samedi 7 juin 2014

mais toi, suis-moi - textes du jour

Samedi 7 Juin 2014



Prier… [1] Pierre ne peut se retenir d’intervenir à tout propos. En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. … Et Jean ne peut s’empêcher de se mettre en scène, chacun pouvant ainsi indisposer les autres : Marie et Marthe…  (C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? ») quoiqu’il l’ait fait sur demande de Pierre… ce dernier connaissant leur Maître et ledit disciple. Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » La réponse de Jésus est en deux temps, c’est le second qui est décisif : le Christ saisit toute occasion, nos propres interrogations, nos circonstances particulières, pour nous rappeler notre vocation. Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi. Quant au troisième grand rôle dans l’Eglise naissante, celui dévolu à Paul, ce sont les Actes qui le disent. De Jean en entretien avec le Christ, nous n’avons pas le texte, sinon l’injonction du crucifié à lui et à Marie, la Vierge ou bien la désignation indirecte de Judas. Chacun notre place, notre parcours, notre rôle. Paul à ses coreligionnaires à qui il échappe à Jérusalem, précisément par son appel à César, mais qu’il entreprend dès son arrivée à Rome, où il bénéficie d’un régime de faveur. Les textes ne disent pas pourquoi finalemnt il sera mis à mort, puisqu’il n’y avait dans mon cas aucun motif de condamnation à mort. Mais devant l’opposition des Juifs, j’ai été obligé de faire appel à l’empereur, sans vouloir pour autant accuser ma nation. Alors ? Pilate avait eu peur d’être dénoncé pour laxisme à sa hiérarchie : politique, tandis que Paul sera exécuté pour un motif religieux, le bon : c’est à cause de l’espérance d’Israël que je porte cs chaînées. Toujours cette habileté devant l’Aréopage ou entre Sadducéens et Pharisiens, pour partir de l’acquis de ceux qu’il veut convertir. Le manuel d’évangélisation, nouvelle ou tradi., c’est le Nouveau Testament, les Actes et les évangiles… mais j’aimerais les minutes du procès ultime de Paul et j’aimerais des dialogues entre le Christ et Jean. Ingéniosité – voulue ? en tout cas inspirée – de nos Ecritures. Les « blancs » sont pour notre prière.


[1] - Actes des Apôtres XXVIII 16 à 31 passim ; psaume XI ; évangile selon saint Jean XXI 20 à 25

vendredi 6 juin 2014

est-ce que tu m'aimes ? - Seigneur, tu sais tout ; tu sais bien que je t'aime - textes du jour

Vendredi 6 Juin 2014




Prier… précieuses notations historiques des Actes des Apôtres, situant Paul et l’ensemble des fondations chrétiennes par rapport au môle connu et incontestable de l’histoire romaine. [1]. Les évangélistes ont été marqués par le rôle de Pierre, à la fois selon le Christ et une vocation particulière, et selon un tempérament et des spontanéités le faisant porte-parole des Douze et aussi de nous dans les cheminements de la foi et de l’attachement. Délicatesse du Christ donnant, après les événements terribles de la Passion mais aussi du triple reniement de Pierre, l’occasion très forte d’une triple profession d’amour encore plus que de foi. Et d’une triple confirmation de sa responsabilité, de la charge qu’il assume et aura à assumer. Accessoire ? surtout aujourd’hui où les chrétiens cherchent partout leur unité et où le gouvernement de Rome a changé et changera plus encore…. La « primauté » de Pierre, en tout cas sa responsabilité, sont on ne peut plus nettement affirmées. Simon, fils de Jean m’aimes-tu ? – Oui, Seigneur, je t’aime, tu le sais… Pendant la vie publique du Christ, c’est de fondation qu’il s’agit, après la Résurrection, c’est à un rôle pastoral, à une véritable succession au berger divin, qu’est appelé Pierre. Accessoire aussi ? le dépassement de toutes nos conceptions de l’’amour sexué, exclusif  et sans mission sociale, asséché par sa seule application aux sentiments et aux sensations ? l’amour entre le Seigneur et son disciple. Les deux exemples, différents et complémentaires selon les évangiles : l’amour donc affiché du Christ pour le disciple que Jésus aimait et ratifié par le bénéficiaire qui l’évoque souvent pour authentifier son propre témoignage, l’amour de Pierre pour le Christ auquel ce dernier ne répond que par la confiance et la mission, pas par des paroles de même genre, de même qu’il n’y a aucune effusion de gestes ni de paroles de Jésus pour Jean. Significativement, ce dialogue répété trois fois de Jésus à Pierre, nous est donné par Jean. Qui note ensuite les deux itinéraires, celui de Pierre : par quel genre de mort, Pierre rendrait gloire à Dieu… et le sien propre qui n’est pas, dans le moment dévoilé.


