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Je ne suis ni religieux ni prêtre – je n’appartiens à aucun mouvement d’aucune confession ni à aucun parti politique. Je ne suis que chrétien. Vous trouverez ci-après – quotidiennement ou presque – une méditation sur les textes de la liturgie du jour de l’Eglise catholique et de fois à autre des essais et rédactions ou de simples esquisses sur ce qui – en moi ou selon d’autres que j’ai rencontrés ou rencontre – a Dieu ou l’attente de Dieu, pour référence. POUR DIALOGUER : b.fdef@wanadoo.fr

mardi 10 janvier 2023

saint Guillaume - si nombreux saints de ce prénom... fête liturgique aujourd'hui

 

Guillaume de Bourges

Guillaume de Bourges
Image illustrative de l’article Guillaume de Bourges
portrait de Saint Guillaume de Bourges.
Saint, archevêque
Naissance 1120
Corbeil
Décès 10 janvier 1209 
Bourges
Nom de naissance Guillaume de Corbeil
Ordre religieux Ordre cistercien
Béatification 1217
par Innocent III
Canonisation 17 mai 1218
par Honorius III
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 10 janvier
Saint patron des armuriers
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Saint Guillaume de Bourges, de son nom de naissance Guillaume de Corbeil, né en 1120, et mort le 10 janvier 1209, est l'archevêque de Bourges de 1199 à 1209. Il est le saint Guillaume du calendrier.

Biographie

Fils de Ferry V de Corbeil et de sa deuxième épouse1, il est un homme « de caractère pieux, voué à l'étude et à la méditation2 ». Élevé par Pierre l'Ermite (?), son oncle (?)3, il s'oriente vite vers les ordres. Il est d'abord chanoine de Soissons puis de Notre-Dame de Paris. Désirant le calme, il devient moine à l'abbaye de Grandmont. Des dissensions étant apparues dans cet ordre, il le quitte pour devenir moine à l'abbaye cistercienne de Pontigny où il reste longtemps avant d'en devenir le prieur. Il devient ensuite abbé de Fontaine-Jean (sur la commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron)3, puis abbé de Chaalis (diocèse de Senlis) en 1187.
Le 23 novembre 1199, à la mort de l'archevêque de Bourges Henri de Sully, il est désigné pour lui succéder par Eudes, frère de Henri de Sully, évêque de Paris et ancien chantre de l'église de Bourges4.

Considéré comme un grand prédicateur, ferme sur les principes à tel point qu'il s'attire la colère du roi Philippe II de France lors du remariage de celui-ci avec Agnès de Méranie5, il combat à la demande du pape Innocent III les hérétiques, et en particulier les cathares. Cependant il tombe malade alors qu'il prépare une croisade contre ces derniers6.

Décès

Il meurt le 10 janvier 1209. Son corps est placé au centre de la cathédrale encore inachevée, où quelques jours plus tôt il célébrait l'épiphanie ; puis dans une chapelle de la crypte que fait bâtir Mahaut, comtesse de Nevers, dame de Donzy, sa petite-nièce (cette crypte abrite à présent la représentation du Saint-Sépulcre de Jésus-Christ). Mahaut fait un don à l'église de Saint-Étienne pour qu'un cierge soit brûlé sur son sépulcre, par une charte datée de juillet 1223 dans laquelle elle qualifie son oncle de Saint Guillaume1.

À la suite d'une série de miracles observés « par son intercession et devant son tombeau »2, Innocent III le béatifie huit ans après sa mort et Honorius III le canonise le 17 mai 12186.

Après la canonisation, son corps est exhumé et exposé sur deux colonnes, derrière le maître-autel, jusqu'en 1562.

Ses reliques seront profanées par les Calvinistes au XVIe siècle puis pendant la Révolution, hormis une côte qui avait été remise au Collège de Navarre à Paris par les chanoines de Bourges, et un os du bras confié à Chaalis6.

Il est le patron de l'université de Paris5 et des Armuriers. Sa fête est célébrée le 10 janvier.

Bibliographie

Œuvres

  • Liber bellorum (vers 1235), trad. Gilbert Dahan : Livre des guerres du Seigneur, et deux homélies, Cerf, 1981, 342 p.

Études

  • Bernard Brossard, Louis Jourdan, La vie de Saint Guillaume, archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine, Lancosme, 2009. Album.

Références


  • Histoire de Berry [archive] Par Gaspard Thaumas de La Thaumassière, 1689. (pp. 309 à 311)

  • Saint Guillaume de Bourges par Roland Narboux [archive]

  • Communes du Loiret - Commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron [archive]

  • Saint Guillaume - Guillaume de Corbeil [archive].

  • Histoire de Saint Guillaume de Bourges [archive]

    1. Martyrologe universel, contenant le texte du martyrologe Romain traduit en Français [archive].

    Liens externes

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    Wikipédia à jour au au 29 décembre 2022 ; consulté pour sa fête liturgique, le 10 Janvier 2023


    Saint Guillaume



    Pour les articles homonymes, voir Guillaume et Saint-Guillaume.

    Saint Guillaume désigne plusieurs saints.

    Le plus célèbre est Guillaume de Gellone ou saint Guilhem, chevalier de Charlemagne, célébré le 28 mai. Mais la Saint-Guillaume correspondant à la fête des prénoms le 10 janvier est Guillaume de Bourges.

    Saints de l'Église latine

    • Guillaume de Gellone (° vers 755 - †812), ou Guillaume d'Aquitaine ou saint Guilhem, duc d'Aquitaine et membre de l'entourage de Charlemagne, construisit un monastère à Gellone (aujourd'hui Saint-Guilhem-le-Désert) dans le diocèse de Lodève ; célébré le 28 mai1 ; le plus célèbre.

    • Guillaume de Volpiano (°962 - †1031), ou Guillaume de Cluny, religieux et réformateur piémontais, devint moine bénédictin à Cluny ; célébré le 1er janvier2.

    • Guillaume de Belmont (IXe siècle), avec Achéric, gentilshommes dégoûtés de l'inutilité de la vie mondaine qui construisirent un ermitage près de l'église de Belmont dans le massif des Vosges ; célébrés le 3 novembre3.

    Saints et bienheureux de l'Église catholique depuis le XIe siècle

    Par ordre chronologique du décès :

    • Guillaume d'Eygliers († 1046), ou Guillaume de Calme, berger au monastère de Calme, étudia au monastère d'Oulx, puis à Avignon, devint prieur de la communauté de Notre-Dame de Calme ; célébré le 31 mars4.

    • Guillaume de Roskild († 1067), d'origine anglaise, aumônier du roi Canut de Danemark, devint évêque de Roskild ; célébré le 2 septembre5.

    • Guillaume d'Hirschau (° début XIe siècle - †1091), abbé d'Hirschau en Bavière ; célébré le 4 juillet6.

    • Guillaume Firmat (1026 - 1103), ermite

    • Guillaume de Montevergine (°1085 - †1142), ou Guillaume de Verceil, moine, abbé de Montevergine en Italie ; célébré le 25 juin7.

    • Guillaume de Saint-Thierry († 1149), bienheureux, abbé clunisien de Saint-Thierry au diocèse de Reims, puis cistercien au monastère de Signy dans les Ardennes ; célébré le 8 septembre8.

    • Guillaume FitzHerbert († 1154), ou Guillaume d'York ou Guillaume de Thwayt, archevêque d'York ; célébré le 8 juin9.

    • Guillaume de Pontoise († 1193), moine anglais d'origine, ami du roi de France Philippe Auguste ; célébré le 10 mai à Pontoise10.

    • Guillaume de Malavalle († 1197), ou Guillaume de Maleval, ermite fondateur d'un monastère près de Valenciennes et prédicateur ; célébré le 10 février11.

    • Guillaume de Norwich (°1125 - †1144), martyr anglais non canonisé ; célébré le 24 mars12.

    • Guillaume de Foggia (XIIe siècle), avec Pérégrin, ermites près de Foggia dans les Pouilles ; célébrés le 26 avril13.

    • Guillaume de Southwark († 1201), martyr anglais en Terre sainte ; célébré localement au diocèse de Southwark le 23 mai14.

    • Guillaume de Paris (°1105 - †1202), ou Guillaume Eskhil, confesseur ; célébré le 6 avril15.

    • Guillaume de Bourges (°1120 - †1209), ou Guillaume du Donjon, archevêque de Bourges, patron de l'université de Paris ; célébré le 10 janvier16.

    • Guillaume Pinchon (milieu XIIe siècle - †1234), ou Guillaume de Saint-Brieuc, évêque de Saint-Brieuc ; célébré localement le 29 juillet17.

    • Guillaume de Neuchâtel (milieu XIIe siècle - †1232), ou Guillaume d'Angleterre ; célébré localement le 29 mars18.

    • Guillaume Arnaud († 1242), bienheureux, inquisiteur dominicain, martyr avec dix compagnons à Avignonet près de Toulouse ; célébré le 29 mai19.

    • Guillaume Greenwood († 1537), ou William Greenwood, bienheureux, opposé au roi Henri VIII, martyr chartreux à Londres ; célébré le 6 juin20.

    • Guillaume Carter († 1584), martyr, condamné à être pendu à Tyburn pour sa fidélité à l'Église catholique romaine, durant la persécution menée par la reine Élisabeth Ire ; célébré le 11 janvier21.

