samedi 5 avril 2014

pour la mémoire de Francis Deniau, évêque émérite de Nevers - ses circulaires d'un départ à l'autre : Octobre 2011 à Janvier 2014

puis ils rentrèrent chacun chez soi - textes du jour

Samedi 5 Avril 2014




Une de mes souffrances les plus vives a toujours été : la pauvreté an sens habituel du terme, la pauvreté des autres, pas la mienne ou la nôtre. Elle est aussi la haine d’autres pour d’autres. On la rencontre en politique depuis toujours,elle était vive dans certains « milieux » contre de GAULLE, la famille de ma première fiancée, en chronologie 1967. La haine contre la gauche. Je l’ai en ouvrant cette messagerie, un quidam [1] qui peut-être m’a envoyé quelque chose de la même encre il y a un ou deux, c’est le registre, la France qu’on islamise. Et puis le groupe Médias-Infos et maintenant Civitas : la franc-maçonnerie, voire la « juiverie ». Avec à peine plus de recul par rapport à des obsessions « fondatrices », la France catholique. Je reçois aussi les nouvelles de la « Tradition » dont l’obsession est du même ordre psychopathique : le Vatican traître à l’Eglise. MAURRAS écrivait bien, l’Action française avec BAINVILLE et ses chroniqueurs étaient probablement la plus forte réflexion sur notre diplomatie entre les deux guerres, et la page littéraire une des meilleures. Aujourd’hui, pleure ô mon pays bien aimé. Politique générale : une sensation de vide. Les dix-huit derniers mois, en gros depuis Florange, c’était le vide par inertie face aux circonstances et aux possibilités, aujourd’hui c’est le vide par le vide, une sensation d’absence de profondeur, un étang vidé et quelques insectes au ras du sol se déplacent, étonnés…
Prier… temps maussade et à la pluie… textes difficiles, Jérémie figure du Christ ? fais-moi voir la vengeance que tu leur infligeras, car c’est à toi que je confie ma cause  [2]. Le Christ ne se venge pas. Si c’était, la Création ne serait plus. Dieu aurait engendré le vide et personne n’en ferait le commentaire. C’est de la logique et c’est aussi de la foi et de l’intuition. Mais Jérémie déguste… et l’évangéliste Jean n’est pas dans l’éther. Des quatre narrateurs inspirés, c’est lui qui détaille le mieux le complot car, par relation ou parenté, les deux sans doute, quoique fils d’un pécheur du lac…, il sait ce qu’il se passe dans les hautes sphères. Peut-être est-ce Nicodème qui le renseigne ? a-t-il introduit celui-ci auprès du Christ, ou l’a-t-il rencontré après l’entretien exceptionnel de circonstances et de contenu ? Il y a, pour soutenir ma/notre foi, c’est même fondaental, une historicité, un vécu des évangiles qui nous met dans la vie : spirituelle, par la vie physique et historique de nos grands témoins. L’argument de commisération pour tout ce qui vient de Galilée, qu’on dirait aujourd’hui quasiment de raciste, est vraiment faible…est-ce que notre loi permet de condamner un homme sans l’entenbdre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? – Alors, toi aussi, tu es de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! Il y avait cette même paradoxale accusation de partialité lancée par la hiérarchie aux miraculés : alors toi aussi, tu es de ses disciples ? Juge-moi, Seigneur, sur ma justice : mon innocence parle pour moi. Langage que me prêterait l’Ecriture ? je ne peux l’accepter, je ne suis pas innocent même avec l’excuse absolutoire et des limites propres à la nature humaine si précaire en tout, j’ai une part de responsabilité, pas tant dans ce qu’il m’arrive et qui même astreignant, peut-être un jour dramatique est secondaire, mais dans ma relation à Dieu, et celle des miens, et celle du monde dont je suis, avec tous, responsable. Prière et foi sont l’exercice de notre responsabilité. Et la prière qui nous correspond le mieux, la plupart du temps dans notre existence quotidienne, est bien celle du suppliant. Seigneur, mon Dieu, tu es mon refuge !... j’aurai mon bouclier auprès de Dieu… La Bible, dans ma vie, en trois temps. A ma pré-adolescence, comme une initiation à la nature, à l’amour en ce qu’il a de désir et d’émerveillement en tous registres : le Cantique des cantiques. Au sortir de mon premier âge, dans les débats du chagrin d’amour et de la perplexité d’une orientation professionnelle, d’un état de vie, et encore et toujours jusqu’à maintenant, la justesse des psaumes en psychologie de l’homme et en psychologie de Dieu : les deux récitants de la prière quand s’allume en prélude l’encens. Puis, sous un baobab dont j’ai éveillé le locataire, un grand serpent tombant à mes pieds (Keur Moussa au Sénégal en 1965), l’évangile de saint Jean, divinité de Jésus affirmé par Lui-même, et complot des hommes en retour, faire mourir par calcul, ou spontanément : lapider. Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! – Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! Bel enfermement… Foi et amour, leur respiration en nous.


