Mercredi 22 Octobre 2014
Hier soir, Marguerite me montrant ses photos,
de Fifi et ses deux chiots. Elle a fait son deuil et n’est plus que tendresse.
Nos morts nous transforment, nous affinent. – MAZARIN, hier soir, après
CHURCHILL lundi. Les pays, leur organisation,
leur orientation, leur personnalité ne peuvent se passer ni d’un dessein précis
et ferme, ni d’une raison d’Etat. La
France ne manque décidément depuis une vingtaine d’années.
MAZARIN fondateur à tant de points de vue : l’éducation de Louis XIV et
notamment le sacrifice par celui-ci de tout choix affectif personnel, Marie
MANCINI et même une princesse de Savoie, les palais, les collections d’art, les
bibliothèques, le style-même pendant un siècle. Sa correspondance, notamment
pendant son exil à Bruhl, avec Anne d’Autriche, est-elle disponible. Leçon de
diplomatie, les textes de COUVE de MURVILLE, la correspondance de TALLEYRAND
avec Louis XVIII pendant le congrès de Vienne. Leçons d’Etat, les
correspondances de RICHELIEU et de MAZARIN, de Louis XI aussi. Pour
aujourd’hui, on cherche… Evidemment, les cooptations non pour la corporation
mais pour le discernement et la continuité : RICHELIEU discerne MAZARIN
qui donne au Roi-Soleil le conseil de gouverner par lui-même mais lui laisse
COLBERT et LOUVOIS, l’impératrice Marie-Thérèse comme le Dauphin conseillant
VERGENNES, l’une à sa fille et l’autre à son fils (il sera intéressant d’en
voir l’éventuelle application pour Areva
et pour Total
, tandis que c’est
l’évidente faillite en politique et probablement celle des élections
présidentielles à venir)… Et l’Union européenne, mon « dada » de
démocratie directe, par l’élection du président de l’Union selon tous ses
citoyens, mais ce souhait pourrait attendre sa réalisation si avait surgi une personnalité
d’exception en dessein, en charisme, en séduction et en force, subjuguant les
gouvernants et reconnus par les citoyens. Manifestement, ce n’est pas, c’est le
défi européen, qui est politique, pas du tout européen. – En regard, qualité
extrême des deux papiers de ce prélat hongrois, faisant la synthèse avant et
après la session du synode sur la famille. Je n’avais jamais lu quelque chose
d’aussi universel, aussi respectueux de toutes les situations sociales et
personnelles, vraiment documenté et cherché, et cependant tellement inspiré par
une unique tension, l’espérance spirituelle, l’Esprit-Saint. Il y a de quoi
désespérer du monde contemporain, mais il y a quantité de gemmes tellement
encourageants, tellement forts que - je le crois bien – nous nous en sortirons
tous.
Prier pour ce renouveau, ce
baptême universel, cette perception de nos possibilités. Dieu espère en nous.
Nous, les hommes, les femmes, enfants, les vieux, les morts et les vivants… A
qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup
confié ; on réclamera davantage.
Souci de la suite qu’eut le Christ, le
recrutement, la formation de ses disciples, la fondation de l’Eglise, le don du
sacrement de la présence et de la continuité. Le Créateur dès nos
fléchissements avait procédé de même : la promesse, la dialectique d’une
attente physique, d’une intervention dans l’Histoire tendue vers l’Incarnation.
Ce qui nous est confié et que nous devons faire prospérer. Heureux serviteur,
que son maître, en arrivant, trouvera à son travail… il lui confiera la charge de
tous ses biens.
Nous sommes tous
délégués, la tâche est immense mais précise : continuer. Principe
d’intelligibilité, le monde a un sens, l’existence humaine, la Création, chacune de nos
vies, tout un sens, tout est plan, dessein. La mission est de collaborer à
cette œuvre divine et de mettre en lumière le contenu du mystère tenu caché
depuis toujours en Dieu, le créateur de toutes choses. Ainsi, désormais, les
forces invisibles elles-mêmes connaîtront, grâce à l’Eglise, les multiples
aspects de la Sagesse
de Dieu.
Il y faut une garantie, un
exemple. C’est le projet éternel que Dieu a réalisé dans le Christ Jésus
notre Seigneur. Et c’est notre foi au Christ qui nous donne l’audace d’accéder
auprès de Dieu en toute confiance…
. Les
païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même
promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Evangile.
Hier
C’est notre culture : mémoire des faits, compréhension des
psychologies, transposition qui peut nous rendre compréhensible le présent et
nous rappeler les remèdes, solutions et structures. Biographie de
MAZARIN : le sens de l’Etat, du bien du royaume qui gouvernent aussi bien
le grand ministre que le tout jeune roi. Thèses de RICARDO : libre marché,
avantages comparatifs, guerre de l’opium, les marchés par la cannonnière, puis
les « ajustements structurels » à partir des années 1970 : les
pays africains dans la stratégie américaine. Ce qui me fit m’engager à fond
dans mon premier poste diplomatique : éviter au Portugal et à sa jeune
démocratie la dictature du F.M.I. par son adhésion aux Communautés européennes.
En fait par l’accueil dans l’entreprise européenne. Ce qui fut. Puis la Grèce. Transformation
de l’Angleterre au XIXème siècle par libéralisation du marché du travail et
mobilité de la main d’oeuvre, selon RICARDO (+ Septembre 1822) et MALTHUS dont la Chine d’aujourd’hui donne
une idée : main d’œuvre totalement rurale il y a trente ans, la terre
cultivée en commun, puis privatisation. Paysans très traditionnels passés en
quelques décennies au statut d’ouvrier dans un marché mondial du travail. Discussion
sur la propension à l’investissement, sur les conditions de la croissance.