    • Guillaume Saultemonche († 1593), martyr des huguenots à Aubenas dans le Vivarais ; célébré le 7 février22.

    • Guillaume Freeman († 1595), bienheureux, né dans le Yorkshire, prêtre et martyr en Angleterre sous la reine Élisabeth Ire ; célébré le 13 août23.

    • Guillaume Scott († 1612), avec Richard Newport alias Richard Smith, bienheureux, prêtres et martyrs en Angleterre sous Jacques Ier ; célébrés le 30 mai24.

    • Guillaume Tirry (°1608 - †1654), bienheureux, né à Cork, prêtre de l’Ordre des Frères de Saint-Augustin et martyr en Irlande ; célébré le 2 mai25.

    • Guillaume Courtet

    • Guillaume Ireland († 1679), bienheureux, originaire du Lincolnshire en Angleterre, entra dans la Compagnie de Jésus, pendu puis écartelé avec le bienheureux Jean Grove à Tyburn-Londres ; célébré le 24 janvier26.

    • Guillaume Howard († 1680), bienheureux, vicomte de Stafford, martyr à la Tour de Londres sous le roi Charles II d'Angleterre ; célébré le 29 décembre27.

    • Guillaume Apor († 1945) ou Vilmos Apor, bienheureux, prêtre hongrois, « curé des pauvres », nommé évêque de Gyor ; célébré le 2 avril28.

    Lieux et édifices

    • Centre Saint-Guillaume29, aumônerie catholique des étudiants de Sciences Po Paris, appelé ainsi du fait de la localisation du bâtiment principal de l'école au 27 rue Saint-Guillaume.

    • Voir Saint-Guillaume  Ce lien renvoie vers une page d'homonymie

    Notes et références

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Gellone.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Cluny.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saints Achéric et Guillaume.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume d'Eygliers.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Roskild.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume d'Hirschau.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Verceil.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume de St Thierry.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume FitzHerbert.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de FitzHerbert.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Malavalle.

    • books.google.fr [archive] Dictionnaire hagiographique : Saint Guillaume de Norwich.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saints Guillaume et Pérégrin.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Southwark.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume Eskill.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Bourges.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume Pinchon.

    • Yann Dahhaoui et Jean-Daniel Morerod (dir.), Saint-Guillaume de Neuchâtel: nouveaux documents, nouvelles perspectives. Actes du colloque du 11 octobre 2008, Revue historique neuchâteloise 2009, no 4.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Arnaud.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Greenwood.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume Carter.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Saultemonche.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Freeman.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Scott et Richard Newport.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Tirry.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Ireland.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Howard.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Apor.




    1. aumoneriesciencespo.fr [archive] Site officiel du Centre Saint-Guillaume.



    Catégories :

    • Homonymie

    • Saint catholique et orthodoxe

    • Saint catholique (homonyme)

    • La dernière modification de cette page a été faite le 29 décembre 2022 à 13:01.


    wikipédia à jour au 16 décembre 2022 – consulté à la fête liturgique le 10 janvier 2023



    Guillaume de Gellone



    Guillaume de Gellone

    Illustration.
    Guillaume de Gellone par Simon Vouet, vers 1622-1627, musée du Louvre.

    Titre

    Duc d'Aquitaine

    790 – 806

    Prédécesseur

    Chorson de Toulouse

    Successeur

    Warin d'Auvergne

    Marquis de Septimanie

    790 – 806

    Prédécesseur

    aucun

    Successeur

    Bégon de Paris

    Comte de Toulouse

    790 – 806

    Prédécesseur

    Chorson de Toulouse

    Successeur

    Bégon de Paris

    Biographie

    Dynastie

    Wilhelmides

    Date de naissance

    entre 750 et 755

    Date de décès

    814

    Lieu de décès

    Gellone ?

    Sépulture

    Saint-Guilhem-le-Désert

    Père

    Thierry d'Autun

    Mère

    Aude

    Conjoint

    Cunégonde
    Guibourg

    Enfants

    Bera

    Héribert et Bernard
    Gaucelme et Thierry

    Comtes de Toulouse

    modifier  Consultez la documentation du modèle

    Guillaume ou Guilhem de Gellone ou d'Aquitaine, surnommé le Grand (né entre 750 et 755 - mort entre le 28 mai 812 et le 21 mai 8151) est un noble important et une personnalité militaire du royaume d'Aquitaine de l'époque carolingienne. Il fut comte de Toulouse, duc d'Aquitaine et marquis de Septimanie dans les années 790, avant de fonder l'abbaye de Gellone en 804 et de s'y retirer.

    Issu de la famille des Guilhelmides, apparentés aux Pippinides et aux Carolingiens, il grandit certainement à la cour royale franque. Il reçoit d'importantes fonctions de commandement en Aquitaine, en Septimanie et dans la marche d'Espagne, où il conseille le jeune roi d'Aquitaine, Louis, organise la défense du territoire, repousse les incursions musulmanes, et participe à la conquête de Barcelone en 801.

    En 806, il se retire dans l'abbaye qu'il a fondée, sur les conseils de son ami Witiza, fondateur de l'abbaye d'Aniane, le réformateur Benoît. Canonisé par le pape Alexandre II en 10662 sous le nom de saint Guilhem, il est fêté le 28 mai3.

    Guillaume a inspiré au XIIe siècle le personnage de Guillaume d'Orange dans la chanson de geste Guillaume au court nez.

    Biographie

    Jeunesse

    Guillaume naît dans le nord du royaume franc, certainement en Bourgogne, au milieu du VIIIe siècle, entre 750 et 755.

    Son père, Thierry Ier (Théodoric), Comte de Bourg (725-804), peut-être un descendant de Bertrade de Prüm, rattaché à la haute noblesse franque, est un proche des maires du palais : Charles Martel et Pépin le Bref. Il est plusieurs fois comte d'Autun, en Bourgogne, entre 742 et 7504 et sa mère est une fille de Charles Martel, Alda ou Aude.

    Il est donc, à sa naissance, le neveu du nouveau roi des Francs, Pépin le Bref, et le cousin du futur Charlemagne, qui a à peu près son âge. Il passe son enfance à la cour royale. Il épouse, vers 775, sa première femme, une dame franque, Cunégonde de Spolète, vers 775 (dont la mère est Gerberge de Lombardie), puis vers 790, (Wirberge/Witburge).

    L'une des filles de Guillaume a épousé Pépin d'Italie, Carloman - Pépin Ier, fils de Charlemagne (Berthe de Toulouse, fille de Wirberge). Une autre de ses filles a épousé Bernard d'Italie, fils de Pépin d'Italie (Berthe Cunégonde de Géllone dont la mère est Cunégonde de Spolète, d'Austrasie). (Ce qui signifie que Bernard, fils de Pépin Ier, a épousé la demi-sœur de la femme de son père.)

    La défense de l'Aquitaine

    Guillaume d'Aquitaine prend Nîmes en ayant caché ses hommes dans des tonneaux de vin (Bibliothèque de Boulogne-sur-Mer).

    En 781, Charlemagne couronne son troisième fils, Louis, âgé de seulement trois ans, roi de l’Aquitaine, c'est-à-dire des territoires allant de la Loire aux abords de la Garonne, avec la Vasconie, organisée entre la Garonne et le piémont pyrénéen et dont la cité principale est Toulouse, la Septimanie et la marche d'Espagne (actuelle Catalogne) . Il s'agit pour Charlemagne de donner des gages à la noblesse aquitaine, qui n'a été soumise aux Francs qu'en 769 par Pépin le Bref, mais aussi de faire face aux troubles fomentés par le duc des Basques, Loup II, qui secoue l'autorité franque et a provoqué le massacre de Roncevaux en 778. Il s'agit encore de repousser les incursions de musulmans d'Espagne : la Septimanie musulmane, conquise par Pépin le Bref en 759, reste menacée.

    Chorson a été choisi comme comte de Toulouse et duc d'Aquitaine, afin d'aider le jeune Louis à gouverner et assurer la protection du royaume d'Aquitaine. En 785, il fait d'ailleurs la conquête de la ville de Gérone et de sa région, qui est confiée avec Besalu et Empuries au noble goth Rostaing. Mais en 787 ou 788, Chorson est enlevé par les Basques d'Adalric, qui l'oblige à lui prêter un serment de fidélité avant de le relâcher5. Guillaume accompagne Charlemagne, qui poursuit la guerre au sud des Pyrénées et qui fait la conquête d'Urgell et de sa région en 789, intégrée au comté de Toulouse.

    Guillaume comte de Toulouse

    En 790, Charlemagne démet Chorson de ses fonctions et le remplace par son cousin Guillaume. Celui-ci est dès lors le principal responsable de la défense du royaume d'Aquitaine.

