ne permet pas que tu sois tenté au-dessus de tes forces, le Prophète l'exprime en disant : Avec mesure. Alors toi, ne repousse pas celui qui réprimande et exhorte, qui effraie et qui console, qui meurtrit et qui soigne

 

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vendredi 16 septembre 2022

 

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saint Cyprien, évêque de Carthage (frère du pape Corneille) - 200 + 258

 

Cyprien de Carthage


Cyprien de Carthage
Heiliger Cyprianus.jpg
Saint Cyprien par Maître de Messkirch.
Fonction
Évêque
Carthage
248 - 14 septembre 258
Biographie
Naissance
Vers 200

Carthage (Empire romain)
Décès
258

Carthage (Empire romain)
Nom dans la langue maternelle
Cyprianus Carthaginiensis
Nom de naissance
Thascius Caecilius Cyprianus
Époque
Bas-Empire romain
Activités
Écrivain, prêtre, philosophe
Autres informations
Religion
Christianisme
Étape de canonisation
Saint
Fête
16 septembre

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Cyprien de Carthage, de son vrai nom Thascius Caecilius Cyprianus, né vers 200 et mort en martyr le 14 septembre 258 sous la persécution de Valérien1, est un Berbère converti au christianisme, évêque de Carthage et Père de l'Église. Il est, après saint Augustin, l'un des plus grands témoins de la doctrine de l'Église latine des premiers siècles2.

Vie et martyre

Il naît en Afrique du Nord vers 200, de parents païens d'origine berbère3. Il fait d'abord une carrière de rhéteur à Carthage. Il professe la rhétorique et se convertit assez tard au christianisme.

Il devient prêtre puis, en 249, évêque de Carthage1,4. Pendant la persécution de Dèce, il reste loin de Carthage5 ; cette « fuite », qu'on lui reproche, aggrave les difficultés qu'il a à résoudre : révolte des confesseurs, problème de la réconciliation des lapsi, éclatement de schismes à ce sujet en Afrique et à Rome, où Novatien choisit la sévérité et fonde une Église dissidente promise à un long avenir. La mort de Dèce en 251 lui apporte quelques années de répit, malgré les menaces de persécution et la survenue d'une épidémie.

En 255, commencent les démêlés avec Étienne, évêque de Rome : affaire de deux évêques espagnols apostats, imprudemment, à ses yeux, réhabilités par le pape ; affaire de Marcianus d'Arles, novatianiste, qu'il demande à Étienne d'écarter de la communion ; dispute relative à la validité (que refuse Cyprien) du baptême donné par les hérétiques6.

Quand paraît le premier édit persécuteur de Valérien, Cyprien est exilé en août 2577 ; un an après, revenu dans sa ville épiscopale, il y est, en vertu du second édit, décapité le 14 septembre 258 avec plusieurs de ses compagnons ecclésiastiques, dont Flavien de Carthage.

Sa vie est connue par une biographie, la Vita Cypriani, écrite par le diacre Pontius de Carthage (en). On a aussi conservé les Actes proconsulaires de sa passion avec les comptes rendus authentiques des interrogatoires.

Œuvres

Saint Cyprien a écrit en latin de nombreux traités ainsi que des lettres. Leur objet et leur but est de défendre le christianisme et de soutenir la foi des chrétiens.

Les lettres de saint Cyprien sont des documents historiques précieux8, notamment pour comprendre l'évolution du droit ecclésiastique.

Saint Cyprien, évêque de Carthage.

Il a laissé de très nombreux écrits parmi lesquels :

  • Ad Donatum / A Donat9 : sur la décadence morale de son époque ;
  • Ad Quirinum / A Quirinus10 : sur les rapports et les oppositions entre judaïsme et christianisme ;
  • De habitu virginum / Les habits des vierges : sur la façon de se vêtir des vierges, laquelle doit être simple et modeste ;
  • De Catholicae Ecclesiae unitate / De l'unité de l'Église catholique11 : contre ceux qui cherchent à créer la division dans l'Église ;
  • De dominica oratione / La prière du Seigneur12 : commentaire du Notre Père ;
  • De mortalitate / La condition mortelle de l'homme : sur la maladie et la mort ;
  • De opere et eleemosynis / L'activité pratique et les aumônes : sur les bonnes œuvres, la perfection et le martyre ;
  • Ad Demetrianum / À Démétrien : réponse contre les attaques païennes ;
  • De lapsis / Des tombés : on nommait ainsi ceux qui avaient fléchi pendant la persécution de Dèce ;
  • De bono patientiae / La bonté de la patience : sur la vertu de patience ;
  • Contre les spectacles : contre les excès immoraux de certains spectacles ;
  • Les avantages de la pudeur : sur la pudeur et la morale ;
  • La jalousie et l'envie : contre la jalousie et l'envie ;
  • Lettres13.