[1] - ----- Original Message -----
To: "Bertrand Fessard de Foucault" <b.fdef@wanadoo.fr>
Sent: Saturday, April 05, 2014 12:25 AM
Subject: Abattage rituel
Cher Monsieur,
Je vous invite à regarder cette vidéo:
http://www.abattagerituel.com/Video
Alors que petit à petit l'abattage rituel ne cesse de gagner du terrain en France, il est temps de se réveiller et d'ouvrir les yeux !
Bien cordialement.
J.-J. Saldat

[2] - Jérémie XI 18 à 20 ; psaume VII ; évangile selon saint Jean VII 40 à 53

vendredi 4 avril 2014

moi, je Le connais - textes du jour

Vendredi 4 Avril 2014



Tant à porter, de moi-même, de celles que j’aime, d’autres qui m’honorent de leur confiance, de notre pays, de notre monde  que l’évidence s’impose. Je ne peux le faire ni le vivre seul, et nous sommes nombreux à xister ainsi, et même nous le sommes tous, les pour les autres. Evidence de la Rédemption, du Rédempteur et du plan de Dieu, tant tout est lourd. A lui de faire. Et pour que nous vivions en Lui les uns pour les autres, en amour, en confiance, en espérance. Le désir fondamental dont tout dérive y compris y compris le désir sxuel et la bénédiction de l’union des corps (à ne pas galvauder), signe de celle des âmes et prière, elle aussi sinon surtout… le désir de communion universelle, y compris la réunion de tous en paradis sns qu’il y manque personne, même le plus abominable. La rédemption, si elle n’est pas universelle, ne serait pas et elle nierait Dieu. Or, on ne dit pas Dieu, on l’oublie ou on l’ignore… [1]  Vous me connaissez ? et vous savez d’où je suis ? je ne suis pas venu de moi-même ; mais celui qui m’a envoyé dit la vérité, lui que vous ne connaissez pas. Moi je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envyé. La connaissance par celle des origines, de la filiation, par les lieux originels, mentaux. L’évangile du mouvement : envoyer, venir… il y monta aussi. L’interrogation générale : n’est-ce pas lui qu’n cherche à faire mourir. Interrogation, recherche, prière sont dans une ambiance lourde, la nôtre l’est-elle autant ? On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue. La question retournée, au Jardin des Oliviers, quand arrive la cohorte, quand arrive le traître qui joue à ce moment-là le rôle du témoin décisif. Qui cherchez-vous ? … Je vous l’ai dit… c’est moi… tandis que nous sommes à attendre le dénouement, notre dénouement : malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre. C’est bien ce que nous vivons, ce que j’ai vécu. L’Ancien Testament, et ses prophètes, l’anonyme auteur de la Sagesse, donne aux détracteurs et aux assassins du Messie tout le scenario, tout le texte. Leurs pensées ont été anticipées. Autant la geste et la posture du péché qui est meurtre de Dieu, selon l’idée (fausse) que nous nous en faisons, sont univoques de la Genèse au Golgotha, autant es conversions sont diverses. L’homme ne se renouvelle pas dans sa faiblesse, Dieu innove à chacun de ses miracles, à chacun des moments et actes de son amour par prédilection. Le Seigneur rachètera ses serviteurs… il est proche du coeur brisé, il sauve l’esprit abattu… le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre. Dieu me donne de continuer, d continuer de Le prier, avec tous. Nous donne….