    En 793, l'émir de Cordoue Hicham Ier profite que son royaume soit pacifié pour lancer plusieurs guerres saintes contre les royaumes chrétiens du nord de la péninsule. En 791, il vainc à Burbia le roi des Asturies, Bermude Ier. En 793, il regroupe une armée de 100 000 hommes, dont la moitié doit attaquer à nouveau le royaume des Asturies et l'autre moitié le royaume franc. Abd-al-Malik ibn Abd-al-Wahid ibn Mughith, le général d'Hicham Ier, s'empare d'abord de Gérone, puis pénètre en Septimanie dont il ravage le territoire et la ville de Narbonne afin de faire du butin. Bataille de l'Orbiel, Guillaume se porte à sa rencontre et l'affronte près de Carcassonne à Villalier sur les rives de l'Orbiel: il est battu, mais sa résistance acharnée épuise les musulmans, qui doivent battre retraite en Espagne. Les combats se poursuivent de façon sporadique en Septimanie jusqu'en 795, sans que les musulmans parviennent à progresser6. Cette défaite de Guillaume a été minimisée dans les chroniques franques tandis que les auteurs arabes ont insisté sur son importance, notamment sur l'abondance du butin7.

    Les nouvelles offensives dans la marche d'Espagne

    À partir de 796, l'émirat de Cordoue connaît des troubles : profitant de la succession difficile de Hicham Ier, remplacé par son fils al-Hakam Ier, le roi des Asturies Alphonse III passe à l'offensive et s'empare de Lisbonne en 798. La même année, ce sont les oncles d'al-Hakam, Sulayman et Abdallah, qui demandent également l'aide de Charlemagne8. Afin de préparer la conquête, Guillaume convoque à Toulouse une assemblée à laquelle assistent Alphonse II des Asturies et le rebelle musulman Bahlul ibn Marzuq9.

    Les préparatifs de guerre prennent du temps, mais à la fin de l'année 800, Guillaume est aux côtés de Louis d'Aquitaine pour conquérir Barcelone : trois armées, l'une menée par le comte de Gérone, Rostaing, l'autre par Guillaume et la dernière par Louis se rejoignent pour mettre le siège devant la ville. Guillaume reçoit le commandement d'une partie de l'armée chargée de s'établir en territoire musulman, entre Lérida (Lleida, en catalan) et Saragosse, afin d'arrêter les troupes musulmanes qui pourraient venir en renfort depuis Cordoue. Il attaque et pille les villes de Huesca et de Lérida, favorisant également la révolte des Basques de Pampelune, qui s'affranchissent de l'autorité musulmane. Il repousse, à la fin de l'année, une armée de secours près de Saragosse10. En avril 801, le wali musulman de Barcelone, Haroun, ouvre les portes de sa ville aux troupes de Guillaume, qui entre dans la ville avant l'arrivée de Louis d'Aquitaine. La date de cette prise de Barcelone, le 3 ou le 4 avril 801, est discutée11. La ville de Barcelone et sa région, érigée en comté, sont intégrés à la marche d'Espagne et confiés à Bera, le comte de Gérone, de Razès et de Conflent.

    En 804, Guillaume ne semble pas participer aux opérations de conquête menées par Bera afin de consolider les positions franques de la marche d'Espagne, toujours sous la menace d'offensives musulmanes. Ce dernier organise une expédition contre Tarragone et Tortose, mais sa tentative échoue et il est repoussé.

    La fondation de l'abbaye de Gellone

    Parmi les personnalités du royaume d'Aquitaine se trouve un de ses amis d'enfance, Witiza, qui après une carrière militaire, fonda vers 784 une abbaye à Aniane, sur la rive Est de l'Hérault, adoptant alors le nom de Benoît. À son exemple et sur les conseils de Benoît d'Aniane, réformateur de l'ordre bénédictin, Guillaume fonde en 804 des établissements religieux suivant la règle de saint Benoît. Il choisit un lieu assez proche d'Aniane, mais sur la rive nord, dans le vallon de Gellone, qui faisait à l'époque partie du diocèse de Lodève, et y installe la communauté de Saint-Sauveur de Gellone.

    Après la mort de sa deuxième femme, Guibourg, en 806, il s'y retire. Il meurt à Gellone le 28 mai 812 ou 814. L'abbaye reste dans la dépendance des abbés d'Aniane. Autour de l'abbaye a été construit le village, devenu commune, de Saint Guilhem-le-désert.

    Guillaume est un des représentants d'une figure idéaltypique  : le laïc constructeur d'abbaye12.

    L'abbaye d'un roman provençal des plus beaux a malheureusement été amputée de toutes ses décorations lapidaires, vendues à George Grey Barnard et acquises par le Metropolitan Museum. Elles peuvent être admirées aujourd'hui au Cloisters museum.

    Postérité

    La béatification

    saint Guillaume de Gellone
    ou d'Aquitaine

    Image illustrative de l’article Guillaume de Gellone
    Saint Guillaume ermite. Peinture d'Antonio de Pereda, vers 1630 (Académie royale des beaux-arts de San Fernando, Madrid).

    Ordre religieux

    Ordre de Saint-Benoît

    Vénéré à

    Saint-Guilhem-le-Désert

    Béatification

    vénéré dès le début du IXe siècle

    Canonisation

    1066 Rome
    par Alexandre II

    Vénéré par

    Église catholique romaine

    Fête

    28 mai

    Attributs

    équipement de soldat

    Saint patron

    Saint-Guilhem-le-Désert
    Campins

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    Peu de temps après sa mort, Guillaume est l'objet de la vénération de la population locale. L'abbaye attire un grand nombre de pèlerins, en particulier pour ceux qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle par la voie d'Arles. Le corps de Guillaume, placé sous le dallage du narthex, est déplacé dans le chœur, malgré l'opposition de l'abbé d'Aniane. En 1066, le pape Alexandre II proclame la canonisation de saint Guilhem. Son culte se répand, principalement dans l'Hérault, mais également en Espagne, comme à Campins.

    Guillaume est censé avoir accompli plusieurs miracles à Gellone. Ainsi, Guillaume aurait eu le pouvoir d'éloigner le diable. De l'abbaye d'Aniane, Benoît lui envoyait régulièrement des vivres par le seul chemin praticable, nécessitant de franchir les gorges de l'Hérault, mais chaque fois, le diable effrayait les animaux de charge qui tombaient dans le précipice. Guillaume, avec l'aide de Dieu, ordonna au diable de rentrer dans son trou et de n'en plus sortir.

    Dans l'abbaye bénédictine de Gellone, appelée aujourd'hui Saint-Guilhem-le-Désert, se trouve encore le reliquaire en argent, en forme de croix, renfermant un morceau de la Sainte Croix que Charlemagne lui avait offert13.

    Les chansons de geste

    Article détaillé : Guillaume d'Orange (chanson de geste).

    Guillaume est à l'origine du personnage légendaire de Guillaume d'Orange, principal protagoniste d'un cycle de plusieurs chansons de geste narrant la lutte des Francs du sud de l'empire carolingien contre les Sarrasins. Il est connu comme Guillaume au Court Nez, car il aurait eu le bout du nez coupé par l'émir Corsolt lors d'un combat sous les murs de Rome, ou de Guillaume Fierbrace, qui veut dire « bras vaillant ».

    Il descendrait de Garin de Monglane et d'Ermengart, fille de Charles Martel. Tous sont de fiers guerriers ayant combattu les Sarrasins. Cousin de Charlemagne, sa sœur est mariée au roi Louis Ier le Débonnaire. Le sud de la France est alors envahi par les Sarrasins. Guillaume, qui est comte des Marches d'Espagne, les combat victorieusement avec bravoure. Il bat leur plus grand chef, Desramé. Charlemagne le nomme duc de Gothie, de Toulouse et d'Aquitaine. Il prend la ville d'Orange, qui était gouvernée par une princesse sarrasine, Orable, fille de Desramé. Par la suite, Orable se convertit et épouse Guillaume sous le nom chrétien de Guibourg, et la ville devient la résidence du couple. Guillaume subit cependant une terrible défaite face aux Sarrasins à la bataille d'Aliscans, mais il finit par les rejeter définitivement du pays lors d'une seconde bataille au même endroit.

    À l'exception de La Chanson de Guillaume, toutes les chansons sont rattachées au cycle de Guillaume d'Orange. Les textes de ce cycle sont :

    • XIIe siècle :

      • la Chanson de Guillaume ;

      • le Charroi de Nîmes (Li Charrois de Nymes) ;

      • la Prise d'Orange ;

      • le Couronnement de Louis (Coronement Looïs) ;

      • le Moniage Guillaume ;

      • Aliscans ;

    • XIIIe siècle :

      • Aimeri de Narbonne ;

      • Girart de Vienne ;

      • les Enfances Guillaume ;

      • les Enfances Renier.

    Hypothèse juive

    Pour plus d'informations, voir Makhir de Narbonne

    En 1972, l'historien américain Arthur J. Zuckerman présente, dans un livre publié par l'université Columbia, l'hypothèse d'un exilarque des Juifs venus de Bagdad et installés à Narbonne, du nom de Natronaï, également appelé Makhir ou al-Makhiri. Ce personnage, qu'il identifie (sic) à Guillaume de Gellonne, aurait épousé une fille de Pépin le Bref, Alda, et aurait aidé Charlemagne durant les combats de conquête de la Marche d'Espagne. Il serait le fondateur d'une dynastie de rois juifs de Narbonne, qui auraient dirigé la communauté juive de cette ville jusqu'au début du XIVe siècle14. Alexandre Adler, qui reprend cette hypothèse, identifie Saint-Guilhem-le-Désert à un centre d'études rabbiniques (sic) fondé par Guillaume-Makhir15.