Le traité De Catholicae Ecclesiae unitate (De l'unité de l'Église catholique publié en 251) est l'une de ses œuvres clé, considérée comme le premier traité d'ecclésiologie de la littérature chrétienne14, saint Cyprien n'ayant de cesse de rappeler l'unité de l'Église14. Il met en garde ses contemporains chrétiens contre l'orgueilleuse tentation de créer une église parallèle à la « grande Église ». Cela n'aboutirait à rien car « hors de l'Église, il n'y a pas de salut » (personne ne peut se sauver en dehors de l'Église). Cette expression (en latin Extra Ecclesiam nulla salus) a souvent été mal comprise.

Écrits

Converti du paganisme, évêque de Carthage, Cyprien fut un homme de prière au service de l'unité de l'Église et un éminent pasteur auprès de nombreuses Églises d'Afrique. Saint Cyprien est l'auteur présumé de ce texte15.

Toi, suis-moi !

« Ce qu'est l'homme, le Christ a voulu l'être, pour que l'homme à son tour puisse être ce qu'est le Christ.
Il apparut à ses disciples tel qu'il avait été, s'offrit à leurs regards pour qu'ils le reconnaissent, avec la trace de ses liens et la solidité de sa substance corporelle, et demeura quarante jours, pour qu'ils puissent être instruits par lui des préceptes de la vie et apprendre ce qu'ils allaient enseigner. Alors, entouré d'une nuée, il fut emporté au ciel, pour rapporter victorieusement au Père l'homme qu'il avait aimé, dont il s'était revêtu et qu'il avait pris sous sa protection contre la mort.
Et pour que leur foi au Christ soit solide, les disciples ont été mis à l'épreuve à travers des souffrances, des croix, des tourments de toutes sortes. À travers la souffrance, ils ont témoigné de la Vérité.
Nous croyons que le Christ, le Fils de Dieu, a été donné aux hommes pour qu'ils vivent. Or, il doit être proclamé non seulement par l'annonce de la Parole, mais aussi par le témoignage de la Passion.
Voilà celui avec qui nous marchons, voilà celui que nous suivons, voilà celui que nous avons comme guide sur la route, comme source de lumière, comme auteur du salut.
Chrétiens, ce qu'est le Christ, nous le serons, si nous marchons à la suite du Christ. »

— Cyprien de Carthage. Les idoles ne sont pas des Dieux, 11.14-15, trad. M. Dujarier et G. Bady16.

Cyprien, évêque de Carthage, fut décapité le 14 septembre 258. Ses lettres et ses autres écrits, ainsi que sa passion, révèlent en lui l'âme d'un véritable pasteur, toujours sur la brèche pour soutenir ses frères dans la persécution et sauvegarder l'unité de l'Église17.

Un martyre multiforme

« Au chrétien n'est pas réservée uniquement la couronne qu'on reçoit en temps de persécution. La paix aussi a des couronnes qui lui sont propres, qui viennent couronner notre victoire dans un combat multiforme et répété, où nous avons terrassé et soumis l'Adversaire.
Avoir dompté ses désirs déréglés confère la palme de la tempérance. Avoir résisté à la colère et à la violence donne la couronne de la patience. On célèbre un triomphe sur l'avarice quand on méprise l'argent. On a le mérite de la foi quand on supporte les revers de ce monde grâce à la confiance dans les biens futurs. Qui s'abstient de l'orgueil dans la prospérité acquiert la gloire que procure l'humilité. Qui se dévoue à la miséricorde dans le réconfort des pauvres se procure en retour un trésor au ciel. Et celui qui ne sait pas ce que c'est que jalouser, qui aime ses frères dans la concorde et la douceur, est honoré du prix de l'amour et de la paix.
Va chercher la guérison là où tu as été blessé. Chéris ceux qu'auparavant tu haïssais, aime ceux que ta jalousie dénigrait injustement. Imite les gens vertueux, si tu peux te mettre à leur suite ; si tu ne peux pas les suivre, réjouis-toi du moins avec eux, et félicite ceux qui valent mieux que toi. Fais de toi leur associé par l'union de l'amour ; fais-toi leur cohéritier par la communauté de la charité et le lien de la fraternité. »

— Cyprien de Carthage, Homélies sur Luc, 42, trad. inédite de G. Bady, Magnificat18.

