L’histoire… l’apprendre.
Pas selon des thèmes ou en morceaux choisis ou en graphiques des évolutions
diverses, mais avec des noms propres, des noms de personnes et de lieux, des
dates, des chronologies montrant des coincidences, des successions ou des
indifférences sans chaînes de causalité, des compartimentages dans le temps et
l’espace et les apparences de cloisons étanches… Un de mes/nos professeurs dans
les années de collège justifiait son enseignement comme l’apprentissage de
leçons pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Or, s’il est « quelque
chose » que montre l’histoire apprise, transmise ou approfondie aussi
factuellement que possible, c’est bien que chaque génération ou presque commet
les mêmes erreurs que les précédentes, même si les apparences varient beaucoup
et font croire au contraire à la modernité et à de perpétuelles novations. La
question est d’ailleurs de savoir qui commet ces erreurs : les « chefs »
ou les ouailles, l’opinion publique d’ensemble d’un pays, d’une génération, d’une
« époque » ? Revenir sur le 11-Septembre fait mieux voir nos
réactions face au Daech et à l’Etat islamique : l’incapacité de poser un
diagnostic, d’identifier l’adversaire et plus encore de le combattre, on combat
à côté et le drame devient prétexte. Et l’on n’avance pas. Le hasard d’une
salle d’attente à l’hôpital me donne à parcourir Match n° 3423 du
24 au 30 Décembre 2014. Passionnant reportage sur des Kurdes à la frontière
nord-est de l’Irak ayant résisté à l’Etat islamique et lui faisant des
prisonniers, lesquels revendiquent le martyre et ne sont donc en rien une « monnaie
d’échange ». Il est souligné (il y a dix mois) que la France n’accorde
aucune aide aux Kurdes, alors même qu’elle s’oppose à l’entrée de la Turquie
dans l’Union européenne (c’est moi qui ajoute). Conférence de presse
présidentielle de lundi : Jupiter tonnant… pas un soupçon d’analyse
géostratégique, l’étrangeté qu’Israël ne se sente menacé que par l’Iran (la « tribune »
MERKEL, FH, CAMERON paraissant le lendemain) et nullement par l’Etat islamique,
et rien sur les Kurdes, puisque – quitte à ce que la carte du Proche-Orient se
modifie et qu’apparaisse un nouvel Etat, pas plus horrible que ne le parut la
Russie bolchevique au lendemain de la Grande Guerre parce qu’elle modifiait
toutes les habitudes sur la consistance du pouvoir et de l’Etat – accepter et
aider même la constitution d’un Kurdistan prenant sur quatre des Etats actuels
dont aucun n’est bien sympathique ni loyal, serait probablement le meilleur
allié de l’Europe sur place et le plus efficace combattant de l’extrêmisme
islamiste (et peut-être sioniste…). Je veux vérifier le texte présidentiel. Le
site actuel de l’Elysée n’est plus qu’un recueil de videos. Impossible d’y
trouver ce texte…
Prier… tels
que nous sommes et au point où nous en sommes de notre parcours terrestre,
version d’attente de l’éternité. Toujours notre amour conjugal. Qu’il me soit
retiré, que la foi me tenant de naissance me soit retirée… je m’effondre ?
sans doute, sauf s’il m’est donné de prier pour que cela me soit rendu. Rien
que la prière, son mouvement et ce qu’elle produit de disponibilité et d’écoute
peuvent suffire, si la grâce s’en « mêle »… Paul le converti,
expérience que je n’ai jamais vécu, sauf dans le domaine sentimental (la
conversion à la stabilité et au mariage, scellée par la paternité) : il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance,
n’ayant pas encore la foi. Mon « problème »
dans des moments-carrefour où j’ai sans doute manqué de discernement, a été le
manque d’une foi m’inspirant confiance et abandon. Paul au contraire : la
grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec la foi et avec l’amour
qui est dans le Christ Jésus. [1] Le seul « maître », c’est-à-dire
compagnon d’exemple et de proximité, le Christ, car un avugle pêut-il
guider un autre aveugle ? et nous le
sommes tous pour tous, chacun vis-à-vis de chacun : enlève d’abord la
poutre de ton œil, alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil
de ton frère. Réponse du psalmiste :
tu m’apprends le chemin de la vie… je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
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