mardi 18 mai 2010
lundi 17 mai 2010
réflexion d'Eglise avec mon curé
Réflexion que je veux noter – avec Denis M. La pédérastie, les cas de pédophilie, le clergé mais une société, des sociétés, ainsi un village voisin du sien ? où il fut affecté encore jeune prêtre comme vicaire. A lui et à l’autre vicaire, le curé recommande, ne demandez jamais quand on vous écoute en visite, qui est le père des enfants… on ne le sait pas. Tout le village vivait ainsi, inceste, endogamie, mères naturelles et filles-mères. Je suis de mon côté de plus en plus étonné, selon mon expérience – de maintenant plus de cinq ans – du mariage et de la paternité qu’il n’y ait pas plus de drames en couple, d’assassinats et aussi d’inceste. Miracle que la conscience humaine, en général, sache édifier barrières et défenses contre les pulsions, miracle que le respect d’autrui soit tout de même la norme, que la tolérance mutuelle, la compassion entre homme et femme, parents et amants, soient jumelles de l’admiration pour la beauté et le charme des enfants. Fonctionnement de la cellule initiale. Formation, pédagogie ? du clergé. Rôle de portance des laïcs. Tout cela chez mon ami est plutôt du non-dit. Importance dans une paroisse, ainsi son prédécesseur, intime et chaleureux avec le pharmacien, avoir chez qui aller, pour un prêtre. Changement certain des modes de recrutement, au moins en France et dans son expérience qu’il ne dit pas en tant que telle mais dont il me donne des éléments. Aujourd’hui et sans doute aussi à mon adolescence, la fin des années 1950 et toutes les années 1960, la vocation est devenue un débat en quête de diagnostic puis de point d’application. Le clergé diocésain dans les années 1940 était sans doute recruté et formé comme depuis la Révolution, les familles poussaient au petit séminaire, et c’était plutôt des éliminatoires par les « supérieurs » des candidats pour défauts divers, et surtout pour lacunes de moyens intellectuels, que la pêche aux bonnes volontés. Manifestement la question des équilibres affectifs et encore moins celle de la sexualité, de la relation de couple homme/femme n’étaient pas dans le paysage. C’est la décision non consensuelle ni réaliste de Grégoire VII d’étendre le célibat religieux aux prêtres. Les dix premiers siècles de l’Eglise n’étaient pas ceux d’une institution de célibataires, les apôtres eux-mêmes, en majorité sans doute, ne l’étaient pas. Un siècle après, c’est le débat Abélard-saint Bernard. Ce dernier sautant sur le premier. Le mystique et le réaliste. J’ai opiné sur la collection d’erreurs et d’échecs, au plan temporel, de Bernard : les croisades, ses interventions dans la politique rhénane et la vie du Saint Empire, pour autant que je le sache. Et comme mon cher Denis M., je coinsidère certaines des spéculations de Bernard tout à fait erronnées : le suspense de l’Annonciation, la rédemption suspendue aux lèvres de la jeune fille, fiat ou pas ? hésitation du destin. Pas du tout, la réponse d’une âme, la réponse amoureuse, la réponse de l’humilité n’est en rien un suspense ni le fruit d’une délibération, elle est le fruit porté par tout un être, elle est cet être.