Commentaire selon Jean (Jn 16, 23-28)

Illustration biblique du livre selon Jean chapitre 1, Jim Padgett (illustrateur).
Demander en son nom

« En nous adressant au Père avec les demandes et la prière que le Fils nous a apprises, nous serons plus facilement écoutés. Quelle prière selon l'Esprit peut-il exister sinon celle qui nous a été donnée par le Christ, lui par qui l'Esprit aussi nous a été envoyé ? Quelles vraies demandes présenter au Père, sinon celles qui ont été énoncées par le Fils, la Vérité en personne (Jn 14, 6), de sa propre bouche ? Dès lors, prier autrement qu'il nous l'a appris n'est pas seulement faire preuve d'ignorance, c'est une faute, puisque lui-même a dit explicitement : « Vous rejetez le commandement de Dieu pour établir votre tradition » (Mc 7, 9).

Conformons donc notre prière, frères bien-aimés, à ce que Dieu notre maître nous a appris. C'est lui adresser une prière bienvenue et familière que de supplier Dieu avec ce qui vient de lui, et faire monter à ses oreilles la prière du Christ. Puisse le Père reconnaître les mots de son Fils quand nous lui présentons notre demande : que celui qui habite à l'intérieur de notre cœur soit présent en personne dans nos paroles ! Et puisque nous avons en lui un défenseur pour nos péchés, lorsque, pécheurs que nous sommes, nous le supplions pour nos fautes, mettons en avant les mots de notre défenseur. Car, puisqu'il dit : « Ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera », combien il est plus efficace pour obtenir ce que nous sollicitons au nom du Christ de le demander avec sa propre prière ! »

— Cyprien de Carthage. La prière du Seigneur, 2-3, in Prier en Afrique chrétienne, trad. M. Poirier, Paris, Migne, coll. « Les Pères dans la foi » 104, 2016, p. 54-55.

Style

Le style de saint Cyprien est célébré notamment par le poète Prudence. Jusqu'à saint Augustin, il est le modèle incontesté des écrivains ecclésiastiques latins et d'auteurs de la Renaissance comme Érasme.

Prudence consacre à saint Cyprien le poème Peristephanon 13 où il évoque sa conversion, son éloquence et son martyre. Ennode de Pavie fait de même (Hymne, 1, 12).

Traductions

Ses Œuvres ont été imprimées plusieurs fois, la meilleure édition signalée au XIXe siècle par le Dictionnaire Bouillet est celle commencée par Étienne Baluze et terminée par Dom Maran (publiée à Paris en 1726). Une partie de ses Œuvres a été traduite en français par Jacques Tigeou en 1574 et par Lambert en 1672. L'abbé Marie-Nicolas-Silvestre Guillon en a donné une traduction complète en 1838.