[1] - Actes des Apôtres XXV 13 à 21 ; psaume CIII ; évangile selon saint Jean XXI 15 à 19

jeudi 5 juin 2014

je garde le Seigneur devant moi sans relâche - textes du jour

Jeudi 5 Juin 2014



Parallèlement au succès soi-disant dans les médias et au concours de « the voice » en Italie, d’une religieuse de deux ans de profession à pas vingt-cinq ans : Sœur Christina, pourtant après tant d’autres : l’Eglise s’ouvre au monde, s’extasie-t-on…la « découverte macabre », près de huit cent squelettes d’enfants de deux jours à neuf ans, pas vraiment assasssinés mais laissés, abandonnés sans soin ni amour, parce que conçus hors mariage… Et la même Eglise se surexcitant contre l’avortement tandis qu’elle confisquait les bébés aux filles-mères avant de séquestrer les uns et les autres. Ce n’est pas une découverte, contrairement au battage médiatique… Magdalena Sisters, film bouleversant TV et videos. Il y a quelques années avec témoignages de mères à la recherche de leurs enfants, ont tout dit et donné sur ce qui se confirme et se revit avec le charnier du couvent de T … en Irlande (pas retenu le nom). Nous sommes en quelques années devenus amnésiques à propos de tout, y compris en famille, tel que je le vis personnellement. Mais la culture et les « niveaux » soi-disant meilleurs dans le passé – ma chère femme et ses corrections de BTS et de bac – n’ont pas donné pour autant à ma génération les structures morales impératives pour une conscience vive d’avoir à transmettre et à organiser ce qu’elle avait reçu, en prime enfance, avec la Résistance, la Libération, de GAULLE, la restauration de l’Etat, la décolonisation. La société actuelle est la responsabilité de ma génération. Le dévoiement de la haute fonction publique et du patronat en France, vers l’argent date de nous. Un patronat de maintenant totalement différent de celui des années 1930-1960-1970, mûe qui n’a pas été étudiée surtout pour le recrutement et l’ambiance morale : du contrôle familial, et même salarial, si paternaliste que cela puisse paraître pour nos références actuelles si peu « solidaristes » au « pelotage » de l’actionnariat et du commentateur de bourse… Un camarade de Franklin et de l’ENA sans rire, à nos vingt ans : dans un embouteillage, mieux vaut être dans une Lamborghini que dans une 2 CV, les ricanements de mes condisciples quand en promotion nous allâmes au ministère des Affaires sociales, à tous, écouter ce qu’avaient en dire le ministre, pas le moindre de ceux du Général : Jean-Marcel JEANNENEY et son secrétaire d’Etat, alors incolore, Jacques CHIRAC… et de clabauder sur le chef de l’inspection générale des Affaires sociales, en jouant sur son nom : FLAMME, bref corps, carrières et missions méprisables, à ne pas choisir si l’on a un bon « rang de sortie ». Printemps de 1967… pourtant décisif. Après le ballottage  de l’homme du 18-Juin à l’élection présidentielle, la majorité reconduite à une voix près, incertaine, et la première mobilisation syndicale depuis 1958… cela à l’initiative de la nouvelle née CFDT, quittant la référence chrétienne explicite de la CFTC. – J’espère que ces cérémonies pour le 6-Juin sont les dernières. Elles ne nous sauvent pas de cette absence de mémoire et donc de références, elles rappellent au contraire que nous avons très peu tiré de leçons… La reine d’Angleterre est la seule à avoir souvenir de ce qui est ritualisé. Ton pleurard des commentateurs de la traversée des vétérans britanniques sur le Normandie (un ferry, pas notre chef-d’œuvre incendié mystérieusement et à New-York en 1940, je crois). Dire également pleurard, comme s’il était toujours en défense et à plaider-supplier de HOLLANDE à propos de ses invitations de l’Ukrainien en mêm temps que POUTINE. Propos lamentables de médiocrité, de gaffes aussi de JOUYET en « point de prese », comme s’il devait y en avoir… avec charge sur le prédécesseur : secrétariat général de l’Elysée qui devrait n’être que technique, préparation et suivi des dossiers gouvernementaux, pas une agence énième de propagande. Plus l’on est médiocre de comportement et d’exposé, plus l’on est méchant avec les autres, soit les prédécesseurs, soit même les interlocuteurs. Nous n’en finissons  de boire à une coupe sans fond… quelle tristesse, d’une amertume indicible : celle de la honte, de la déperdition de nous-mêmes…