[1] - Sagesse II 1 à 22 ; psaume XXXIV ; évangile selon saint Jean VII 2 à 30




                   

jeudi 3 avril 2014

vous qui recevez votre gloire les uns des autres - textes du jour

Jeudi 3 Avril 2014

Prier… [1] toujours l‘évangile de la liberté humaine. Vous ne croyez pas en moi…vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !… Vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom,  celui-là, vous le recevrez ! … L’empêchement à croire, à être libres ? Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres… Echo de l’Exode et de la geste mosaïque : ils oubliaient le Dieu qui les sauvait. Les deux témoignages sur Dieu, le sien propre pour son Fils, Dieu fait homme et selon l’Esprit saint, celui des Prophètes puis des Apôtres : Jean Baptiste a rendu témoignage à la vérité… le Père qui m’a envoyé, c’est lui qui m’a rendu témoignage. Et notre mémoire, la mémoire que Dieu nous donne de ses bienfaits, de ses œuvres, de son dessein rédempteur, de son amour et de sa sollicitude. Reviviscence du présent par la prière. Et paradoxalement, c’est cette mémoire que Moïse mobilise pour fléchir Dieu : souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Jacob… et souvenez-vous, Seigneur, de chacun de nous, et de Votre alliance avec nous. Nous sommes à Vous, ma femme avec moi, notre fille, toutes celles et tous ceux qui sont d’âme en nous, morts ou vivants de corps, le monde entier en toutes ses formes et toutes ses époques, le crapaud évité evant notre portail, le hérisson aussi, dans l’un de nos virages vers la départementale, toutes celles et ceux dont la route se croisera avec les nôtres aujourd’hui et demain, notre pays, ses dirigeants, nos dirigants et notre avocat qui nous a lâchés, professionnel d’abord pour se rebiffer, dignité plus que travail fait, accessoirement chrétien. Comment en vouloir à qui que ce soit en ce monde et selon notre type d’existence, si faillible, précaire. Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple. Amen.  


[1]  - Exode XXXII 7 à 14 ; psaume CVI ; évangile selon saint Jean V 31 à 47
 

vous qui recevez votre gloire les uns des autres - textes du jour

Jeudi 3 Avril 2014

Prier… [1] toujours l‘évangile de la liberté humaine. Vous ne croyez pas en moi…vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !… Vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom,  celui-là, vous le recevrez ! … L’empêchement à croire, à être libres ? Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres… Echo de l’Exode et de la geste mosaïque : ils oubliaient le Dieu qui les sauvait. Les deux témoignages sur Dieu, le sien propre pour son Fils, Dieu fait homme et selon l’Esprit saint, celui des Prophètes puis des Apôtres : Jean Baptiste a rendu témoignage à la vérité… le Père qui m’a envoyé, c’est lui qui m’a rendu témoignage. Et notre mémoire, la mémoire que Dieu nous donne de ses bienfaits, de ses œuvres, de son dessein rédempteur, de son amour et de sa sollicitude. Reviviscence du présent par la prière. Et paradoxalement, c’est cette mémoire que Moïse mobilise pour fléchir Dieu : souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Jacob… et souvenez-vous, Seigneur, de chacun de nous, et de Votre alliance avec nous. Nous sommes à Vous, ma femme avec moi, notre fille, toutes celles et tous ceux qui sont d’âme en nous, morts ou vivants de corps, le monde entier en toutes ses formes et toutes ses époques, le crapaud évité evant notre portail, le hérisson aussi, dans l’un de nos virages vers la départementale, toutes celles et ceux dont la route se croisera avec les nôtres aujourd’hui et demain, notre pays, ses dirigeants, nos dirigants et notre avocat qui nous a lâchés, professionnel d’abord pour se rebiffer, dignité plus que travail fait, accessoirement chrétien. Comment en vouloir à qui que ce soit en ce monde et selon notre type d’existence, si faillible, précaire. Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple. Amen.  


[1]  - Exode XXXII 7 à 14 ; psaume CVI ; évangile selon saint Jean V 31 à 47
 

mercredi 2 avril 2014

il est déjà passé de la mort à la vie - textes du jour


Mercredi 2 Avril 2014



05 heures 32 + Eveillé il y a trois quarts d’heures, pas pu me rendormir. Nous sommes vraiment dépassés, et le ressentons chacun profondément avec une différence, Edith n’espère pas, moi j’espère. Encore et toujours. Si je n’espère plus et si je n’ai plus le moyen/la force d’écrire et si la foi qui m’est donnée depuis ma naissance jusqu’à cet instant-ci ne m’était plus maintenue, je meurs…. Au moins physiquement et mentalement. Et je n’ai pas le droit de mourir… mes aimées.