Écrits attribués

  • Adversus Judaeos (Contre les Juifs) : attribué à Novatien par Adolf von Harnack, à Sixte II par d'Alès, daté du milieu du IIIe siècle ;
  • Ad Novatiamum (À Novatien) ;
  • Cena Cypriani (Cène de Cyprien) : banquet réunissant les grands personnages de la Bible ;
  • De laude martyrii (Louange du martyre) : attribué à Donatien par Harnack, daté du milieu du IIIe siècle ;
  • De duodecim abusivis Saeculi (Des douze abus du siècle) : livre du VIIe siècle d'origine irlandaise ;
  • Quod idola di non sint (Les idoles ne sont pas des dieux)19 : ouvrage sur le paganisme, qui n'est probablement pas de Cyprien mais lui est souvent attribué, daté vers 230 ;
  • Sermo de voluntate Dei (Sermon sur la volonté de Dieu) ;
  • De singularitate clericorum (De la singularité des clercs) : interdiction faite aux clercs de vivre avec des femmes.
  • Confessio Cypriani (La Confession de Cyprien) : La légende de Cyprien le Mage a eu un grand succès, jusque dans le Faust de Goethe. Enfant, il est voué à Apollon, puis « initié à la dramaturgie du serpent », initié aux Mystères de Mithra à sept ans, initié aux Mystères de Déméter à dix ans, initié au serpent de Pallas sur l'Acropole, instruit par sept hiérophantes sur l'Olympe, etc. Finalement il se convertit au christianisme à Antioche. La Confession de Cyprien, en grec, figure dans les Cypriani Opera de l'édition de Baluze (Venise, 1758, col. 1106 ss.). Le roman, écrit vers 440, a été traduit en français20.
  • De duplici martyrio (Des deux formes de martyre) : En 1530, Érasme, dans sa quatrième édition des œuvres de saint Cyprien, introduit un traité De duplici martyrio ad Fortunatum qu'il présente comme un texte de Cyprien retrouvé par hasard dans une ancienne bibliothèque. Ce texte, proche des ouvrages d'Érasme, aussi bien pour le fond (hostilité à la confusion entre vertu et souffrance) que pour la forme, et dont on ne connaît aucun manuscrit, contient des anachronismes flagrants, comme une allusion à la persécution de Dioclétien, persécution bien postérieure à la mort de saint Cyprien. En 1544, le dominicain Henricus Gravius dénonce l'ouvrage comme inauthentique et en attribue la paternité à Érasme ou à un imitateur d'Érasme. Au XXe siècle, l'hypothèse d'une fraude d'Érasme était rejetée a priori par la plupart des grands érasmiens, comme Percy Stafford Allen, mais elle est adoptée par des universitaires comme Anthony Grafton21,22,23,24.

Culte

Saint Cyprien est enterré à Carthage, dans le cimetière de Macrobius Candidianus, à la rue des Mappales. C'est là que commence son culte, immédiatement après son martyre, le 14 septembre 258. Lors de la Paix de l'Église, on y construit une basilique et on établit une mensa Cypriani (mémorial) sur le lieu de son supplice (in agro Sexti)25.

Fête

Saint Cyprien, évêque et martyr, est un saint chrétien, fêté le 14 septembre et le 16 septembre par l'Église catholique26 et le 31 août par les Églises d'Orient. Cette fête est inscrite dans les plus anciens calendriers liturgiques.

Cyprien est nommé au canon romain de la messe de rite latin (prière eucharistique no 1).

Notes et références


  • Enzo Lodi, Les saints du calendrier romain avec les propres nationaux d'Afrique du Nord, de Belgique, Canada, France, Luxembourg, Suisse : prier avec les saints dans la liturgie, Montréal, Médiaspaul, 1996, 447 p. (ISBN 978-2-7122-0537-9, lire en ligne [archive]), p. 287.

  • Charles Saumagne, « Saint Cyprien, évêque de Carthage, « Pape » d'Afrique (248-258). Contribution à l'étude des « persécutions » de Dèce et de Valérien », Études d'Antiquités africaines, no 2,‎ 1975 (ISSN 0768-2352, lire en ligne [archive], consulté le 23 mai 2020).

  • Saint Cyprien est considéré comme Berbère par de nombreux auteurs français et anglo-saxons dont Gabriel Camps et Eugène Guernier.

  • Brigitte Basdevant-Gaudemet, Église et autorités : études d'histoire du droit canonique médiéval, Limoges, Presses universitaires de Limoges, 2006, 496 p. (ISBN 978-2-84287-402-5, lire en ligne [archive]), p. 70.

  • Enzo Lodi, Les saints du calendrier romain avec les propres nationaux d'Afrique du Nord, de Belgique, Canada, France, Luxembourg, Suisse : prier avec les saints dans la liturgie, Montréal, Médiaspaul, 1996, 447 p. (ISBN 978-2-7122-0537-9, lire en ligne [archive]), p. 288.

  • Paul Mattei, Le christianisme antique (Ier – Ve siècle) : l'Antiquité, une histoire, Paris, Ellipses, 2003, 176 p. (ISBN 2-7298-1269-5).

  • Enzo Lodi, Les saints du calendrier romain avec les propres nationaux d'Afrique du Nord, de Belgique, Canada, France, Luxembourg, Suisse : prier avec les saints dans la liturgie, Montréal, Médiaspaul, 1996, 447 p. (ISBN 978-2-7122-0537-9, lire en ligne [archive]), p. 289.