    Un débat existe sur la réalité de la superposition des lignages franc et juif de Makhir : certains universitaires (dont Nathaniel L. Taylor16) considèrent cette hypothèse comme erronée du fait du manque de crédibilité des hypothèses de l'existence d'un royaume juif en France méridionale17; d'autres au contraire citent en référence les travaux d'Arthur Zuckerman sans en critiquer le contenu, tenu pour acquis18 .

    Famille

    Ascendance

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Thierry III
    roi des Francs

     

     

































     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bertrade de Prüm

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     





























































     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bernarius

     

    Chrodlindis

     

    Caribert
    comte de Laon


     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     


    Chrotais

     

    Charles Martel

     

    Rotrude

     

    Landrada
    mère de Chrodegang

     

     

     

     

     

    Théoderic
    comte

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Bernard
    comte

     

    Pépin le Bref
    roi des Francs

     

    Hiltrude
    x Odilon de Bavière

     

    Landrade

     

    Alda
    sœur de Landrade
    et d'Hiltrude

     

    Thierry Ier
    comte d'Autun

     

     

     

    Bertrade de Laon
    x Pépin le Bref


     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

    Charlemagne
    roi des Francs
    empereur

     

     

     

    Guillaume
    de Gellone

     

    Alleaume

     

    Theodoen
    comte d'Autun

     

    Abba
    religieuse

     

    Berta
    religieuse


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     




























































    Wala
    comte

     

     

     

     

     

    Chrodlindis

     

    Bernard
    de souche royale

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     


    Mariages et descendance

    De son premier mariage avec Cunégonde naquirent les enfants suivants1,19 :

    • Helmburgis (? - avant 824) ;

    • Héribert (entre 780 et 785 - après 843), qui sera aveuglé en 830 sur ordre de Lothaire, fils de Louis le Pieux ;

    • Bernard (vers 795 - 844), comte de Barcelone et de Gérone (826-832 et 835-844), d'Osona (826), duc de Septimanie et de Gothie (828-832 et 835-844), comte de Toulouse (835-844) et de Carcassonne (837-844) ;

    • Gerberge (? - 834), exécutée à Chalon-sur-Saône en même temps que son demi-frère Gaucelme sur ordre de Lothaire, elle est enfermée dans un tonneau et noyée dans la Saône ;

    • Guicaire et Hildehelm (? - ?), mentionnés une seule fois en 804 dans la charte de fondation de l'abbaye de Gellone20 ;

    • Helimbruc (? - ?), mentionné une seule fois (peut-être s'agit-il d'une mauvaise graphie de Héribert).

    De son second mariage avec Guibourg, il eut1 :

    • Gaucelme (? - 834), comte du Roussillon (812-832), d'Empúries (vers 817-832), de Conflent et de Razès (828-832) ;

    • Thierry ou Théodoric (? - peu après 826), comte d'Autun (? - 826) ;

    • Garnier ou Warner (? - ?), cité uniquement dans le Manuel de Dhuoda ;

    • Rodlinde (? - avant 843), probablement épouse de Wala, abbé de Corbie21.

    Notes et références

    • « Guillaume », fils de Théodoric comte d'Autun, dans Medlands > « Franks, carolingian nobility ».

    • « Guillaume », dans Medlands > « Franks, carolingian nobility ».

    • Voir « Saint Guillaume de Gellone » sur Nominis [archive].

    • Settipani, 1993, p. 173-176.

    • Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire », 1995, 303 p., ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, BNF 35804152), p. 27-28.

    • Gauthier Langlois, « Aux origines de la chanson de geste Guillaume d’Orange : traditions historiques et légendaires musulmanes et chrétiennes autour de la razzia sarrasine de 793 en Languedoc », Les rapports entre les religions, dans le Midi, des origines à nos jours, Actes du 63e Congrès de la Fédération historique Midi-Pyrénées - Castres 2017,‎ 2019, p. 77-93.

    • Philippe Sénac, Les Carolingiens et al-Andalus (VIIIe – IXe siècles), Paris, Maisonneuve & Larose, 2002, 154 p. (ISBN 978-2-7068-1659-8), p. 64-69.

    • (ca) Ramon d'Abadal i de Vinyals, El domini carolingi a Catalunya, Institut d'Estudis Catalans, 1986, p. 86-92.

    • (es) Luis Suárez Fernández, Historia de España Antigua y media, Ediciones Rialp, p. 186-188.

    • (en) Paul E. Chevedden, « The Hybrid Trebuchet: The Halfway Step to the Counterweight Trebuchet », On the Social Origins of Medieval Institutions, Brill, Leyde, 1998, p. 185.

    • Josep Maria Salrach, « Guillaume et Barcelone : la formation de la Marche hispanique », Entre histoire et épopée. les Guillaume d'Orange,‎ 2006, p. 25-44 (lire en ligne [archive]).

    • Dominique Iogna-Prat, « La figure idéale du laïc constructeur (Languedoc, Aquitaine, Île-de-France, XIe – XIIe siècles) », Entre histoire et épopée. Les Guillaume dOrange (IXe – XIIIe siècles). Hommage à Claudie Amado,‎ 2006, p. 85-115 (lire en ligne [archive]).

    • Réf. Mabillon, sect. Ben. 41, p. 88 ; Henschénius, Diss., p. 448 ; Bulteau, p. 367, et l'Histoire générale de Languedoc, par les Bénédictins, I, 9.

    • Gérard Nahon, « Arthur J. Zuckerman, A Jewish Princedom in Feudal France, 768-900 », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 30e année, no 2-3, 1975, p. 363-364.

    • Alexandre Adler, Le Peuple-Monde. Destins d'Israël, Albin Michel, Paris, 2011.

    • Nathaniel Taylor, « Saint William, King David and Makhir », The American Genealogist, juillet-octobre 1997, p. 205-223.

    • Aryeh Graboïs, « I. Une principauté juive dans la France du Midi à l'époque carolingienne ? », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 85, no 112,‎ 1973, p. 191–202 (ISSN 0003-4398, DOI 10.3406/anami.1973.4805, lire en ligne [archive], consulté le 28 janvier 2022).

    • Elisha Russ-Fishbane, « Noble House: Jewish Descendants of King David in the Medieval Islamic East. By Arnold E. Franklin. », Jewish History, vol. 28, no 2,‎ 9 avril 2014, p. 215–219 (ISSN 0334-701X et 1572-8579, DOI 10.1007/s10835-014-9203-4, lire en ligne [archive], consulté le 28 janvier 2022).

    • On trouve parfois dans cette liste le comte Bera. Celui-ci, dans une charte de l'abbaye d'Alet datée des environs de 813, mentionne que son défunt père portait le nom de Guillaume. Le rapprochement avec Guillaume de Gellone a été fait par dom Vaissète, auteur de l’Histoire générale de Languedoc, suivi par plusieurs auteurs, mais est actuellement contesté (Jean Alain Sipra, Le Comte Béra, marquis de Gothie, 1998 (lire en ligne [archive])).

    • Est-ce que cela veut dire que la charte de fondation est encore disponible ?

    1. Paschase Radbert, le biographie et confident de Wala, affirme que « Wala épousa la sœur d'un tyran en fonction en Espagne, fils d'un duc de la plus haute noblesse, plus jeune de lui d'une génération et ayant un frère aveuglé ». Les historiens s'accordent à voir en ce tyran Bernard de Septimanie, frère d'Héribert (aveuglé en 834) et fils de Guillaume de Gellone (Riché 1983, p. 143 et Settipani 1993, p. 357).

    Voir aussi

    Iconographie

    • 1627 av - Saint Guillaume d'Aquitaine alias Guilhem de Gellone, par Simon Vouet, hst, musée du Louvre, Paris.

    Bibliographie

    • [Alzieu 1992] Gérard Alzieu, Saint Guilhem de Gellone, Montpellier, 1992.

    • [Dehoux 2014] Esther Dehoux, Saints guerriers : Georges, Guillaume, Maurice et Michel dans la France médiévale (XIe et XIIIe siècles), Rennes, PUR, 2014.

    • [Devic et Vaissète 1733] Dom Claude Devic et dom Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, t. 2, Paris, impr. Jacques Vincent, 1733, sur books.google.fr (lire en ligne [archive]).

    • « Origine de S. Guillaume de Gellone. Histoire de sa famille », dans Claude Devic, Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, Édouard Privat libraire-éditeur, Toulouse, 1875, tome 2, p. 272-277 (lire en ligne) [archive].

    • Laurent Macé (éd), Entre histoire et épopée. Les Guillaume d'Orange (IXe et XIIIe siècles). Hommage à Claudie Amado, Toulouse, Méridiennes, 2006, 330 p. (ISBN 2-912025-25-7, lire en ligne [archive]).

    • [Martinet 1994] Suzanne Martinet, Laon promontoire sacré des druides au IXe siècle, 1994. (sur la descendance).

    • [Nougaret 2004] Jean Nougaret, « De Guillaume d'Orange à saint Guilhem de Gellone : essai sur une iconographie à définir », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, no 35,‎ 2004-2005, p. 69-85 (résumé [archive], lire en ligne [archive] [PDF], consulté le 19 août 2016).

    • [Riché 1983] Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe, Paris, Hachette, coll. « Pluriel », 1983 (réimpr. 1997), 490 p. (ISBN 2-01-278851-3, présentation en ligne [archive]).

