mercredi 1 mars 2023

L'ami des hommes.

 

HOMÉLIE DE SAINT ASTÈRE SUR LA CONVERSION


Si vous voulez ressembler à Dieu, vous qui avez été créés à son image, imitez votre modèle. Vous êtes chrétiens et ce nom signifie ami des hommes : imitez l'amour du Christ.

Considérez les trésors de sa bonté. Puisqu'il allait se manifester aux hommes par un homme, il envoya devant lui Jean proclamer la conversion et introduire au repentir ; auparavant il avait envoyé tous les prophètes pour enseigner la pénitence.

Puis, lorsqu'il se manifesta, peu après la venue de Jean, de sa propre voix pour montrer qui il était, il s'écria : Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos. Or, comment a-t-il accueilli ceux qui se rendirent à son appel ? Il leur accorda facilement le pardon de leurs péchés, la délivrance instantanée, immédiate, de leurs peines. Le Verbe les sanctifia, l'Esprit les marqua de son sceau ; l'homme ancien fut enseveli, le nouveau fut engendré en ressuscitant par la grâce.

Et ensuite ? L'inconnu est devenu un familier, l'étranger un fils, le profane un initié, l'impie un consacré. ~

Imitons la pastorale du Maître. Penchons-nous sur les Évangiles : comme dans un miroir découvrons-y l'idéal de la sollicitude et de la bonté.

J'y vois, en effet, dans les paraboles, dans des propos imagés, le berger de cent brebis. L'une d'entre elles s'est séparée du troupeau et s'est égarée. Le berger ne resta pas avec celles qui demeuraient en bon ordre et sur le droit chemin. Il bondit à la recherche de l'égarée, franchit nombre de gorges et de précipices, gravit des sommets rocheux, affronta courageusement les déserts, jusqu'à ce qu'il l'eût trouvée.

L'ayant trouvée, sans la frapper ni la pousser violemment pour la ramener au troupeau, il la mit sur son cou, la porta avec douceur et la fit revenir parmi ses compagnes, plus joyeux pour celle-ci que pour la foule des autres.

Comprenons donc la réalité cachée sous ces images. Cette brebis n'est pas réellement une brebis, et ce berger est tout autre chose qu'un berger. Ce sont là des exemples qui nous enseignent des mystères sacrés. Ne désespérons pas facilement des hommes, ne laissons pas à l'abandon ceux qui sont en péril. Recherchons avec ardeur celui qui est exposé, ramenons-le sur le chemin, réjouissons-nous de son retour et réintégrons-le dans la communauté de ceux qui vivent en vrais fidèles.


 

 

 

 

mardi 28 février 2023

dernières paroles publiques du pape Benoît XVI


Cité du Vatican

Le pape Benoît XVI et le card. Bergoglio quelques jours avant sa renonciation, capture @ Vatican Media

Le pape Benoît XVI et le card. Bergoglio quelques jours avant sa renonciation, capture @ Vatican Media

28 février 2013 : les dernières paroles publiques de Benoît XVI

« Je ne suis plus le souverain pontife de l’Église catholique »

février 28, 2023 19:07RédactionCité du Vatican

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« Vous savez que ce jour est pour moi différent des précédents ; je ne suis plus le souverain pontife de l’Église catholique : jusqu’à huit heures du soir, je le serai encore ; ensuite, je ne le serai plus. Je suis simplement un pèlerin qui entame la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre. »

Dans un long article rendant hommage à Benoît XVI, sur le site en anglais de Vatican News, le journaliste italien Salvatore Cernuzio évoque les dernières paroles et images restées dans la mémoire de ceux qui ont voulu accompagner la dernière journée du pape allemand

« La place était pleine, tout comme les rues voisines », se souvient-il. « Les gens criaient “Merci“ et sur les pancartes, brandies avec les drapeaux et les banderoles, on pouvait lire : “Ne partez pas“ ».

« Dix ans se sont écoulés depuis la dernière apparition publique de Benoît XVI en tant que pontife de l’Église universelle, rappelle-t-il : le 28 février 2013, Ratzinger a salué le monde depuis le palais de Castel Gandolfo par un bref discours. Immédiatement après, les portes du palais se sont fermées et les gardes suisses ont quitté leur poste. La renonciation à la papauté, communiquée en latin le 11 février, est devenue effective et le Siège apostolique est devenu vacant, pour la première fois depuis de nombreux siècles, non à cause de la mort du pape. »


Le pape Benoît XVI et le card. Bergoglio quelques jours avant sa renonciation, capture @ Vatican Media

Le pape Benoît XVI et le card. Bergoglio quelques jours avant sa renonciation, capture @ Vatican Media