  • La Lettre de Saint Cyprien (Epistula LXVIII) adressée au pape Étienne Ier nous indique par exemple le premier évêque d'Arles historiquement connu : l'évêque Marcianus :

    « Frère Cyprien à Étienne,
    Notre collègue Faustinus, de Lyon, un frère qui nous est très cher, m'a écrit à deux reprises en me disant que Marcianus qui est à Arles, porte contre les chrétiens repentants la très grave accusation d'hérésie, si bien que les serviteurs de Dieu qui se repentent, souffrent et implorent l'église dans les larmes, les gémissements et la douleur, se voient refusées la consolation et l'aide de la piété divine et de la douceur du Père ; alors qu'ils sont blessés, ils n'ont pas le droit de venir soulager leurs blessures, mais sans espoir d'apaisement et de communion, ils sont laissés en pâture aux loups et jetés en proie au diable. »


  • Jean Molager (trad. du latin), A Donat et La vertu de patience, Paris, Éditions du Cerf, 1982, 264 p. (ISBN 2-204-01885-6).

  • « Le traité Ad Quirinus de Cyprien de Carthage » [archive], sur scribd.com (consulté le 8 juin 2019).

  • Pierre de Labriolle, De l'unité de l'Église catholique, Paris, Éditions du Cerf, 1942, 54 p.

  • Michel Réveillaud, L'Oraison dominicale, Paris, Presses universitaires de France, 1964, 216 p.

  • Louis Bayard, Saint Cyprien : lettres, Namur, Éditions du Soleil Levant, 1961.

  • Jacques Fontaine et Charles Pietri (dir.), Le Monde latin antique et la Bible, Paris, Beauchesne, 1985, 672 p. (ISBN 978-2-7010-1089-2, lire en ligne [archive]), p. 357.

  • Correspondance, tome 1, lettres I-XXXIX, 2e édition, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Collection des universités de France. Série latine : collection Budé », 2003, 198 p. (ISBN 978-2-251-01212-4).

  • Roland Minnerath, « M. Dujarier, L'Église-fraternité 1. Les origines de l'expression « adelphotès- fraternitas » aux trois premiers siècles du christianisme, coll. « Théologies », 1991 », Revue des sciences religieuses, vol. 68, no 3,‎ 1994, p. 374-375 (ISSN 0035-2217, lire en ligne [archive], consulté le 8 juin 2019).

  • « La prière humble et secrète » [archive], sur missionweb.free.fr, 14 octobre 2018 (consulté le 23 mai 2020).

  • « La contemplation dans l'action » [archive], sur jardinierdedieu.fr, 8 octobre 2013 (consulté le 23 mai 2020).

  • Guilelmus Hartel, Sancti Thasci Caecili Cypriani Opera omnia, tome I, Vienne, 1868, p. 17-31

  • Pierre Grimal, « La Confession de saint Cyprien », dans Les Romans grecs et latins, Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade », 1958, p. 1389-1413.

  • Anthony Grafton, Faussaires et critiques, Paris, Les Belles Lettres, 2004, 162 p. (ISBN 978-2-251-38022-3), p. 53-54.

  • Fernand Halleyn, « Le fictif, le vrai et le faux », dans Jan Herman, Fernand Hallyn et Kris Peeters, Le topos du manuscrit trouvé : actes du colloque international, Louvain-Gand, 22-23-24 mai 1997, Louvain, Peeters, 1999 (ISBN 978-9-042-90720-1, lire en ligne [archive]), p. 503-506.

  • L'attribution à Érasme a été soutenue par Friedrich Lezius, « Der Verfasser des pseudocyprianischen Tractates De duplici martyrio : Ein Beitrag zur Charakteristik des Erasmus », Neue Jahrbücher für Deutsche Theologie, IV (1895), p. 95-100 ; par Silvana Seidel Menchi, « Un'opera misconosciuta di Erasmo ? », Rivista storica italiana, XC (1978), p. 709-743 ; et par Neil Adkin, « The Use of Scripture in the Pseudo-Cyprianic De duplici martyrio, Giornale italiano di filologia, no 47, 1995, p. 219-248.

  • Voir recension de l'article de Neil Adkin par François Dolbeau, « Chronica Tertullianea et Cyprianea », Revue des études augustiniennes, no 44,‎ 1998, p. 307-339

  • Jean-Marie Mayeur, Luce Pietri, André Vauchez et Marc Venard, Les Églises d'Orient et d'Occident (432-610) : histoire du christianisme, Paris, Desclée de Brouwer, 1998, 1328 p. (ISBN 978-2-718-90724-6, lire en ligne [archive]), p. 1076.

    1. « Saint Cyprien de Carthage » [archive], sur nominis.cef.fr (consulté le 8 juin 2019).