Prier… nos pays, nos sociétés, l’Eglise, les transmissions de la foi, les questions de notre fille. Dieu, Jésus ne me parle pas, je n’entends rien. Ils n’existent peut-être pas. Peut-être parce que nous arrivons en retard à la messe. – Mais Dieu ne se venge pas, trésor. – Si ! Il est comme nous. Il s’est fait homme… La foi a deux racines, au moins dans mon expérience : l’imprégnation par la Bible, dont beaucoup de livres à commencer par les évangiles, quand on les lit d’affilée, sont attrayants et d’entrée facile… l’expérience de la vie intérieure, de la visitation sans cause ni préavis par Quelqu’un qu’il nous est alors donné d’identifier. Quel sera l’itinéraire de notre fille ? son possible abandon ? L’Esprit Saint se « prouve » à chaque instant et en chaque autre, plus encore qu’en nous-mêmes. L’autre est patent tandis que chacun nous pouvons douter de notre expérience. A vrai dire, je ne doute pas de la mienne, elle est si continue, si forte, si prévenante [1] : je n’ai pas d’autre bonheur que toi, tu m’apprends le chemin de la vie. – Association aujourd’hui de deux textes, totalement différents « physiquement ». Une contemplation, à laquelle le Christ au moment d’entrer dans sa Passion, nous invite, comme une anticipation d’un état de vie. La contemplation n’est pas au mise au spectacle devant lequel nous sommes passifs et hébétés, ou bien à compter les mouches au plafond lesquelles ne sont jamais statiques. C’est tout simplement une immersion dans la réalité dont la sensation, l’expérience, le vécu ne nous seront donnés qu’ensuite, sauf exception mystique. Je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire. Une des rares occurrences où Jésus dit : je veux, et cela à son Père. Ses actes et expressions de volonté étant généralement ceux du thaumaturge. Et insistance décisive. Le tout début n’est pas la Genèse et notre chute, mais bien la gloire de Dieu avant même la création du monde, de ce Dieu fait homme, ensuite. Selon nos entendements et catégories mentales, ces enjambements du temps autant que ces dialectiques dans le temps sont à la fois complexes, mais assez faciles à ressentir, à vivre. Ils nous correspondent, mortels et éternels, limités, pécheurs mais putativement accomplis. Incapables de communion, de dialogue, d’échange même dans nos relations affectives, spirituelles, physiques les plus intimes et profondes, et pourtant doués de tout et d’abord d’appel à l’autre, de pensée de l’autre et pour l’autre. C’est l’accueil qui est le plus difficile. Accueillir bien davantage qu’être accueilli. Nécessité de Dieu, en cela si particulièrement, comme en tout : je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore ; pour qu’ils aient en eux l’amour dont tu m’as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. – L’autre texte, comment Paul s’en tire une fois de plus, et reçoit sa « feuille de route ». Courage ! le témoignage que tu m’as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome. Pharisiens et saduccéens, ce qui les sépare : deux « choses » qui devaient être liées dans leur esprit, mais ne l’est plus du tout, dans nos mentalités au moins celles d’Europe : les sadducéens prétendent qu’il n’y a ni résurrection ni ange ni esprit, tandis que les pharisiens y croient. Matérialisme ? corps simplement ? ce devait être plus complexe. Mais toute la Bible est pharisienne, sans cesse les esprits, les apparitions, les songes, et dès l’Ancien Testament, nombreuses évocations de la résurrection, sans que ce soit encore lié ni à la Rédemption ni à l’attente du Messie (celle-ci toute temporelle).