L’affaire Maciel, les légionnaires du Christ. Le bonhomme a trompé tous les papes depuis Pie XII, il paraît qu’aux trois vœux religieux il avait pu en faire ajoutrer un quatrième : un devoir de charité interdisant de parler des supérieurs, et évidemment et d’abord du fondateur. Retour au concile comme très souvent et à son inapplication. Sans doute Paul VI, l’homme du concile, d’autant que Jean XXIII lançant l’entreprise mais mourant avant de la suivre et qu’elle soit vraiment sur les rails eut le pressentiment ou le discernement de la personnalité et de l’identité de son successeur. Mais ni Paul VI ni Jean Paul II n’ont su réduire les milieux et habitudes de la Curie et des chefs et pesanteurs de la machine romaine. C’est l’essentiel qu’il reste à faire et qui n’est toujours pas entrepris, que sans doute – seul – Jean Paul 1er compris qu’il fallait faire et qu’il aurait fait. Ne pas canoniser Jean Paul II, trop de lacunes de gouvernement, ainsi le synode quadriennal, grande décision de Vatican II, n’a pas vraiment subsisté après la mort de Paul VI et déjà cette réunion était trop dominée par la machine romaine. L’entendant, je comprends combien en fait devraient être distingués dans une canonisation la sainteté personnelle d’un homme ou d’une femme, et leurs actes de gouvernement, souvent critiquables et toujoiurs contingents. On a canonisé tous les papes du concile de Trente puisque celui-ci avait été un succès finalement. Ne pas le faire aujourd’hui, puisque précisément Vatican II continue d’avorter. C’est moi qui prolonge, mais ma correspondance avec quelques évêques, résultant de la diffusion de mon papier Chair & Religion me laisse optimiste. Tandis que Denis M. le tenant d’un jeune parent, retrouvé à l’occasion d’un mariage récemment, me dit la très médiocre impression produite par le nouvel évêque de tel diocèse, ce que je lis de deux d’entre mes destinataires me passionne par la maturité certes, l’équilibre serein de celui qui m’écrit manuscrit ou me courielle, c’est-à-dire sans trace accessible à des collaborateurs et entourage (comme je l’avais déjà constaté pour l’Abbé Pierre en 1996), et surtout par les points de départ que j’en reçois.
avez-vous reçu l'Esprit Saint ? - textes du jour
Lundi 17 Mai 2010
[1] - Actes desApôtres XIX 1 à 8 ; psaume LXVII ; évangile selon saint Jean XVI 29 à 33
Prier… [1] pourtant je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Jésus parle en homme, Jésus parle en chrétien… il sait l’abandon de tous, de tous ses disciples, qu’il aime et connaît, abandon à venir : l’heure vient – et même elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté et vous me laisserez seul… il le sait et la clé est pour lui sa relation à Dieu son Père. Relation trinitaire à laquelle nous n’accédons que par lui, et relation d’homme à Dieu dont il nous donne l’exemple. Quant à notre abandon (l’abandon de Dieu par l’homme faisant la solitude de Dieu, avant la sienne propre !), il tient à notre dispersion, à notre désunion. Décidément, les relations humaines sont la parabole et l’indice en permanence de notre relation à Dieu. Ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde. Alors même qu’il va être livré et abominablement condamné et exécuté… En regard du comportement limpide du Christ, la richesse (et la complexité à première vue) de sa fondation. Le baptême et la confirmation, les sacrements, la prédication : Paul à Ephèse.
[1] - Actes desApôtres XIX 1 à 8 ; psaume LXVII ; évangile selon saint Jean XVI 29 à 33
dimanche 16 mai 2010
je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée - textes du jour
Dimanche 16 Mai 2010
