Vierzon…
« hôtel 1ère classe » - dimanche 23 Avril 2017
06
heures 39 + La misère, elle n’est jamais absolue. Nous pourrions être encore
plus pauvres que nous sommes financièrement. Mais la dévorance des pleins
d’essence et des péages. Cet hôtel repéré par Edith, qui à juste titre dès les six
heures d’hier soir, a décidé que nous ne pourrions arriver chez nous avant deux
heures du matin, et donc nous a fait décider pour un coucher en route :
Vierzon, alors, à bonne distance. Les lieux sont lamentables de
rentabilité : chambre annoncée à 30 € et facturée 48, un local à humains
sans réception à l’arrivée, le lieu d’eau – on ne peut dire autre chose –
préfabriqué comme aux Arcs.
Hier
en quittant notre chaleureux petit habitat, la lumière. J’étais terrassé par
l’échec de tout mon parcours et de toutes mes tentatives, et par notre
incurable pauvreté, quand est apparu avec cinq minutes d’avance l‘envoyé
annoncé à notre entrée en possession des clés, il y avait une semaine. Visiblement,
un Sahraoui. J’avais déjà salué les femmes de ménage arrivant, ce qui ne leur
est jamais donné, m’ont-elles dit. Je suis en retard, donne un siège à ce
préposé, puis nous parlons, voici qu’il m’aide, je lui dis la Mauritanie, il me
répond le Maroc du sud, en règle pour ses papiers mais seulement un an.
L’agence sous-traite ainsi les inspections de départ des locataires. Il
travaille au Club-Méd. en saison, venant de Roanne. Evocation des neveux et
autres de VGE. Depuis le rachat par les Chinois, plus que des étrangers, le pdt
GE vient de temps à autre mais ne regarde ni ne salue personne. Je donne mon
internet et écrirai au préfet, le renouvellement est bien amorcé, mais on ne
sait jamais. Majd, ou quelque chose comme cela. Chaleur, fraternité, vérité. Il
me donne beaucoup, à l’instant où je ne sais plus à quoi je suis bon… – Compris
ainsi que l’important dans ma vie, ce sont ces rencontres et c’est l’amour de
mes deux aimées, voilà ce que je réalise et qui est la vérité de ma vie. Résolu d’écrire
tranquillement et sans atteindre gloire, ni même édition. Retrouver
l‘indépendance mentale. Et écrire sinon posthume, du moins écrire pour
écrire, et éventuellement être lu par hasard ou par celles et ceux qui, après
ma mort, seraient curieux.
Route.
Beauté de notre pays, même en version continentale et sans voir la mer qui nous
entoure de plus de moitié. Variété des reliefs entre ceux de type chaine des
Aravis : le massif de la Chartreuse, puis les collines boisées du
Haut-Forez, l’arrivée du la chaîne des Puys, moins spectaculaire depuis Lyon
que depuis Bourges, le plateau de Gervovie dominant Clermont-Ferrand :
nous longeons la ville, population immigrée..Evidence, une politique économique
nationale doit être thématique, c’est-à-dire industrielle et rurale d’abord en
« déclinant » toutes nos activités de toujours, de maintenant et celles
que nous avons potentiellement. Ce n’est pas de la macro-économie, de la finance
et des modulations de taux que nous avons à faire : cela est second. C’est
d’abord le soin de nos activités, notre soutien à toutes activités. Ce mot n’est
plus jamais prononcé : activité, le fait, collectif, personnel, et non la
croissance, la tendance, la perspective. D’abord le solide. On dit croissance,
en croyant d’ailleurs que c’est le remède au chômage. Les deux ne sont que
statistiques. Intuition juste de l’intitulé gouvernemental de 2012, Et puis, corollaire,
l’aménagement du territoire, ce qui veut dire solidarité géographique, autant
que sociale, et ambition décisive, que servent l’écologie, le souci de l’environnement
et de la cohésion sociale, ne plus urbaniser mais retrouver une localisation
des activités en pays rural, nous aérer. Forcément, des centres importants de
production appelant à leur alentour immédiat des concentrations de populations,
mais ne pas appeler illusoirement des populations, qui ne seraient pas – là –
employées.