    Voir aussi

    Sur les autres projets Wikimedia :

    • Cyprien de Carthage, sur Wikisource

    Bibliographie

    • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Cyprien de Carthage » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (lire sur Wikisource)
    • Bruno Chenu, Le Livre des martyrs chrétiens, Paris, Centurion, 1988 (lire en ligne [archive]), p. 95-98.
    • Maurice Jourjon, Cyprien de Carthage, Paris, Éditions ouvrières, 1957.
    • Charles Saumagne, Saint Cyprien, évêque de Carthage, « pape » d'Afrique (248-258), Paris, CNRS, 1975.
    • Adalbert-Gautier Hamman et Martin Steiner, La prière en Afrique chrétienne : Tertullien, Cyprien, Augustin, Paris, Desclée de Brouwer, coll. « Quand vous prierez », 1986, 147 p. (ISBN 978-2-220-02411-0).
    • Vincent Serralda et André Huard, Le Berbère… Lumière de l'Occident, Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1990, 171 p. (ISBN 978-2-7233-0239-5, lire en ligne [archive]).
    • Cyprien de Carthage, La Vertu de la Patience, Paris, Le Laurier, 2004 (ISBN 978-2-86495-205-3).
    • Saint Cyprien, L. Bayard et Jean-Louis Ferrary :
      • Correspondance, tome 1, lettres I-XXXIX, 2e édition, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Collection des universités de France. Série latine : collection Budé », 2003, 198 p. (ISBN 978-2-251-01212-4).
      • Correspondance, tome 2, lettres XL-LXXXXI, 2e édition, Les Belles Lettres, coll. « Collection des universités de France. Série latine : collection Budé », 2003, 563 p. (ISBN 978-2-251-01213-1).
    • Cyprien de carthage, SC 519 - La Jalousie et l'Envie, Paris, Éditions du Cerf, coll. « Sources chrétiennes », 2008, 148 p. (ISBN 978-2-204-08643-1).
    • Cyprien de Carthage, L'unité de l'Eglise, Le Coudray-Macouard, Saint-Léger éditions, coll. « La Manne des Pères », 2018, 92 p. (ISBN 978-2-364-52325-8).

    Article connexe

    • Liste de saints chrétiens d'Afrique du Nord
    • Diocèse de Carthage (avec le liste des évêques)
    • Antiquité tardive
    • Christianisme dans le monde romain
    • Droit canonique
    • Extra Ecclesiam nulla salus (« Hors de l'Église il n'y a pas de salut »)

    Liens externes

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    • « Œuvres et lettres choisies » [archive], sur bibliotheque-monastique.ch (consulté le 10 décembre 2020).
    • « Cyprien (saint) » [archive], sur jesusmarie.free.fr, Dictionnaire de théologie catholique (consulté le 2 mars 2016).
    • « La vie de St Cyprien » [archive], sur unifr.ch (consulté le 6 octobre 2016).
    • « Commentaire de la « Prière du Notre Père » de Saint Cyprien de Carthage » [archive], sur site-catholique.fr (consulté le 23 mai 2020).
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    Qui êtes-vous ?

    Bertrand Fessard de Foucault
    pour correspondre : b.fdef@wanadoo.fr --- né le 9 Avril 1943, marié, fille née le 22 Novembre 2004 -- carrière apparente . . . premier ambassadeur de France au Kazakhstan -- conseiller économique et commercial près les ambassades françaises (Portugal, Bavière, Grèce, Brésil, Autriche)-- ancien élève à l'Ecole nationale d'administration - Institut d'Etudes politiques Paris - école Saint-Louis de Gonzague Paris -- universitaire, agrégatif science politique droit public -- -- projet de notes et entretiens politiques : de grandes fréquentations - 1964 à nos jours - ou la constellation de Gaulle réalité . . . bibliothèque brochée de ma mère (années 1930 à 1960), mes 20.000 livres : histoire, fiction -- journal manuscrit depuis l'été de 1964 jusqu'en 1976, carnets de terrain : plus de 420 de 1975 à 2015 journaux dactylographiés intimes & publics quotidiens : 1973 à 1992, informatisés depuis 1992 : 300ème fichier ouvert 20 Mars 2015 - inédits romanesques : 10 ; poésie : 3 ; essais philosophiques : 1 --- publié par Le Monde 1972 à 1982 & La Croix 1972 à 1997 - Le Calame depuis Mai 2007
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