Tous ceux de ma génération ou de mes formations et parcours qui ne prient jamais, ou ne prennent jamais conscience qu’ils prient. Qui ne lisent plus ou n’ont jamais vraiment lu la Bible et ne la fréquentent pas davantage en « morceaux choisis » chaque dimanche. Ces acharnés de l’agenda en politique, nos « grands de ce monde » aujourd’hui et demain, quel temps d’arrêt personnel ? même dans leur registre, quel moment de réflexion et de travail personnels, approfondis, seul ? Je garde le Seigneur devant moi sans relâche.


[1] - Actes des Apôtres XXII 30 & XXIII 6 à 11 ; psaumeXVI ; évangile selon saint Jean XVII 20 à 26

mercredi 4 juin 2014

je vous confie à Dieu et à son message de grâce, qui a le pouvoir de construire l'édifice et de faire participer les hommes à l'héritage de ceux qui ont été sanctifiés - textes du jour


Mercredi 4 Juin 2014
 


Prier… tandis qu’il pleut, que la journée se propose, que notre couple, dans chacun de ses dénuements, s’approfondit, que notre fille nous appelle à l’authenticité, à la logique, à la vie et donc à tout effort et toute foi pour nous trois, et pour tous ceux et toutes celles à qui nous pouvons donner quelque chose et dont nous pouvons recevoir, même inconsciemment, de part et d’autre, quelque chose… Notre pays, chaque jour, un peu plus au fond, dont toutes les machines sont en panne, celle à susciter des élites et des gouvernants, celle à former les générations qui viennent, celle à rayonner un patrimoine spirituel, institutionnel, physique, géographique, multi-ethnique et multi-mental bimillénaire… un pays au pillage de quelques-uns des siens, traîtres et s’étant servis de lui, ne résistant pas à l’assiette au beurre quand elle est à leur portée, AREVA, la machine UMP, tant d’élus et de soi-disant chefs qui il est vrai n’ont pas la honteuse latitude des dirigeants du CAC 40 pour faire avaliser en légalité, sinon en légitimité, les recels d’entreprise, de bien commun qu’ils commettent… un pays démantibulé, privé de sa morale et de son âme… un pays qui n’existe plus clairement ni pour les tiers ni pour lui-même… Prier en toute certitude… en toute rencontre… en tout sentiment… et ce matin par ces textes qui sont, mot à mot, ligne à ligne, chemin et assurance… la suite vient toute seule [1].  Jésus nous prend à témoin, nous place en tiers contemplatifs, fraternels, totalement admis dans Son dialogue et Sa prière à Dieu son Père, lui Fils de Dieu, offrande à la disposition de Sa génération qui Le mettra en croix, cela va s’entreprendre dans quelques minutes ou heures tandis qu’Il célèbre la Pâque – la Sienne – avec Ses disciples. Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais. Mystère du possible manichéisme, qui ne se fonde pas sur la réalité de quelque anti-Dieu, mais sur notre psychologie humaine : la cause universelle des dévoiements, notre mental et nos sens au creux de la tentation, des itinéraires de la tentation et du péché, de toute transgression, chacune étant suicide donc marque intime de notre désespoir. Jésus nous guérit de tout à la fois par Son sacrifice, mais plus encore en nous confiant la suite de Son ministère et de la Rédemption, notre rédemption. Nous lui succédons… dans cette obéissance au Père, dans cette œuvre que Dieu donne à l’homme de toute éternité, de la Genèse aux Apocalypses, et à la grande suite qu’est, que sera la vie éternelle. Futur et avenir selon notre condition terrestre. Présent irradiant tout et répondant de tout, car le temps, toutes dimensions, et tout le vivant sont déjà – repère et chronologie de nos sens et de notre moralité – déjà absorbés et accomplis dans la vie, qui ne peut être – en logique –  qu’éternelle et qui l’est – en fait. Consacre-les par la vérité : Ta parole est vérité. Mais dans cette foi, dans ces structures neuves de notre vie quotidienne, il y a l’effusion et la totalité de nos sentiments, de nos attaches, de nos constructions… Paul, l’évangélisateur, le vit suprêmement et le donne à vivre et comprendre. Nous avons le privilège, notre « religion » a le privilège de tels textes et témoignages écrits. Je vous confie à Dieu et à son message de grâce, qui a le pouvoir de construire l’édifice et de faire participer les hommes à l’héritage de ceux qui ont été sanctifiés. Le testament paulinien, non en transmission de la Révélation chrétienne, ou pas seulement, mais en comportement, en façon d vivre, de se donner, d’enseigner, d’aimer et d’être aimé. Argent, or ou vêtement, je n’ai rien attendu de personne…. Je vous ai toujours montré qu’il faut travailler ainsi pour secourir les faibles… Quand Paul eut parlé ainsi, il se mit à genoux et il pria avec eux tous. Ils se mirent tous à pleurer ; ils se jetaient au cou de Paul pour l’embrasser…