    • [Schneider 2013] Laurent Schneider, « Le Languedoc méditerranéen », Arts sacrés, no 4 (hors-série),‎ 2013.

    • [Sénac 2015] Philippe Sénac, Charlemagne et Mahomet : en Espagne (VIIIe et IXe siècles), Paris, Gallimard, coll. « Folio », 2015 (ISBN 978-2-07-035794-9).

    • [Settipani 1993] Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens (Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France, vol. 1), Villeneuve-d'Ascq, éd. Patrick van Kerrebrouck, 1993, 545 p. (ISBN 978-2-95015-093-6).

    Articles connexes

    • Généalogie des Carolingiens

    • Saint-Guilhem-le-Désert

    • Abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert

    Liens externes

    • Ressource relative aux beaux-arts

    •  :

    • (de + en + la) Sandrart.net

    • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes

    •  :

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      • Gemeinsame Normdatei

      • Bibliothèque royale des Pays-Bas

      • Bibliothèque nationale de Pologne

      • Bibliothèque nationale d’Israël

      • Bibliothèque nationale tchèque

      • WorldCat

    • (en) Charles Cawley, « Guillaume » [archive], dans « Franks, carolingian nobility », ch. 1 : « Carolingian nobility in France », section J : « Families of Nibelung, Childebrand and Theoderic », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy).

    • (en) Charles Cawley, « Guillaume » [archive], dans « Toulouse, kings, dukes & counts », ch. 2 : « Dukes, marquis of Septimania (Gothie) », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy).

    • Des monts d’Aubrac aux garrigues du Languedoc : origine du chemin de Saint-Guilhem et rôle de Guillaume de Gellone [archive], Le chemin de Saint-Guilhem

    • « Guillaume de Gellone, soldat guerrier d'abord… » [archive], sur st-guilhem-le-desert.com.

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    • Personnalité militaire du IXe siècle

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    Wikipédia à jour au au 29 décembre 2022 ; consulté pour sa fête liturgique, le 10 Janvier 2023


    Saint Guillaume



    Pour les articles homonymes, voir Guillaume et Saint-Guillaume.

    Saint Guillaume désigne plusieurs saints.

    Le plus célèbre est Guillaume de Gellone ou saint Guilhem, chevalier de Charlemagne, célébré le 28 mai. Mais la Saint-Guillaume correspondant à la fête des prénoms le 10 janvier est Guillaume de Bourges.

    Saints de l'Église latine

    • Guillaume de Gellone (° vers 755 - †812), ou Guillaume d'Aquitaine ou saint Guilhem, duc d'Aquitaine et membre de l'entourage de Charlemagne, construisit un monastère à Gellone (aujourd'hui Saint-Guilhem-le-Désert) dans le diocèse de Lodève ; célébré le 28 mai1 ; le plus célèbre.

    • Guillaume de Volpiano (°962 - †1031), ou Guillaume de Cluny, religieux et réformateur piémontais, devint moine bénédictin à Cluny ; célébré le 1er janvier2.

    • Guillaume de Belmont (IXe siècle), avec Achéric, gentilshommes dégoûtés de l'inutilité de la vie mondaine qui construisirent un ermitage près de l'église de Belmont dans le massif des Vosges ; célébrés le 3 novembre3.

    Saints et bienheureux de l'Église catholique depuis le XIe siècle

    Par ordre chronologique du décès :

    • Guillaume d'Eygliers († 1046), ou Guillaume de Calme, berger au monastère de Calme, étudia au monastère d'Oulx, puis à Avignon, devint prieur de la communauté de Notre-Dame de Calme ; célébré le 31 mars4.

    • Guillaume de Roskild († 1067), d'origine anglaise, aumônier du roi Canut de Danemark, devint évêque de Roskild ; célébré le 2 septembre5.

    • Guillaume d'Hirschau (° début XIe siècle - †1091), abbé d'Hirschau en Bavière ; célébré le 4 juillet6.

    • Guillaume Firmat (1026 - 1103), ermite

    • Guillaume de Montevergine (°1085 - †1142), ou Guillaume de Verceil, moine, abbé de Montevergine en Italie ; célébré le 25 juin7.

    • Guillaume de Saint-Thierry († 1149), bienheureux, abbé clunisien de Saint-Thierry au diocèse de Reims, puis cistercien au monastère de Signy dans les Ardennes ; célébré le 8 septembre8.

    • Guillaume FitzHerbert († 1154), ou Guillaume d'York ou Guillaume de Thwayt, archevêque d'York ; célébré le 8 juin9.

    • Guillaume de Pontoise († 1193), moine anglais d'origine, ami du roi de France Philippe Auguste ; célébré le 10 mai à Pontoise10.

    • Guillaume de Malavalle († 1197), ou Guillaume de Maleval, ermite fondateur d'un monastère près de Valenciennes et prédicateur ; célébré le 10 février11.

    • Guillaume de Norwich (°1125 - †1144), martyr anglais non canonisé ; célébré le 24 mars12.

    • Guillaume de Foggia (XIIe siècle), avec Pérégrin, ermites près de Foggia dans les Pouilles ; célébrés le 26 avril13.

    • Guillaume de Southwark († 1201), martyr anglais en Terre sainte ; célébré localement au diocèse de Southwark le 23 mai14.

    • Guillaume de Paris (°1105 - †1202), ou Guillaume Eskhil, confesseur ; célébré le 6 avril15.

    • Guillaume de Bourges (°1120 - †1209), ou Guillaume du Donjon, archevêque de Bourges, patron de l'université de Paris ; célébré le 10 janvier16.

    • Guillaume Pinchon (milieu XIIe siècle - †1234), ou Guillaume de Saint-Brieuc, évêque de Saint-Brieuc ; célébré localement le 29 juillet17.

    • Guillaume de Neuchâtel (milieu XIIe siècle - †1232), ou Guillaume d'Angleterre ; célébré localement le 29 mars18.

    • Guillaume Arnaud († 1242), bienheureux, inquisiteur dominicain, martyr avec dix compagnons à Avignonet près de Toulouse ; célébré le 29 mai19.

    • Guillaume Greenwood († 1537), ou William Greenwood, bienheureux, opposé au roi Henri VIII, martyr chartreux à Londres ; célébré le 6 juin20.

    • Guillaume Carter († 1584), martyr, condamné à être pendu à Tyburn pour sa fidélité à l'Église catholique romaine, durant la persécution menée par la reine Élisabeth Ire ; célébré le 11 janvier21.

    • Guillaume Saultemonche († 1593), martyr des huguenots à Aubenas dans le Vivarais ; célébré le 7 février22.

    • Guillaume Freeman († 1595), bienheureux, né dans le Yorkshire, prêtre et martyr en Angleterre sous la reine Élisabeth Ire ; célébré le 13 août23.

    • Guillaume Scott († 1612), avec Richard Newport alias Richard Smith, bienheureux, prêtres et martyrs en Angleterre sous Jacques Ier ; célébrés le 30 mai24.

    • Guillaume Tirry (°1608 - †1654), bienheureux, né à Cork, prêtre de l’Ordre des Frères de Saint-Augustin et martyr en Irlande ; célébré le 2 mai25.

    • Guillaume Courtet

    • Guillaume Ireland († 1679), bienheureux, originaire du Lincolnshire en Angleterre, entra dans la Compagnie de Jésus, pendu puis écartelé avec le bienheureux Jean Grove à Tyburn-Londres ; célébré le 24 janvier26.

    • Guillaume Howard († 1680), bienheureux, vicomte de Stafford, martyr à la Tour de Londres sous le roi Charles II d'Angleterre ; célébré le 29 décembre27.

    • Guillaume Apor († 1945) ou Vilmos Apor, bienheureux, prêtre hongrois, « curé des pauvres », nommé évêque de Gyor ; célébré le 2 avril28.

    Lieux et édifices

    • Centre Saint-Guillaume29, aumônerie catholique des étudiants de Sciences Po Paris, appelé ainsi du fait de la localisation du bâtiment principal de l'école au 27 rue Saint-Guillaume.

    • Voir Saint-Guillaume  Ce lien renvoie vers une page d'homonymie

    Notes et références

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Gellone.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Cluny.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saints Achéric et Guillaume.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume d'Eygliers.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Roskild.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume d'Hirschau.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Verceil.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume de St Thierry.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume FitzHerbert.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de FitzHerbert.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Malavalle.

    • books.google.fr [archive] Dictionnaire hagiographique : Saint Guillaume de Norwich.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saints Guillaume et Pérégrin.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Southwark.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume Eskill.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume de Bourges.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume Pinchon.

    • Yann Dahhaoui et Jean-Daniel Morerod (dir.), Saint-Guillaume de Neuchâtel: nouveaux documents, nouvelles perspectives. Actes du colloque du 11 octobre 2008, Revue historique neuchâteloise 2009, no 4.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Arnaud.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Greenwood.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Saint Guillaume Carter.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Saultemonche.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Freeman.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Scott et Richard Newport.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Tirry.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Ireland.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Howard.

    • nominis.cef.fr [archive] Nominis : Bienheureux Guillaume Apor.




    1. aumoneriesciencespo.fr [archive] Site officiel du Centre Saint-Guillaume.