06 heures 19 + La nuit noire et silencieuse. La relation à Dieu, comment et pourquoi ? son modèle et toutes réponses nous sont donnés, par le Christ, nous faisant voir et comprendre sa relation à Dieu son Père, Lui Fils de de Dieu fait homme. Moi, je ne peux rien faire de moi-même… Et réponse de Dieu, à nous qui cherchons, Le cherchons : Jérusalem  disait : »Le Seigneur m’a abandonnée, le Seigneur m’a oubliée ». Est-ce qu’une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l’oublier, moi, je ne l’oublierai pas. [1] Jean l’évangéliste fait discourir le divin Maître sur la résurrection et sur le jugement, enseignement lié dialectiquement avec la révélation trinitaire, donc l’exposé du mystère entier de notre foi dans une ambiance et des circonstances dramatiques pour le prédicant : de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat (à « croire » que Jésus le faisait exprès, la plupart des guérisons qu’Il opérait, sont le jour de ce sacro-saint sabbat… un Dieu au repos selon la compréhension que des gens figés ont eue de Ses propres commandements…alors que, selon le Christ et ce qu’Il donne à voir et à comprendre de Lui, mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’oeuvre) mais encore il disait que Dieu était son propre Père et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. C’est un condamné à mort qui assure que comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Certitude du texte, la résurrection, mais s’il y a jugement, y a-t-il condamnation ? Je ne le croirai jamais, il y a le cœur de Dieu et Sa connaissance du nôtre. Le texte permet d’être lu ainsi. Ne soyez pas surpris : l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront ; ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie, ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés… ce qui nous sauve, c’est notre foi, si jumelle de l’espérance, et l’espérance si fondée sur notre faiblesse, la conscience et l’expérience que nous en recevons des circonstances, des autres, de l’Esprit saint. Celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m’a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie. Ainsi soit-il. – Incitation aussi, très pratique mais insistante, à la contemplation. La vue intérieure, la vue d’âme, nos sens spirituels les plus intimes, les plus aboutis, la plus vive émergence de nous-mêmes : le Fils de l’homme ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père… car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait… Clé de l’action et de la fécondité, et pour entrer dans ce mouvement, exemple encore de Jésus, le Christ : je en cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. La supplication et l’abandon au Jardin des Oliviers, à l’orée de la Passion.
Politique… table rase de tous les partis et mouvements, chacun ayant son propre échec et ses propres infirmités. Personnalité qui émerge manifestement par lacune de toutes les autres et du fait que Ségolène ROYAL se commet dans le nouveau gouvernement comme pour aider son ex-compagnon à équilibrer VALLS que ni lui ni elle ne peuvent apprécier… intacte donc, Martine AUBRY à qui j’écris ce matin. Elle est significative sur la scène intérieure, elle a du thème intellectuellement, elle est structurante, et par son père elle peut incarner une reprise française de l’entreprise européenne ; il y a encore du jour pour la France, et pour moi si épuisé mais me sentant en droite ligne depuis le début de ma vie, à tous points de vue, il y a du jour. Et puis une femme-défi à accompagner dans sa résurrection à l’espérance et donc au bonheur. Et plus encore une petite fille intelligente, tendre, perspicace et dosant bien son exigence pour l’amour mutuel de ses parents et pour les petits amendements et ajustements que doit consentir son père pour vraiment correspondre à qui il aime.