[1] - Actes des Apôtres XX 28 à 38 ; psaume LXVIII ; évangile selon saint Jean XVII 11 à 19

mardi 3 juin 2014

je prie pour eux - textes du jour


Mardi 3 Juin 2014
 


Prier…[1] la gloire, qu’est-ce à dire ? un des leit-motiv des histoires nationales et des héros qu’elles encensent de mémoire ou sur ordre, jusqu’à des temps récents où la notion de grandeur a quitté les territoires et les esprits politiques. Faut-il – à la suite notamment de JL dans les Exercices spirituels – l’entendre comme l’identité-même, la révélation rayonnante d’une identité ? en l’occurrence celle de Dieu-même, et par contagion et adoption, la nôtre : enveloppés que nous sommes par la gloire de notre Créateur ? Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie… Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais confiée. Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de Toi : donne-moi la gloire que j’avais auprès de Toi. La gloire est relationnelle, elle est reçue, elle ne se donne pas à soi-même, elle ne s’attribue pas… je trouve ma gloire en eux. Elle est reconnaissance mutuelle, elle est exaltation, elle est communion, elle est transfiguration, elle résulte donc de la rédemption, de toute la gete divine depuis la création déchue à la parousie et à une nouvelle appréciation de la création (ke Jugement dernier…), cette fois selon notre liberté et le bon usage enfin que nous aurons fait, par opposition aux appréciations initiales : celels de la Genèse – positives, chaque soir d’une nouvelle étape de l’œuvre divine de création, puis négatives une fois la « faute » commise, c’est-à-dire et tout simplement le péché d’appropriation, commis par Eve avec acceptation de son mari. Dévoiement du couple humain, unis par le péché ! le déni de Dieu ?. Je prie pour eux, ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés. Le commandement de fécondité peut s’appliquer me semble-t-il, à cet ensemencement que nous pouvons faire de toute l’humanité par notre foi et par notre fidélité aux commandements, à l’amour divins. – Conduite concrète de Paul, inspirée divinement. Me voici contraint par l’Esprit de me rendre à Jérusalem, sans savoir ce que je vais y trouver. Je sais seulement que l’Esprit Saint, dans chaque ville où je passe, témoigne que la prison et les épreuves m’attendent. Mais c’est en cela que l’Apôtre des Gentils rendra gloire à son Seigneur.  L’œuvre que tu m’avais confiée, qu’évoque le Christ comme Sa contribution à la gloire du Père, est donc accomplie par Ses disciples : je n’ai rien négligé pour vous annoncer le plan de Dieu tout entier. Plan qui est à lui seul la gloire de Dieu, précisément.


[1] - Actes des Apôtres XX 17 à 27 ; psaume LXVIII ; évangile selon saint Jean XVII 1 à 11

lundi 2 juin 2014

ayez confiance, moi, je suis le vainqueur du monde - textes du jour


Lundi 2 Juin 2014



 Dialogue à la cuisine tandis qu ma chère femme prépare ses sandwiches avec des cornichons. Nous omettons le jeu de mots. Fatigue et pauvreté. Stérilité de nos efforts ?