    Catégories :

    • Homonymie

    • Saint catholique et orthodoxe

    • Saint catholique (homonyme)

    • La dernière modification de cette page a été faite le 29 décembre 2022 à 13:01.


    wikipédia à jour au 16 décembre 2022 – consulté à la fête liturgique le 10 janvier 2023



    Guillaume de Gellone



    Guillaume de Gellone

    Illustration.
    Guillaume de Gellone par Simon Vouet, vers 1622-1627, musée du Louvre.

    Titre

    Duc d'Aquitaine

    790 – 806

    Prédécesseur

    Chorson de Toulouse

    Successeur

    Warin d'Auvergne

    Marquis de Septimanie

    790 – 806

    Prédécesseur

    aucun

    Successeur

    Bégon de Paris

    Comte de Toulouse

    790 – 806

    Prédécesseur

    Chorson de Toulouse

    Successeur

    Bégon de Paris

    Biographie

    Dynastie

    Wilhelmides

    Date de naissance

    entre 750 et 755

    Date de décès

    814

    Lieu de décès

    Gellone ?

    Sépulture

    Saint-Guilhem-le-Désert

    Père

    Thierry d'Autun

    Mère

    Aude

    Conjoint

    Cunégonde
    Guibourg

    Enfants

    Bera

    Héribert et Bernard
    Gaucelme et Thierry

    Comtes de Toulouse

    modifier  Consultez la documentation du modèle

    Guillaume ou Guilhem de Gellone ou d'Aquitaine, surnommé le Grand (né entre 750 et 755 - mort entre le 28 mai 812 et le 21 mai 8151) est un noble important et une personnalité militaire du royaume d'Aquitaine de l'époque carolingienne. Il fut comte de Toulouse, duc d'Aquitaine et marquis de Septimanie dans les années 790, avant de fonder l'abbaye de Gellone en 804 et de s'y retirer.

    Issu de la famille des Guilhelmides, apparentés aux Pippinides et aux Carolingiens, il grandit certainement à la cour royale franque. Il reçoit d'importantes fonctions de commandement en Aquitaine, en Septimanie et dans la marche d'Espagne, où il conseille le jeune roi d'Aquitaine, Louis, organise la défense du territoire, repousse les incursions musulmanes, et participe à la conquête de Barcelone en 801.

    En 806, il se retire dans l'abbaye qu'il a fondée, sur les conseils de son ami Witiza, fondateur de l'abbaye d'Aniane, le réformateur Benoît. Canonisé par le pape Alexandre II en 10662 sous le nom de saint Guilhem, il est fêté le 28 mai3.

    Guillaume a inspiré au XIIe siècle le personnage de Guillaume d'Orange dans la chanson de geste Guillaume au court nez.

    Biographie

    Jeunesse

    Guillaume naît dans le nord du royaume franc, certainement en Bourgogne, au milieu du VIIIe siècle, entre 750 et 755.

    Son père, Thierry Ier (Théodoric), Comte de Bourg (725-804), peut-être un descendant de Bertrade de Prüm, rattaché à la haute noblesse franque, est un proche des maires du palais : Charles Martel et Pépin le Bref. Il est plusieurs fois comte d'Autun, en Bourgogne, entre 742 et 7504 et sa mère est une fille de Charles Martel, Alda ou Aude.

    Il est donc, à sa naissance, le neveu du nouveau roi des Francs, Pépin le Bref, et le cousin du futur Charlemagne, qui a à peu près son âge. Il passe son enfance à la cour royale. Il épouse, vers 775, sa première femme, une dame franque, Cunégonde de Spolète, vers 775 (dont la mère est Gerberge de Lombardie), puis vers 790, (Wirberge/Witburge).

    L'une des filles de Guillaume a épousé Pépin d'Italie, Carloman - Pépin Ier, fils de Charlemagne (Berthe de Toulouse, fille de Wirberge). Une autre de ses filles a épousé Bernard d'Italie, fils de Pépin d'Italie (Berthe Cunégonde de Géllone dont la mère est Cunégonde de Spolète, d'Austrasie). (Ce qui signifie que Bernard, fils de Pépin Ier, a épousé la demi-sœur de la femme de son père.)

    La défense de l'Aquitaine

    Guillaume d'Aquitaine prend Nîmes en ayant caché ses hommes dans des tonneaux de vin (Bibliothèque de Boulogne-sur-Mer).

    En 781, Charlemagne couronne son troisième fils, Louis, âgé de seulement trois ans, roi de l’Aquitaine, c'est-à-dire des territoires allant de la Loire aux abords de la Garonne, avec la Vasconie, organisée entre la Garonne et le piémont pyrénéen et dont la cité principale est Toulouse, la Septimanie et la marche d'Espagne (actuelle Catalogne) . Il s'agit pour Charlemagne de donner des gages à la noblesse aquitaine, qui n'a été soumise aux Francs qu'en 769 par Pépin le Bref, mais aussi de faire face aux troubles fomentés par le duc des Basques, Loup II, qui secoue l'autorité franque et a provoqué le massacre de Roncevaux en 778. Il s'agit encore de repousser les incursions de musulmans d'Espagne : la Septimanie musulmane, conquise par Pépin le Bref en 759, reste menacée.

    Chorson a été choisi comme comte de Toulouse et duc d'Aquitaine, afin d'aider le jeune Louis à gouverner et assurer la protection du royaume d'Aquitaine. En 785, il fait d'ailleurs la conquête de la ville de Gérone et de sa région, qui est confiée avec Besalu et Empuries au noble goth Rostaing. Mais en 787 ou 788, Chorson est enlevé par les Basques d'Adalric, qui l'oblige à lui prêter un serment de fidélité avant de le relâcher5. Guillaume accompagne Charlemagne, qui poursuit la guerre au sud des Pyrénées et qui fait la conquête d'Urgell et de sa région en 789, intégrée au comté de Toulouse.

    Guillaume comte de Toulouse

    En 790, Charlemagne démet Chorson de ses fonctions et le remplace par son cousin Guillaume. Celui-ci est dès lors le principal responsable de la défense du royaume d'Aquitaine.

    En 793, l'émir de Cordoue Hicham Ier profite que son royaume soit pacifié pour lancer plusieurs guerres saintes contre les royaumes chrétiens du nord de la péninsule. En 791, il vainc à Burbia le roi des Asturies, Bermude Ier. En 793, il regroupe une armée de 100 000 hommes, dont la moitié doit attaquer à nouveau le royaume des Asturies et l'autre moitié le royaume franc. Abd-al-Malik ibn Abd-al-Wahid ibn Mughith, le général d'Hicham Ier, s'empare d'abord de Gérone, puis pénètre en Septimanie dont il ravage le territoire et la ville de Narbonne afin de faire du butin. Bataille de l'Orbiel, Guillaume se porte à sa rencontre et l'affronte près de Carcassonne à Villalier sur les rives de l'Orbiel: il est battu, mais sa résistance acharnée épuise les musulmans, qui doivent battre retraite en Espagne. Les combats se poursuivent de façon sporadique en Septimanie jusqu'en 795, sans que les musulmans parviennent à progresser6. Cette défaite de Guillaume a été minimisée dans les chroniques franques tandis que les auteurs arabes ont insisté sur son importance, notamment sur l'abondance du butin7.

    Les nouvelles offensives dans la marche d'Espagne

    À partir de 796, l'émirat de Cordoue connaît des troubles : profitant de la succession difficile de Hicham Ier, remplacé par son fils al-Hakam Ier, le roi des Asturies Alphonse III passe à l'offensive et s'empare de Lisbonne en 798. La même année, ce sont les oncles d'al-Hakam, Sulayman et Abdallah, qui demandent également l'aide de Charlemagne8. Afin de préparer la conquête, Guillaume convoque à Toulouse une assemblée à laquelle assistent Alphonse II des Asturies et le rebelle musulman Bahlul ibn Marzuq9.

    Les préparatifs de guerre prennent du temps, mais à la fin de l'année 800, Guillaume est aux côtés de Louis d'Aquitaine pour conquérir Barcelone : trois armées, l'une menée par le comte de Gérone, Rostaing, l'autre par Guillaume et la dernière par Louis se rejoignent pour mettre le siège devant la ville. Guillaume reçoit le commandement d'une partie de l'armée chargée de s'établir en territoire musulman, entre Lérida (Lleida, en catalan) et Saragosse, afin d'arrêter les troupes musulmanes qui pourraient venir en renfort depuis Cordoue. Il attaque et pille les villes de Huesca et de Lérida, favorisant également la révolte des Basques de Pampelune, qui s'affranchissent de l'autorité musulmane. Il repousse, à la fin de l'année, une armée de secours près de Saragosse10. En avril 801, le wali musulman de Barcelone, Haroun, ouvre les portes de sa ville aux troupes de Guillaume, qui entre dans la ville avant l'arrivée de Louis d'Aquitaine. La date de cette prise de Barcelone, le 3 ou le 4 avril 801, est discutée11. La ville de Barcelone et sa région, érigée en comté, sont intégrés à la marche d'Espagne et confiés à Bera, le comte de Gérone, de Razès et de Conflent.

    En 804, Guillaume ne semble pas participer aux opérations de conquête menées par Bera afin de consolider les positions franques de la marche d'Espagne, toujours sous la menace d'offensives musulmanes. Ce dernier organise une expédition contre Tarragone et Tortose, mais sa tentative échoue et il est repoussé.