[1] - Isaïe XLIX 8 à 15 ; psaume CXLV ; évangile selon saint Jean V 17 à 30

mardi 1 avril 2014

quel est l'homme qui t'a dit ... - textes du jour


Mardi 1er Avril 2014

Il pouvait y avoir un aventure collective, un redressement et une invention. Il y a un roi qui se met la corde au cou. Le changement réclamé par son peuple se fera, s’il se fait, selon un autre et contre lui : le maire du palais. C’est fou de bêtise et de cécité sur le fond : les conditions de notre retour à l’air libre, et sur la stratégie : une abdication. – Prier, notre pays et ceux censés le diriger… les oiseaux, la grisaille, d’habitude c’est un nouveau jour, et si, aujourd’hui… il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob. Venez et voyez les actes du Seigneur, il détruit la guerre jusqu’au bout du monde. [1] Siloé et l’aveugle de naissance, Bézatha et le paralysé, malade depuis trente-huit ans. Ce n’est pas « brodé », c’est précis. L’aveugle ne savait pas où était Jésus, pas même son nom, quand il est interrogé par les détracteurs de celui-ci. Maintenant, celui qui avait été guéri ne le savait pas. Même mouvement du Christ qui était venu trouver l’aveugle miraculé. Le paralysé guéri ; plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple. Il y a la solitude du miraculé, celle du thaumaturge, et il y a l’enfermement crispé des adversaires, de la foule des hostiles que – curieusement – Jean appelle simplement les Juifs, ceux qui terrorisent les apôtres en attente au Cénacle avant la Pentecôte, alors qu’eux-mêmes en sont.Le dialogue entre le Christ et le malade n’est pas de foi, il est de pratique. Est-ce que tu veux retrouver la santé ? – Seigneur, je n’ai personne pour me plonger… – Lève-toi, prends ton brancard et marche. Jésus observe et qui se renseigne : apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, qui a donc pitié même si le texte ne le dit pas : évidence. Toujours ces deux réponses : le péché puni par la maladie, ce que n’infirme pas Jésus… te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver pire encore.  Et le sabbat, critère d’observance, chacun épiant tout…jes Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. Or, le Temple, nous-mêmes sommes cernés, immergés, plongés dans ces eaux du baptême, les eaux du miracle. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu'elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d'arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. Prier… aujourd’ui et toujours : as-tu vu, fils d’homme ?


[1] -  Ezéchiel XLVI 1 à 12 ; psaume XLVI ; évangile selon saint Jean V 1 à 16Lundi


Il pouvait y avoir un aventure collective, un redressement et une invention. Il y a un roi qui se met la corde au cou. Le changement réclamé par son peuple se fera, s’il se fait, selon un autre et contre lui : le maire du palais. C’est fou de bêtise et de cécité sur le fond : les conditions de notre retour à l’air libre, et sur la stratégie : une abdication. – Prier, notre pays et ceux censés le diriger… les oiseaux, la grisaille, d’habitude c’est un nouveau jour, et si, aujourd’hui… il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob. Venez et voyez les actes du Seigneur, il détruit la guerre jusqu’au bout du monde. [1] Siloé et l’aveugle de naissance, Bézatha et le paralysé, malade depuis trente-huit ans. Ce n’est pas « brodé », c’est précis. L’aveugle ne savait pas où était Jésus, pas même son nom, quand il est interrogé par les détracteurs de celui-ci. Maintenant, celui qui avait été guéri ne le savait pas. Même mouvement du Christ qui était venu trouver l’aveugle miraculé. Le paralysé guéri ; plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple. Il y a la solitude du miraculé, celle du thaumaturge, et il y a l’enfermement crispé des adversaires, de la foule des hostiles que – curieusement – Jean appelle simplement les Juifs, ceux qui terrorisent les apôtres en attente au Cénacle avant la Pentecôte, alors qu’eux-mêmes en sont. Le dialogue entre le Christ et le malade n’est pas de foi, il est de pratique. Est-ce que tu veux retrouver la santé ? – Seigneur, je n’ai personne pour me plonger… – Lève-toi, prends ton brancard et marche. Jésus observe et qui se renseigne : apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, qui a donc pitié même si le texte ne le dit pas : évidence. Toujours ces deux réponses : le péché puni par la maladie, ce que n’infirme pas Jésus… te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver pire encore.  Et le sabbat, critère d’observance, chacun épiant tout…jes Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. Or, le Temple, nous-mêmes sommes cernés, immergés, plongés dans ces eaux du baptême, les eaux du miracle. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu'elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d'arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. Prier… aujourdh’ui et toujours : as-tu vu, fils d’homme ?


[1] -  Ezéchiel XLVI 1 à 12 ; psaume XLVI ; évangile selon saint Jean V 1 à 16