Prier…[1]+ 05 heures 55

07 heures 18 + Retour de la petite gare, ma chère femme danss le TER vers Rennes, puis métro et autobus. L’expérience des examens nationaux, leur correction, les copies de BTS puis de bac à corriger. Les couples de pigeons sur les fils électriques, la parabole pour nous, entourer ntre fille de notre amour conjugal, nacelle et nid, son exigence. Son interrogation de dites de voyages, cible New-York, quelques jours tous les trois, un voyage chaque vacances. La cabane que depuis cinq ans, j’aurais dû construire et qui en reste à ses fondations et poutres d‘angle. Décevoir un enfant est impossible, impardonnable. – Les nouvelles, à la radio… Djihadisme et antisémitisme, qui ne sont pas la même chose. Marine LE PEN pratiquement exclue d’entente européenne par ses analogues extrêmistes dans d’autres Etats membres, du fait des origines nettement antisémites du Front national. Mais… il y a « quand même » des causes non pour une idéologie du bas-ventre et du suivisme, mais pour les personnes et les simplistes qui y trouvent explication du monde, de la société avec la boîte à outil des remèdes ne dépendant que de soi ? Le communautarisme qui offre des cibles, les commentaires sur l’attentat de Bruxelles et la mise en évidence d’une « communauté ». Le djihad et l’offre de cause, de sens, de vie sacrificielle et magnifiée. Le vide des sociétés où tout est factice en langage, en mœurs, en droit, en démocratie et où la réalité est la jungle, elle-même uniquement mûe par l’agent. Politique et sports, deux formes en principe d’idéal et de pureté, en pratique Bygmalion et le mondial au Qatar. Atténuation de responsabilité des individus ? mais la responsabilité des sociétés ? la sanction pour une société pervertie, c’est précisément ces mouvements de haine et de contestations radicales, c’est aussi son effondrement, mais à quel prix ! L’éradication des deux phénomènes ne peut qu’être très lente : prise en main de la jeunesse par les autorités de l’Islam, raison de plus d’une alliance morale des grandes religions révélées, ce qui se tente, cf. le voyage en Terre sainte de François, mais ce doit être surtout la transformation de nos sociétés, la vraie pratique démocratique. Au lieu de cela… les Etats-Unis, qui n’auront pas fermé Guantanamo en huit ans du mandat d’OBAMA qui avait pourtant promis cette fermeture, taxent selon leur vision du monde (l’axe du mal de BUSH junior)la BNP et d’autres… Bruxelles, malgré le désaveu des élections « européennes », réaffirme une suzeraineté contestée sur nos comptes nationaux, mais pourquoi FH le soir de son investiture a-t-il couru à Berlin rassurer sur sa ratification du pacte budgétaire ? et ainsi de suite. Rien à voir avec le djuhadisme ? ces mouvements des années 80 : Action directe, bande à Baader, Rote Armee, mouvements italiens (Marina PETRELLA), une réflexion désespérée sur la société et l’insurrection fut-elle solitaire… le pacte de responsabilité, des néfles mais l’inertie sociale et le peu d’emprise syndicale. L’argent est notre véritabale pauvreté. Alors qu’un sourire, une étreinte de corps, un verre de vin, un grand musée, un bon livre, la prière et les gestes d’âme pour l’amour sont le bonheur. L’argent est un aveu terrible, celui d’une incapacité de jouir, étant simplement nu et soi-même. Il faut se donner les moyens mentaux de tout acquérir pour pouvoir, faute de pouvoir par soi-même…. Cela se dénonce, cela se vit. Malgré notre pauvreté et notre fatigue, nous savons que notre dénuement nous met dans le vrai. + Hier, question… L’église, la liturgie à l’étage ? réponse de Marielle C. [2] .