    La fondation de l'abbaye de Gellone

    Parmi les personnalités du royaume d'Aquitaine se trouve un de ses amis d'enfance, Witiza, qui après une carrière militaire, fonda vers 784 une abbaye à Aniane, sur la rive Est de l'Hérault, adoptant alors le nom de Benoît. À son exemple et sur les conseils de Benoît d'Aniane, réformateur de l'ordre bénédictin, Guillaume fonde en 804 des établissements religieux suivant la règle de saint Benoît. Il choisit un lieu assez proche d'Aniane, mais sur la rive nord, dans le vallon de Gellone, qui faisait à l'époque partie du diocèse de Lodève, et y installe la communauté de Saint-Sauveur de Gellone.

    Après la mort de sa deuxième femme, Guibourg, en 806, il s'y retire. Il meurt à Gellone le 28 mai 812 ou 814. L'abbaye reste dans la dépendance des abbés d'Aniane. Autour de l'abbaye a été construit le village, devenu commune, de Saint Guilhem-le-désert.

    Guillaume est un des représentants d'une figure idéaltypique  : le laïc constructeur d'abbaye12.

    L'abbaye d'un roman provençal des plus beaux a malheureusement été amputée de toutes ses décorations lapidaires, vendues à George Grey Barnard et acquises par le Metropolitan Museum. Elles peuvent être admirées aujourd'hui au Cloisters museum.

    Postérité

    La béatification

    saint Guillaume de Gellone
    ou d'Aquitaine

    Image illustrative de l’article Guillaume de Gellone
    Saint Guillaume ermite. Peinture d'Antonio de Pereda, vers 1630 (Académie royale des beaux-arts de San Fernando, Madrid).

    Ordre religieux

    Ordre de Saint-Benoît

    Vénéré à

    Saint-Guilhem-le-Désert

    Béatification

    vénéré dès le début du IXe siècle

    Canonisation

    1066 Rome
    par Alexandre II

    Vénéré par

    Église catholique romaine

    Fête

    28 mai

    Attributs

    équipement de soldat

    Saint patron

    Saint-Guilhem-le-Désert
    Campins

    modifier  Consultez la documentation du modèle

    Peu de temps après sa mort, Guillaume est l'objet de la vénération de la population locale. L'abbaye attire un grand nombre de pèlerins, en particulier pour ceux qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle par la voie d'Arles. Le corps de Guillaume, placé sous le dallage du narthex, est déplacé dans le chœur, malgré l'opposition de l'abbé d'Aniane. En 1066, le pape Alexandre II proclame la canonisation de saint Guilhem. Son culte se répand, principalement dans l'Hérault, mais également en Espagne, comme à Campins.

    Guillaume est censé avoir accompli plusieurs miracles à Gellone. Ainsi, Guillaume aurait eu le pouvoir d'éloigner le diable. De l'abbaye d'Aniane, Benoît lui envoyait régulièrement des vivres par le seul chemin praticable, nécessitant de franchir les gorges de l'Hérault, mais chaque fois, le diable effrayait les animaux de charge qui tombaient dans le précipice. Guillaume, avec l'aide de Dieu, ordonna au diable de rentrer dans son trou et de n'en plus sortir.

    Dans l'abbaye bénédictine de Gellone, appelée aujourd'hui Saint-Guilhem-le-Désert, se trouve encore le reliquaire en argent, en forme de croix, renfermant un morceau de la Sainte Croix que Charlemagne lui avait offert13.

    Les chansons de geste

    Article détaillé : Guillaume d'Orange (chanson de geste).

    Guillaume est à l'origine du personnage légendaire de Guillaume d'Orange, principal protagoniste d'un cycle de plusieurs chansons de geste narrant la lutte des Francs du sud de l'empire carolingien contre les Sarrasins. Il est connu comme Guillaume au Court Nez, car il aurait eu le bout du nez coupé par l'émir Corsolt lors d'un combat sous les murs de Rome, ou de Guillaume Fierbrace, qui veut dire « bras vaillant ».

    Il descendrait de Garin de Monglane et d'Ermengart, fille de Charles Martel. Tous sont de fiers guerriers ayant combattu les Sarrasins. Cousin de Charlemagne, sa sœur est mariée au roi Louis Ier le Débonnaire. Le sud de la France est alors envahi par les Sarrasins. Guillaume, qui est comte des Marches d'Espagne, les combat victorieusement avec bravoure. Il bat leur plus grand chef, Desramé. Charlemagne le nomme duc de Gothie, de Toulouse et d'Aquitaine. Il prend la ville d'Orange, qui était gouvernée par une princesse sarrasine, Orable, fille de Desramé. Par la suite, Orable se convertit et épouse Guillaume sous le nom chrétien de Guibourg, et la ville devient la résidence du couple. Guillaume subit cependant une terrible défaite face aux Sarrasins à la bataille d'Aliscans, mais il finit par les rejeter définitivement du pays lors d'une seconde bataille au même endroit.

    À l'exception de La Chanson de Guillaume, toutes les chansons sont rattachées au cycle de Guillaume d'Orange. Les textes de ce cycle sont :

    • XIIe siècle :

      • la Chanson de Guillaume ;

      • le Charroi de Nîmes (Li Charrois de Nymes) ;

      • la Prise d'Orange ;

      • le Couronnement de Louis (Coronement Looïs) ;

      • le Moniage Guillaume ;

      • Aliscans ;

    • XIIIe siècle :

      • Aimeri de Narbonne ;

      • Girart de Vienne ;

      • les Enfances Guillaume ;

      • les Enfances Renier.

    Hypothèse juive

    Pour plus d'informations, voir Makhir de Narbonne

    En 1972, l'historien américain Arthur J. Zuckerman présente, dans un livre publié par l'université Columbia, l'hypothèse d'un exilarque des Juifs venus de Bagdad et installés à Narbonne, du nom de Natronaï, également appelé Makhir ou al-Makhiri. Ce personnage, qu'il identifie (sic) à Guillaume de Gellonne, aurait épousé une fille de Pépin le Bref, Alda, et aurait aidé Charlemagne durant les combats de conquête de la Marche d'Espagne. Il serait le fondateur d'une dynastie de rois juifs de Narbonne, qui auraient dirigé la communauté juive de cette ville jusqu'au début du XIVe siècle14. Alexandre Adler, qui reprend cette hypothèse, identifie Saint-Guilhem-le-Désert à un centre d'études rabbiniques (sic) fondé par Guillaume-Makhir15.

    Un débat existe sur la réalité de la superposition des lignages franc et juif de Makhir : certains universitaires (dont Nathaniel L. Taylor16) considèrent cette hypothèse comme erronée du fait du manque de crédibilité des hypothèses de l'existence d'un royaume juif en France méridionale17; d'autres au contraire citent en référence les travaux d'Arthur Zuckerman sans en critiquer le contenu, tenu pour acquis18 .

    Famille

    Ascendance

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Thierry III
    roi des Francs

     

     

































     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bertrade de Prüm

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     





























































     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bernarius

     

    Chrodlindis

     

    Caribert
    comte de Laon


     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     


    Chrotais

     

    Charles Martel

     

    Rotrude

     

    Landrada
    mère de Chrodegang

     

     

     

     

     

    Théoderic
    comte

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Bernard
    comte

     

    Pépin le Bref
    roi des Francs

     

    Hiltrude
    x Odilon de Bavière

     

    Landrade

     

    Alda
    sœur de Landrade
    et d'Hiltrude

     

    Thierry Ier
    comte d'Autun

     

     

     

    Bertrade de Laon
    x Pépin le Bref


     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

    Charlemagne
    roi des Francs
    empereur

     

     

     

    Guillaume
    de Gellone

     

    Alleaume

     

    Theodoen
    comte d'Autun

     

    Abba
    religieuse

     

    Berta
    religieuse


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     




























































    Wala
    comte

     

     

     

     

     

    Chrodlindis

     

    Bernard
    de souche royale

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     


    Mariages et descendance

    De son premier mariage avec Cunégonde naquirent les enfants suivants1,19 :

    • Helmburgis (? - avant 824) ;

    • Héribert (entre 780 et 785 - après 843), qui sera aveuglé en 830 sur ordre de Lothaire, fils de Louis le Pieux ;

    • Bernard (vers 795 - 844), comte de Barcelone et de Gérone (826-832 et 835-844), d'Osona (826), duc de Septimanie et de Gothie (828-832 et 835-844), comte de Toulouse (835-844) et de Carcassonne (837-844) ;

    • Gerberge (? - 834), exécutée à Chalon-sur-Saône en même temps que son demi-frère Gaucelme sur ordre de Lothaire, elle est enfermée dans un tonneau et noyée dans la Saône ;

    • Guicaire et Hildehelm (? - ?), mentionnés une seule fois en 804 dans la charte de fondation de l'abbaye de Gellone20 ;

    • Helimbruc (? - ?), mentionné une seule fois (peut-être s'agit-il d'une mauvaise graphie de Héribert).

    De son second mariage avec Guibourg, il eut1 :

    • Gaucelme (? - 834), comte du Roussillon (812-832), d'Empúries (vers 817-832), de Conflent et de Razès (828-832) ;

    • Thierry ou Théodoric (? - peu après 826), comte d'Autun (? - 826) ;

    • Garnier ou Warner (? - ?), cité uniquement dans le Manuel de Dhuoda ;

    • Rodlinde (? - avant 843), probablement épouse de Wala, abbé de Corbie21.