Prier…
Edith à la messe de neuf heures et demi dans notre paroisse, pour nous trois. La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a
envoyé, moi aussi je vous envoie [1] La première apparition de Notre Seigneur à
Ses disciples n’est pas une présentation, c’est moi, ni même : je suis
ressuscité. Autant le Christ a annoncé Sa mort puis Sa résurrection,
constamment liées l’une à l’autre, une telle insistance comme si la mort était
nécessaire pour la résurrection, et en fait exalter la chair et nous faire
l’aimer, l’apprécier avec reconnaissance et action de grâces. L’insistance des
évangiles d’après la Résurrection porte sur la mission, l’envoi en mission,
pour témoigner précisément de ce qu’il est donné au Onze de voir, entendre,
vérifier même dans le cas de Thomas. Son absence : pourquoi ?
peut-être pour nous donner la démonstration de l’acte de foi, après que nous
ayons le texte et l’attitude de son incrédulité totale. Il ne crois pas les
autres, les disciples pas beaucoup plus, cf. les disciples dits d’Emmaüs
initialement, en fait tous les autres : quand ils entendirent que Jésus était vivant,
ils refusèrent de croire… ceux-ci (les
disciples d’Emmaüs) revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas
non plus. [2] Donc, à Thomas : Nous
avons vu le Seigneur ! – Si je
ne vois pas dans Ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt
dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans Son côté, non, je ne
croirai pas ! Quand Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et qu’Il ait donné à tous, la salutation désormais de rigueur (auparavant,
pendant le ministère public, ils ne se quittaient pas les uns les autres, sauf
isolement de leur Maître pour prier) : la paix soit avec vous ! Il ne fait aucun reproche à Thomas : Il
accède à son souhait, car Il l’a entendu et Il la connaît cette condition si
pratique à la foi : Avance ton doigts ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois
croyant. L’autre, pétrifié,
s’effondre : Mon Seigneur et mon Dieu ! pas plus fort ni plus net. Et nous voici. Jésus-Christ, Lui, vous
L’aimez sans L’avoir vu ; en Lui, sans Le voir encore, vous mettez votre
foi, vous exultez d’une joie inexprimable
nous et « nos fins dernières », le salut des âmes qui est
l’aboutissement de votre foi. … Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
Il est pour moi le salut. Clameurs de joie et de victoire sous les tentes des
justes… Un héritage qui connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. En attendant, vie de l’Eglise à ses débuts,
notre modèle à actualiser, mais sans restriction de fond : tous les
croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient
leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous
en fonction des besoins de chacun (ce qui
toucha l’éminent juriste soviétique, CHAÏKENOV, mon grand ami au Kazakhstan,
ministre de la Justice qui fit pèlerinage à Chartres après avoir consulté au
Val-de-Grâce). Chaque jour, d’une même cœur, ils fréquentaient assidûment
le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas
avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu… résultat, l’évangélisation sans
« recette » ni méthode… et avaient la faveur du peuple tout
entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés.
J’hésite
encore entre MELENCHON, véritable alternative en démocratie et en Europe, en
fonctionnement de toutes institutions, notamment l’école, même si la
renégociation ne peut s’écrire à l’avance, mais une vue autre que l’existant et
sa préoccupation financière, eux-mêmes dominés par la seule rentabilité qu’il
est plus franc d’appeler : exploitation à outrance. Jugement et opinion de
Marguerite : HAMON, ARTHAUD, MELENCHON chacun pas mal…, certainement pas
MACRON qui est méchant, s’emporte, parle fort, pronostic que FILLON peut être
au second tour, et que LE PEN n’y sera pas. Elle reconnaît que MELENCHON a la
carrure, mais l’essentiel de ce qu’il faut demander aux candidats et en
attendre, est pour elle : pourquoi voulez-vous être président ? et la
réponse doit être : pour rendre notre pays meilleur et aider les autres.