Voici que tu parles ouvertement, sans employer de paraboles. Bonheur des disciples et ce soir-là ces ressacs de la tristesse, de l’angoisse et tout autant d’une communion intense, fondatrice, sacralisante. Une foi qui s’explique tout humaine mais au contenu surnaturel. Maintenant, nous savons que tu sais toutes choses, et qu’il n’y a plus besoin de t’interroger : voilà pourquoi nous croyons que tu es venu de Dieu. Jésus réplique par l’annonce et le contexte de ce qu’il va arriver, ce qu’Il leur annonce depuis le début de son ministère, de leur rencontre. Il les ballotte entre épouvante et consolation. Vous me laisserez seul…  Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix… ayez confiance, moi, je suis le vainqueur du monde. Le nœud de la révélation est à l’orée du triduum pascal, la dialectique : communion, procès en identité, martyre selon toute humanité, résurrection selon l’attente intuitive et universelle de toute la création. L’humanité a le don de Dieu, le vivant est doué pour le spirituel, le divin. Extraordinaire aveu de Dieu, fait homme. Vous me laisserez seul. Pourtant je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Question récurrente de notre fille : pourquoi Jésus est-il un homme ? pas une fille ? La mettre sur le chemin, il est vrai peu ouvert et encore moins cultivé par l’Eglise… Dieu transcende les sexees, comme Il transcende tous les clivages, les antagonismes et apparents contraires. Il est au-delà et en-deçà du masculin-féminin et de tous les dualismes, y compris mort et résurrection, puisqu’Il est LA vie éternelle. Après ces explications, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus. Les questions de chaque génération et de chaque âge pour chacune de nos vies. Celle des contemporains du Christ et donc de Paul : Jean Baptiste et le baptême que celui-ci administrait… Le scandale des divisions entre chrétiens, comme il y eut les pluralités de papes. La difficulté de la trilogie : Juifs, chrétiens, musulmans alors que Dieu est unique et les textes avec tant de points communs, une commune origine. Le problème du mal ? quand devient-il une obsession, la îerre d’achoppement des incroyants ou de ceux qui désespèrent que Dieu existe, car si… VOLTAIRE et les Encyclopédistes ne se posaient pas la question. Les causes universelles, les mécaniques diverses s’arrangeaient fort bien avec la Providence et le « bon sauvage ». Nous et nos fanatismes, nous surtout et la gangrène de l’argent. Paul travaillait de ses mains, n’être à la charge de personne. Il s’efforçait de convaincre en parlant avec assurance du royaume de Dieu. Traduction sans doute maladroite parce que malaisée, l’assurance n’est jamais un moyen. C’est le sujet-même que traite Paul qui lui donne ce rayonnement, cette puissance de conviction. La neuvaine propagandée par Sophie L. dans l’attente de l’effusion à la Pentecôte. Ces petits moyens, un peu « bonne femme », le temps du piquet et du bonnet d’âne… peut-être… mais savant, illiardaire, prix Goncourt ou enfant avant que nous ne nous endormions, les mains se joignent toutes de la même manière. L’enjeu est qu’elles se joiugnent l’une l’autre pour Dieu, les unes avec les autres pour le Notre Père… que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel… donnez-nous notre pain de ce jour. Marguerite nous fait ajouter une incise… et ne nous laissez pas entrer en tentation, gardez-nous auprès de vous ou avec vous ou en vous, et délivrez-nous du mal. Amen.  


[1] - Actes des Apôtres XX 1 à 6 ; psaume LXVIII ; évangile selon saint Jan XVI 29 à 33
[2] - ----- Original Message -----
From:
Sent: Sunday, June 01, 2014 11:59 AM
Subject: Re: je trouve ma gloire en eux - textes du jour

Cher Bertrand,
L'église à l'étage  ? Il est en train de s'en réaliser une en Haïti : l'association Roger Riou, dont je m'occupe -fort peu ! - contribue au financement de l'école du P. Piquart, missionnaire montfortain, qui prévoit une "salle communautaire", où la messe sera célébrée, à l'étage, les classes étant au rez-de chaussée...Les exigences pratiques et les circonstances font se rejoindre commencement et actualité de notre Eglise
Amitiés