Prier… nous irons tous trois à la « messe des familles » dans notre paroisse d’appartenance territoriale, comme nous en avons pris l’habitude, infidélité mensuelle à notre recteur de dilection. [1] Cette fin-conclusion de l’Apocalypse (révélation moins énigmatique qu’il n’y parait tant qu’on lit le texte sans désarmer d’un a priori ou d’une attente intellectuelle) est prodigieuse d’invite : voici que je viens sans tarder et j’apporte avec moi le salaire que je vais donner à chacun selon ce qu’il aura fait. Je suis l’alpha et l’omega, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Apparemment, hiératisme, jugement, rétribution. Mais voici que je viens… L’Esprit et l’Epouse disent : « Viens ! ». Celui qui entend, qu’il dise aussi : « Viens ! »… Et celui qui témoigne de tout cela déclare : « Oui, je viens sans tarder. » Amen ! Viens, Seigneur Jésus. Confluence, mouvement, rassemblement, unité au-delà de tout, unité de désir, de mouvement, chacun, bien distinct, n’est plus que venue, de tout son être. Et pour quoi ? et où ? non les uns vers les autres, ou tous vers quelqu’un ? Celui qui a soif, qu’il approche. Celui qui le désire, qu’il boive de l’eau, gratuitement. Ainsi… pour qu’ils aient en eux l’amour dont tu m’as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. La vie éternelle, notre état d’accomplissement, la conclusion parfaite de la Genèse et de la Création ne se disent pas en description d’un lieu, d’un état ou d’une scénographie – quoique les évocations de ce qui serait le paradis, perdu ou retrouvé, imaginé ou imaginaire, peuplent les représentations et ont leurs textes en toutes religions – la vie éternelle nous est présentée, et surtout promise (c’est cela qui compte, non de savoir ce qu’elle est ou même comment l’obtenir, mais la certitude d’y entrer et de l’obtenir à terme), la vie éternelle nous est présentée dans cette Apocalypse ou dans la prière du Christ comme cette unité abreuvante à laquelle nous venons chacun par l’appel divin et la rédemption glorieuse de tout. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. Point de mire, le Christ que voit par anticipation Etienne, le premier martyr, ce qui met le comble à l’exaspération de ses accusateurs et précipite sentence et exécution. Heureux ceux qui lavent leurs vêtements pour avoir droit aux fruits de l’arbre de vie… les témoins avaient mis leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Jésus et son vêtement quand il lave les pieds deses disciples, Jésus dépouillé de ses vêtements, Adam et Eve qui ne savaient pas qu’ils étaient nus, avant que… tu m’as aimé avant même la création du monde… je leur ai fait connaître ton nom.
. . . messe des familles à Surzur, 11 heures + Homélie de Michel LE PIVINS. Mes enfants, c’est la plus longue prière de Jésus, vous lisez l’évangile et l’étudiez, n’est-ce pas ? Jésus se retire à l’écart pour prier, la montagne, le désert, le jardin des Oliviers. Est-ce que je sais prendre le temps du silence, lâcher l’ordi., la station. Ai-je dans ma chambre un crucifix, une icône, la statue de mon saint patron ? Est-ce que je prends le temps pour m’arrêter et prier ? Pour que ce soit une offrande à Dieu, il faut savoir prendre le temps du silence et du recueillement. L’époque aujourd’hui : l’exciation, la précipitation. Pagnol met en scène dans je ne sais plus quel film, un prêtre : si la prière était facile, tout le monde prierait. Ce n’est pas facile. 1° se souvenir du psaume, l’ange du Seigneur se tient debout devant l’autel du Seigneur, l’encensoir d’or à la main. Il se tient devant Dieu pour l’adorer, le remercier, le louer, le chanter, lui demander pardon. Ce n’est pas se sentir bien. Saint Augustin, la respiration de l’âme. Sainte Thérèse de Lisieux, le cri vers Dieu. 2° certes, se tenir devant Dieu mais connaître par cœur des prières, les prières fondamentales. Je crois en Dieu, Notre Père et Je vous salue, Marie ! retrouver les actes de charité, de contrition, d’espérance. Des moments où l’on ne sait que dire ou faire. Prendre le temps lentement de réciter. – S’adressant aux adultes. L’unité se puise là. Parmi les beaux versets lus aujourd’hui, moi en eux et toi en moi … Moi en eux, depuis le jour du baptême, et eux en moi.. il est entré dans la gloire, nous suivons, ses suivants. Habitués à faire le signe de la croix, où tout est dit, nous sommes enfants dans le Christ, un avec le Père. Que l’Esprit Saint nous fasse prier. Paul, c’est l’Esprit Saint qui prie en moi. Sachons prendre l’évangile du jour, le méditer, le prier humblement, que Marie nous apprenne l’humble prière.