28 février 2013 : les dernières paroles publiques de Benoît XVI

« Je ne suis plus le souverain pontife de l’Église catholique »

février 28, 2023 19:07RédactionCité du Vatican

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« Vous savez que ce jour est pour moi différent des précédents ; je ne suis plus le souverain pontife de l’Église catholique : jusqu’à huit heures du soir, je le serai encore ; ensuite, je ne le serai plus. Je suis simplement un pèlerin qui entame la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre. »

Dans un long article rendant hommage à Benoît XVI, sur le site en anglais de Vatican News, le journaliste italien Salvatore Cernuzio évoque les dernières paroles et images restées dans la mémoire de ceux qui ont voulu accompagner la dernière journée du pape allemand

« La place était pleine, tout comme les rues voisines », se souvient-il. « Les gens criaient “Merci“ et sur les pancartes, brandies avec les drapeaux et les banderoles, on pouvait lire : “Ne partez pas“ ».

« Dix ans se sont écoulés depuis la dernière apparition publique de Benoît XVI en tant que pontife de l’Église universelle, rappelle-t-il : le 28 février 2013, Ratzinger a salué le monde depuis le palais de Castel Gandolfo par un bref discours. Immédiatement après, les portes du palais se sont fermées et les gardes suisses ont quitté leur poste. La renonciation à la papauté, communiquée en latin le 11 février, est devenue effective et le Siège apostolique est devenu vacant, pour la première fois depuis de nombreux siècles, non à cause de la mort du pape. »


« Je mettrai ma Loi dans leur cœur »

 

INSTRUCTION SPIRITUELLE DE SAINT APHRAATE

La Loi et l'Alliance ont été complètement transformées. Dieu transforma la première alliance accordée à Adam et en donna une autre à Noé ; une autre encore à Abraham, qu'il transforma pour en donner une autre à Moïse. Et comme l'alliance mosaïque n'était pas observée, il en donna une autre, dans les derniers temps, qui ne devait plus être transformée. Il avait ordonné à Adam de ne pas manger du fruit de l'arbre de vie. À Noé, il montra son arc dans les nuées du ciel ; à Abraham, déjà élu à cause de sa foi, il donna plus tard la circoncision, comme un signe distinctif et comme un sceau pour sa descendance. Moïse reçut l'agneau de la Pâque pour la délivrance du peuple.

Toutes ces alliances étaient différentes les unes des autres. Quant à la circoncision qui plaît à l'auteur de ces alliances, il s'agit de celle dont Jérémie a dit : C'est votre cœur qu'il faut circoncire. Si l'alliance que Dieu a donnée à Abraham fut solide, celle-ci également est solide et fidèle ; et le législateur ne pourra pas faire qu'elle soit détruite ni par ceux qui sont étrangers à la loi, ni par ceux qui sont soumis à la loi.

Car Dieu a donné la loi à Moïse avec ses observances et ses préceptes ; mais, comme on ne les observait pas, il a annulé la loi et les commandements ; il a promis qu'il donnerait une nouvelle alliance, en disant qu'elle serait différente de la première alors qu'il est le seul à avoir donné les deux alliances. Et voici quelle est l'alliance qu'il a promis de donner : Tous me connaîtront, du plus petit jusqu'au plus grand. Et dans cette nouvelle alliance, il n'y a plus de circoncision charnelle ni de signe pour le peuple.

Nous savons avec certitude, mes très chers, que Dieu a établi des lois selon les diverses générations, lois qui demeurèrent en vigueur aussi longtemps qu'il l'a voulu et qui ensuite furent dépassées ; ainsi que le dit saint Paul : Dans le passé, le royaume de Dieu a été établi à chaque époque par toutes sortes de comparaisons...

Mais notre Dieu est véridique, et ses préceptes très dignes de foi ; chaque alliance, en son temps, s'est montrée solide et digne de foi ; ceux qui ont pratiqué la circoncision du cœur sont vivants et sont circoncis de nouveau auprès du véritable Jourdain, lequel est le baptême qui remet les péchés.

Josué, fils de Nun, a circoncis le peuple une deuxième fois avec des couteaux de pierre, quand il a passé le Jourdain avec son peuple ; Jésus notre Sauveur a circoncis pour la deuxième fois, d'une circoncision spirituelle, les païens qui ont cru en lui, qui ont été lavés par le baptême, et qui ont été circoncis par le glaive de sa parole, plus incisive qu'un glaive à deux tranchants.

Josué, fils de Nun, a fait entrer le peuple dans la terre promise ; Jésus notre Sauveur a promis la terre des vivants à tous ceux qui passeraient le véritable Jourdain et recevraient la circoncision du cœur.

Bienheureux donc, ceux qui ont reçu cette circoncision du cœur et qui sont renés dans les eaux de la seconde circoncision ; ceux-là partageront l'héritage d'Abraham, le chef des croyants et le père de toutes les nations, car à cause de sa foi Dieu l'a déclaré juste.