    Notes et références

    • « Guillaume », fils de Théodoric comte d'Autun, dans Medlands > « Franks, carolingian nobility ».

    • « Guillaume », dans Medlands > « Franks, carolingian nobility ».

    • Voir « Saint Guillaume de Gellone » sur Nominis [archive].

    • Settipani, 1993, p. 173-176.

    • Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire », 1995, 303 p., ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, BNF 35804152), p. 27-28.

    • Gauthier Langlois, « Aux origines de la chanson de geste Guillaume d’Orange : traditions historiques et légendaires musulmanes et chrétiennes autour de la razzia sarrasine de 793 en Languedoc », Les rapports entre les religions, dans le Midi, des origines à nos jours, Actes du 63e Congrès de la Fédération historique Midi-Pyrénées - Castres 2017,‎ 2019, p. 77-93.

    • Philippe Sénac, Les Carolingiens et al-Andalus (VIIIe – IXe siècles), Paris, Maisonneuve & Larose, 2002, 154 p. (ISBN 978-2-7068-1659-8), p. 64-69.

    • (ca) Ramon d'Abadal i de Vinyals, El domini carolingi a Catalunya, Institut d'Estudis Catalans, 1986, p. 86-92.

    • (es) Luis Suárez Fernández, Historia de España Antigua y media, Ediciones Rialp, p. 186-188.

    • (en) Paul E. Chevedden, « The Hybrid Trebuchet: The Halfway Step to the Counterweight Trebuchet », On the Social Origins of Medieval Institutions, Brill, Leyde, 1998, p. 185.

    • Josep Maria Salrach, « Guillaume et Barcelone : la formation de la Marche hispanique », Entre histoire et épopée. les Guillaume d'Orange,‎ 2006, p. 25-44 (lire en ligne [archive]).

    • Dominique Iogna-Prat, « La figure idéale du laïc constructeur (Languedoc, Aquitaine, Île-de-France, XIe – XIIe siècles) », Entre histoire et épopée. Les Guillaume dOrange (IXe – XIIIe siècles). Hommage à Claudie Amado,‎ 2006, p. 85-115 (lire en ligne [archive]).

    • Réf. Mabillon, sect. Ben. 41, p. 88 ; Henschénius, Diss., p. 448 ; Bulteau, p. 367, et l'Histoire générale de Languedoc, par les Bénédictins, I, 9.

    • Gérard Nahon, « Arthur J. Zuckerman, A Jewish Princedom in Feudal France, 768-900 », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 30e année, no 2-3, 1975, p. 363-364.

    • Alexandre Adler, Le Peuple-Monde. Destins d'Israël, Albin Michel, Paris, 2011.

    • Nathaniel Taylor, « Saint William, King David and Makhir », The American Genealogist, juillet-octobre 1997, p. 205-223.

    • Aryeh Graboïs, « I. Une principauté juive dans la France du Midi à l'époque carolingienne ? », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 85, no 112,‎ 1973, p. 191–202 (ISSN 0003-4398, DOI 10.3406/anami.1973.4805, lire en ligne [archive], consulté le 28 janvier 2022).

    • Elisha Russ-Fishbane, « Noble House: Jewish Descendants of King David in the Medieval Islamic East. By Arnold E. Franklin. », Jewish History, vol. 28, no 2,‎ 9 avril 2014, p. 215–219 (ISSN 0334-701X et 1572-8579, DOI 10.1007/s10835-014-9203-4, lire en ligne [archive], consulté le 28 janvier 2022).

    • On trouve parfois dans cette liste le comte Bera. Celui-ci, dans une charte de l'abbaye d'Alet datée des environs de 813, mentionne que son défunt père portait le nom de Guillaume. Le rapprochement avec Guillaume de Gellone a été fait par dom Vaissète, auteur de l’Histoire générale de Languedoc, suivi par plusieurs auteurs, mais est actuellement contesté (Jean Alain Sipra, Le Comte Béra, marquis de Gothie, 1998 (lire en ligne [archive])).

    • Est-ce que cela veut dire que la charte de fondation est encore disponible ?

    1. Paschase Radbert, le biographie et confident de Wala, affirme que « Wala épousa la sœur d'un tyran en fonction en Espagne, fils d'un duc de la plus haute noblesse, plus jeune de lui d'une génération et ayant un frère aveuglé ». Les historiens s'accordent à voir en ce tyran Bernard de Septimanie, frère d'Héribert (aveuglé en 834) et fils de Guillaume de Gellone (Riché 1983, p. 143 et Settipani 1993, p. 357).

    Voir aussi

    Iconographie

    • 1627 av - Saint Guillaume d'Aquitaine alias Guilhem de Gellone, par Simon Vouet, hst, musée du Louvre, Paris.

    Bibliographie

    • [Alzieu 1992] Gérard Alzieu, Saint Guilhem de Gellone, Montpellier, 1992.

    • [Dehoux 2014] Esther Dehoux, Saints guerriers : Georges, Guillaume, Maurice et Michel dans la France médiévale (XIe et XIIIe siècles), Rennes, PUR, 2014.

    • [Devic et Vaissète 1733] Dom Claude Devic et dom Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, t. 2, Paris, impr. Jacques Vincent, 1733, sur books.google.fr (lire en ligne [archive]).

    • « Origine de S. Guillaume de Gellone. Histoire de sa famille », dans Claude Devic, Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, Édouard Privat libraire-éditeur, Toulouse, 1875, tome 2, p. 272-277 (lire en ligne) [archive].

    • Laurent Macé (éd), Entre histoire et épopée. Les Guillaume d'Orange (IXe et XIIIe siècles). Hommage à Claudie Amado, Toulouse, Méridiennes, 2006, 330 p. (ISBN 2-912025-25-7, lire en ligne [archive]).

    • [Martinet 1994] Suzanne Martinet, Laon promontoire sacré des druides au IXe siècle, 1994. (sur la descendance).

    • [Nougaret 2004] Jean Nougaret, « De Guillaume d'Orange à saint Guilhem de Gellone : essai sur une iconographie à définir », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, no 35,‎ 2004-2005, p. 69-85 (résumé [archive], lire en ligne [archive] [PDF], consulté le 19 août 2016).

    • [Riché 1983] Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe, Paris, Hachette, coll. « Pluriel », 1983 (réimpr. 1997), 490 p. (ISBN 2-01-278851-3, présentation en ligne [archive]).

    • [Schneider 2013] Laurent Schneider, « Le Languedoc méditerranéen », Arts sacrés, no 4 (hors-série),‎ 2013.

    • [Sénac 2015] Philippe Sénac, Charlemagne et Mahomet : en Espagne (VIIIe et IXe siècles), Paris, Gallimard, coll. « Folio », 2015 (ISBN 978-2-07-035794-9).

    • [Settipani 1993] Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens (Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France, vol. 1), Villeneuve-d'Ascq, éd. Patrick van Kerrebrouck, 1993, 545 p. (ISBN 978-2-95015-093-6).

    Articles connexes

    • Généalogie des Carolingiens

    • Saint-Guilhem-le-Désert

    • Abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert

    Liens externes

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      • Bibliothèque nationale tchèque

      • WorldCat

    • (en) Charles Cawley, « Guillaume » [archive], dans « Franks, carolingian nobility », ch. 1 : « Carolingian nobility in France », section J : « Families of Nibelung, Childebrand and Theoderic », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy).

    • (en) Charles Cawley, « Guillaume » [archive], dans « Toulouse, kings, dukes & counts », ch. 2 : « Dukes, marquis of Septimania (Gothie) », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy).

    • Des monts d’Aubrac aux garrigues du Languedoc : origine du chemin de Saint-Guilhem et rôle de Guillaume de Gellone [archive], Le chemin de Saint-Guilhem

    • « Guillaume de Gellone, soldat guerrier d'abord… » [archive], sur st-guilhem-le-desert.com.

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    Qui êtes-vous ?

    Bertrand Fessard de Foucault
    pour correspondre : b.fdef@wanadoo.fr --- né le 9 Avril 1943, marié, fille née le 22 Novembre 2004 -- carrière apparente . . . premier ambassadeur de France au Kazakhstan -- conseiller économique et commercial près les ambassades françaises (Portugal, Bavière, Grèce, Brésil, Autriche)-- ancien élève à l'Ecole nationale d'administration - Institut d'Etudes politiques Paris - école Saint-Louis de Gonzague Paris -- universitaire, agrégatif science politique droit public -- -- projet de notes et entretiens politiques : de grandes fréquentations - 1964 à nos jours - ou la constellation de Gaulle réalité . . . bibliothèque brochée de ma mère (années 1930 à 1960), mes 20.000 livres : histoire, fiction -- journal manuscrit depuis l'été de 1964 jusqu'en 1976, carnets de terrain : plus de 420 de 1975 à 2015 journaux dactylographiés intimes & publics quotidiens : 1973 à 1992, informatisés depuis 1992 : 300ème fichier ouvert 20 Mars 2015 - inédits romanesques : 10 ; poésie : 3 ; essais philosophiques : 1 --- publié par Le Monde 1972 à 1982 & La Croix 1972 à 1997 - Le Calame depuis Mai 2007
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