dimanche 1 juin 2014

je trouve ma gloire en eux - textes du jour

Dimanche 1er Juin 2014



 Je vous ai compris… Je sais ce qu’il s’est passé ici.. . « Opération Résurrection », le livre de SOUSTELLE : l’espérance trahie, putschiste dans l’âme, acceptant putativement la présidence du Conseil sous la Quatrième, et passionné pour une Algérie française…, la parabole des confiances et des militants et des chefs alors jouée et qui se réédite en ce moment au sein du PS…, les dénouements heureux, les dénouements malheureux, le ressac de l’Histoire, tantôt et tantôt…. Pour le moment, l’espérance n’a rien enfanté. Au Caire, à Istanbul et en France, l’été est là avec ses rites mais les fécondites sont manqués, les masques rajustés et fermés. Tant de pays, dont le nôtre, sous clé, physiquement ou mentalement amputés d’avenir et de vie collective, de solution apparente pour chacun que le repli sur les brasies personnelles et familiales. – Repris un livre d’il y a trente-cinq ans que je n’aurai pas cru un outil aussi précis pour comprendre par analogie l’ensemble des crises que nous vivons, alors que le propos est apparemment clinique et intimiste : Du renoncement homosexuel au double jeu du charme, un vicaire connu un peu à mon adolescence, Notre-Dame de Grâce de Passy, Jacques DURANDEAUX [1]. Cela m’arrive quand je veux écrire une lettre finalisante à FH et réentreprendre la série de mes notes d’observation politique, commencée en Novembre 2006, mais en plan depuis Janvier 2013. Ce sera au grand angle pour examiner la période ouverte par le revers attendu des municipales pour le pouvoir en place depuis deux ans et qui fait étape avec les derniers feux du folklore et des « sommets » vendredi prochain… et pour signer la coincidence et que je ne m’y trompe pas, un raisonnement sur ce qu’est le paysage dans une vie et dans une psychologie, dans une clinique, celui que prend mon auteur, Amorgos, cette île minuscule, spectaculaire et comme désaffectée hors histoire et géographie, Amorgos où j’ai failli acheté en 1984…
Prier… quel dimanche ! d’un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères. Enumération des Apôtres, l’Ascension a eu lieu un jour de sabbat. Retour à Jérusalem : arrivés dans la ville, ils montèrent à l’étage de la maison, c’est là qu’ils se tenaient tous. Richesse de l’Eglise que de disposer du récit de ses commencements. Comment se fait-il que personne – à ma connaissance – n’ait eu l’idée de bâtir des églises dont l’espace de prière et de liturgie serait à l’étage ? à un étage ? si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte et qu’il rende gloire à Dieu à cause de ce nom de chrétien. [2]  A vérifier, hors la notation de Luc dans les Actes à propos de l’église d’Antioche, seul Pierre emploie cette dénomination, nous désigne ainsi tous. Que ce soit lui n’est évidemment pas indifférent. Notre époque est riche de martyrs, l’Afrique équatoriale particulièrement et certainement tout ce que nous ne savons pas de la Chine actuelle, où les ferments chrétiens ont cinq siècles mais constamment étouffés. L’Europe a donné ses fruits et ses dirigeants pour l’Eglise et le monde, il lui faut maintenant et il faut au monde des dirigeants de tout autre terreau. Nous y venons lentement, tellement lentement. Des compréhensions intimes des autres cultures et des autres voies d’intuition de Dieu, alors l’annonce évangélique va retrouver ses voix, discernera tous les échos. Jean rapporte un verbatim, celui du Christ, et la prière qu’en chacun des disciples présents, chacune de ses paroles sema pour la profusion à venir. Deux méditations se mêlent et s’épousent. La révélation par le Maître, la contemplation et la récapitulation par celui qu’Il aimait. Comment lire autrement ces affirmations et méditations du Christ, s’adressant tour à tour à son Père, à nous, à Lui-même ? La vie éternelle, c’est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que Tu as envoyé, Jésus Christ. A l’instant d’être livré et trahi, Jésus authentifie la foi des siens ! Ils ont gardé fidèlement Ta parole… ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de Toi. A lire et entrer dans cela, il me semble que la « dernière Cène » est déjà un jugement dernier, le Jugement dernier. Souverain et omniscient, Jésus, Dieu fait homme, surpasse toutes dimensions, le temps, le péché. Je trouve ma gloire en eux. Quelle gratification, quel compliment ! Le Christ qui va être insulté et crucifié mais pour ce qu’Il est, c’est affirmé par tous les récits de réactions de foule et de Pilate et de la hiérarchie religieuse du moment, met sa gloire en nous, la reçoit de nous. Que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive. Prier, prions pour les massacrés de notre époque. Et pour leurs bourreaux, nos bourreaux : les défaiseurs d’espérance. Seul, le Christ, dans toute l’Histoire humaine, n’a pas déçu. Et pourtant que de fois, ce fut « moins une » tant notre espérance était minuscule, le pain à volonté, la restauration d’un régime ou d’une gloire politique ou sociale, de l’économie et des institutions. Dieu parle au contraire vie éternelle.


[1] - Stock . Octobre 1977 . 306 pages
[2] - Actes des Apôtres I 12 à 14 ; psaume XXVII ; 1ère lettre de Pierre IV 13 à 16 ; évangile selon saint Jean XVII 1 à 11