. . . messe des familles à Surzur, 11 heures + Homélie de Michel LE PIVINS. Mes enfants, c’est la plus longue prière de Jésus, vous lisez l’évangile et l’étudiez, n’est-ce pas ? Jésus se retire à l’écart pour prier, la montagne, le désert, le jardin des Oliviers. Est-ce que je sais prendre le temps du silence, lâcher l’ordi., la station. Ai-je dans ma chambre un crucifix, une icône, la statue de mon saint patron ? Est-ce que je prends le temps pour m’arrêter et prier ? Pour que ce soit une offrande à Dieu, il faut savoir prendre le temps du silence et du recueillement. L’époque aujourd’hui : l’exciation, la précipitation. Pagnol met en scène dans je ne sais plus quel film, un prêtre : si la prière était facile, tout le monde prierait. Ce n’est pas facile. 1° se souvenir du psaume, l’ange du Seigneur se tient debout devant l’autel du Seigneur, l’encensoir d’or à la main. Il se tient devant Dieu pour l’adorer, le remercier, le louer, le chanter, lui demander pardon. Ce n’est pas se sentir bien. Saint Augustin, la respiration de l’âme. Sainte Thérèse de Lisieux, le cri vers Dieu. 2° certes, se tenir devant Dieu mais connaître par cœur des prières, les prières fondamentales. Je crois en Dieu, Notre Père et Je vous salue, Marie ! retrouver les actes de charité, de contrition, d’espérance. Des moments où l’on ne sait que dire ou faire. Prendre le temps lentement de réciter. – S’adressant aux adultes. L’unité se puise là. Parmi les beaux versets lus aujourd’hui, moi en eux et toi en moi … Moi en eux, depuis le jour du baptême, et eux en moi.. il est entré dans la gloire, nous suivons, ses suivants. Habitués à faire le signe de la croix, où tout est dit, nous sommes enfants dans le Christ, un avec le Père. Que l’Esprit Saint nous fasse prier. Paul, c’est l’Esprit Saint qui prie en moi. Sachons prendre l’évangile du jour, le méditer, le prier humblement, que Marie nous apprenne l’humble prière.
1] - Actes des Apôtres VII 55 à 60 ; psaume XCVII ; apocalypse de Jean XXII 12 à 20 passim ; évangile selon saint Jean XVII 20 à 26
samedi 15 mai 2010
c'est le peuple du Dieu d'Abraham - textes du jour
Samedi 15 Mai 2010
Prier… [1] Jusqu’ici, vous n’avez rien demandé en invoquant mon nom. Pierre de touche de la foi, que celle-ci ne soit pas sans lien avec notre vie la plus concrète, misérable et glorieuse puisque nos âmes sont des passages mouvementés par une météo. de la psyché que nous maîtrisons et prévoyons peu d’un instant à l’autre, d’une période entière de notre vie à une autre. Des demandes et des espérances à la fois très précises dans leur urgence et leur minuscule (mais qui font toute notre dépendance pratique) et indicibles car nous savons bien que nous ne savons ni nous dire ni vraiment demander. Jésus nous convie à cet acte de foi en lui et nous explique comment cela opèrera : je ne vous dis pas que c’est moi qui prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m’aimez, et vous croyez que je suis venu d’auprès de Dieu. Périodes dans les interrogations spirituelles ou d’âme ? ces années-ci, qu’est-ce que le péché ? et ces jours-ci, nouvelle strate : aimer vraiment Dieu, comme j’en suis loin, déjà l’amour des miens est si précaire et réversible dans les sentiments, réactions et sensations, et n’a de vérité que dans une profondeur que je ne sais ni ne maîtrise. Jésus donne l’axe : notre rédemption, l’annonce du Royaume, décliner sa propre identité, tout cela à longueur de son ministère et de sa Passion, à longueur de l’histoire humaine depuis la Croix et en attente du Messie, c’est l’annonce du Père et de l’amour de Celui-ci pour nous. L’heure vient où je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père. But et figure de nos vies, et dialectique spirituelle, le Père, mais de voie que le Fils. Prédication d’Apollos renforcée par ce qui lui est transmis : il rendit de grands services aux