Elle décrit la fonction comme principalement la représentation de notre pays,
même s’il y a à gouverner. C’est ce qui la fait condamner la critique
incessante contre François HOLLANDE. Il fait ce qu’il peut.
Dans le TGV Vannes-Paris, après-midi du
même jour
15
heures 52 à 19 heures 16 + Bonheur in fine… Edith m’ayant « déposé »
à la gare, acceptant ma main, me refaisant signe en partant. Compris le genre
de thèmes à éviter : tout propos d’avenir, pour elle je ne suis alors que
persévéramment mythomane. Mais parler de tiers, ainsi de Marie-Thérèse, la
rende de nouveau co-équipière. Elle avance que pour ma sœur, j’ai sans doute
représenté l’homme idéal. L’entendant ainsi, j’ai ressenti qu’elle continuait
de le penser pour elle-même, d’où ses profondes et continuelle déceptions..
Paris,
chez Eric de L., 9 rue de l’Amiral d’Estaing, soir du même jour
23
heures 02 + J’arrive, hésitant sur le numéro puisque j’avais retenu le 8… son
téléphone : pas de connexion. Je réalise que j’ai donné un 3 de trop à son
numéro. Dîner beau et simple (mais
frites immangeables…). Une femme dans sa vie ? Oui, vers 29 ans, deux ans
fiancés, mais ne se comprenaient pas du tout, la séduction initiale, puis la
souffrance installée, mariée ensuite avec le frère du mari de sa sœur, n’est
pas allé au mariage. Parlé de JCC et de AL, il sait à peu près l’histoire du
premier. Evoqué JL et de mon projet, m’approuve entièrement, l’a connu mais pas
autant que moi ou comme moi. Sur eux trois, je ne lui ai pas laissé les
respirations pour qu’il me parle de chacun. Le ferai la prochaine fois. Connais
le nouveau provincial, jeune timide, ancien de Vannes. Deux de ses cadets,
Cyrille et Alex l’ont questionné sur moi, ma pauvreté. Je développe. Ainsi,
m’a-t-il posément donné le résultat. Je suis arrivé à son seuil d’immeuble à 20
heures. EM/MLP. C’est à Marguerite me disant la joie de sa mère qu’EM soit au
second tour que j’ai couriellé : il n’y aura donc pas de débat, et je
crains de graves troubles ensuite quelle que soit, quel que soit l’élu. Eric a
voté FF et redoute un président trop jeune, il lui donne 49 ans, je rectifie de
dix ans. J’ajouterais à Marguerite, mais il est tard… 1° l’Histoire se remet en
marche, la France était statique depuis la disparition de FM, elle vient de
balayer tous ceux qui ont occupé la scène depuis… depuis vingt ans et qui ont
donc « le lit » de MLP, 2° l’Europe est figée et de moins en moins la
chose des peuples et de l’espérance depuis Maastricht qui déjà était laborieux.
Il vaut mieux que MLP l‘emporte pour que nous soyons purgés, elle ne peut avoir
de majorité parlementaire, les futurs chefs surgiront par décantation. Moment
de vérité : les ralliements vers l’une ou vers l’autre, les dispositions
de coalition pour le prochain renouvellement de l’Assemblée nationale. De toute
manière, des mouvements sociaux. Le hasard fait (panne de mon
« domino » que je suis muet pour mes destinataires depuis vendredi
matin neuf heures., et que je pourrai vraiment de nouveau émettre que dans
l’après-midi de mardi. C’est maintenant que ce devient intéressant..
23
heures 53 + Messagerie-arrivée sans pouvoir répondre : papier intéressant
sur EM et la banque d’affaires, adressé par Françoise DEGERT, pas sur le
personnage que sur les mœurs et délits d’initiés : Péchiney aurait été
emporté ainsi. En fait, EM et MLP sont chacun le repoussoir idéal pour l’autre.
Lundi 24 Avril 2017
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