croyants par la grâce de Dieu… en démontrant par les Ecritures que Jésus est le Messie. Islam et judaïsme, christianimse qu’ils contestent chacun tandis que nous les regardons si mal et si superficiellement, puissions dans l’amour et la connaissance mutuelle, au moins prier ensemble car Dieu est le roi de la terre, que vos musiques l’annoncent ! Il règne, Dieu, sur les païens. ... C'est le peuple du Dieu d'Abraham.... Et puisque Jésus est le point de la controverse et le vrai de notre identité et qu’il nous laisse manifester en charge de la suite : je quitte le monde et je pars vers le Père, suivons ses commandements, prière de demande, et attente de la Pentecôte qui anticipe la Parousie. Et Seigneur ! veuille protéger toutes celles et tous ceux que j'ai aimés et rencontrés en soixante sept ans, que d'anniversaires... pour tant d'horizons qui s'éloignent et que la prière et la mémoire me rendent. Ma demande ce matin et celle-là tandis qu'au premier rang de mon coeur et de ma supplication sont les aimées du présent, consacrées en moi par le mariage et l'amour conjugal et l'amour filial-paternel, que fortifie l'amour que je vois entre mère et fille, histoire d'accident et de poésie presque chaque heure. Demandez et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie. Et aujourd’hui… ce pays que j’aime et qui se donne une confrontation avec lui-même et son histoire.
[1] - Actes des Apôtres XVIII 23 à 28 ; psaume XLVII ; évangile selon saint Jean XVI 23 à 28
vendredi 14 mai 2010
maintenant, je vous appelle mes amis - textes du jour
Vendredi 14 Mai 2010
Prier… nos chiots, têtes jointes pour boire le lait du matin après avoir fait grappe autour de leur mère à la première têtée qui n’est plus qu’un rite d’ailleurs épuisant pour celle-ci. L’introît naguère du dilmanche de Quasimodo : comme les nouveaux-nés attendent leur lait, ainsi… nous aspirons à cette parole divine, que dispensent – entre autres – nos textes, l’Ecriture. Le Christ et les disciples, après la Pentecôte, ont une aspiration qu’on peut dire antérieure, celle de l’accomplir cette Ecriture. Il fallait que l’Ecriture s’accomplisse : par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas et la suite se fait aussi selon le même Esprit Saint (le tirage au sort, mais après une prière-communion de cent-vingt disciples) : Toi, Seigneur qui connais le cœur de tous les hommes, montre-nous lequel des deux tu as choisi pour prendre place dans le ministère des Apôtres, que Judas a déserté en partant vers son destin. C’est le psaume qui a commandé que sa charge passe à un autre et c’est Pierre qui suggère la procédure. Tout cela transposable aujourd’hui dans une Eglise qui souffre de tant de maux, dont ses dysfonctionnements et les modes de discernement pour l’investiture de ses ministres ? peut-être mais à une condition que nous ne remplissons plus : cette union de tous dans la prière, intense et confiante, cette invocation de l’Esprit saint pour tout discernement, toute décision, toute action, avec pour simple critère : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Ce que Dieu seul peut connaître et mesurer : cette connaissance du cœur que Yahvé manifeste et qui, devant le péché ambiant, lui inspire la résolution du déluge, que Jésus tout au long de son ministère manifeste au point de répliquer davantage à nos « arrière-pensées » qu’à nos interrogations ou demandes explicites. Sérénité et abandon devant la réalité : celle de la pratique, le sort tomba sur Matthias qui fut dès lors associé aux Apôtres, sans la moindre contestation ou brigue rétrospectives, celle plus spirituelle : c’est moi qui vous ai choisis et établis… alors tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera. [1]
[1] - Actes des Apôtres I 15 à 26 passim ; psaume CXIII ; évangile selon saint Jean XV 9 à 17
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