jeudi 7 avril 2011

avc nos pères, nous avons péché, nous avons failli et renié - textes du jour

Jeudi 6 Avril 2011

Prier… [1] Si je me rendais témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai, il y a quelqu’un d’autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. … Le Père qui m’a envoyé, c’est celui qui m’a rendu témoignage. Obstacles à la foi : comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ! raisonnement et constatation du Christ analogues à ceux de Moïse : ils n’auront pas mis longtemps à quitter le chemin que je leur avais prescrit ! Ils se sont fabriqué un veau d’or en métal fondu. Ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices… mais pour le Christ, si le témoignage est apparemment de même énoncé que celui de la sortie d’Egypte : les œuvres que le Père m’a données à accomplir, il y a bien davantage : si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c’est de moi qu’il a parlé dans l’Ecriture. Et ne pas croire au Christ, c’est ne pas croire à Dieu, au Père : vous n’avez jamais écouté sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l’envoyé du Père. Dialogue de Moïse avec Yahvé et mission du Christ sont les mêmes : une intercession salvifique. Même notre manque de foi est racheté.


[1] - Exode XXXII 7à 14 ; psaume CVI ; évangile selon saint Jean V 31 à 47

mercredi 6 avril 2011

les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu - textes du jour

Mercredi 6 Avril 2011

Prier [1] … Jésus est perçu, identifié par ses ennemis avec bien plus d’exactitude que par ses disciples. Les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Comment réagit le Christ ? par deux énoncés, son action, sa relation à Dieu son Père, l’ensemble en toute souveraineté et liberté. Vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut. … Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père. La parfaite image, la totale révélation du Père, c’est le Fils. L’œuvre, le don, c’est la vie. L’enseignement est donné selon l’affirmation de la vie, donc de la résurrection des morts : l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombreaux vont entendre sa voix (la voix du Fils), et ils sortiront. Egalité et soumission : celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas honneur non plus au Père, qui l’a envoyé… je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. Jean n’expose pas sa compréhension du mystère de Dieu, il rapporte les paroles du Christ sur Lui-même et sur le Père. Le prophète et le psalmiste ajoutent : le Seigneur console son peuple, et de ses pauvres il a pitié… Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.


[1] - Isaïe XLIX 8 à 15 ; psaume CXLV ; évangile selon saint Jean V 17 à 30

mardi 5 avril 2011

est-ce que tu veux retrouver la santé ? textes du jour

Mardi 5 Avril 2011

Etapes de la vie ? ou apprentissage de « l’art » de vivre ? de la responsabilité de vivre. L’automatisme de l’énergie, de l’optimisme, de la confiance en soi… qui ne l’a pas connu est sans doute atrophié, en tout cas handicapé, pourquoi ? comment ? ceux qui trainent… qui n’ont personne et, pour autrui, ne sont personne. Puis, il y a le temps ou l’espace, la découverte des structures, les fondations et les enveloppements qu’on prend longtemps pour des créations à partir de soi et d’un jeu intelligent (ou prévoyant) avec les circonstances… c’est le temps et le comportement de l’orgueil, qui a sa générosité, on aide autrui, on trace, on fait le monde, on est autre que les autres, supérieur ? on ne le dit pas, on le pense puisqu’on part de soi et qu’on y revient, non sans satisfaction. Vient alors la découverte, ou l’attente ? le compagnon, la compagne, car la structure et l’élan ne suffisent plus, aussi bien pour créer et bâtir que pour être. On commence d’arriver à la question de fond où comment ? et pourquoi ? sont étrangement sysnonimes. Une synonimie que l’on est long à découvrir et à comprendre en même que la parenté universelle dans la pauvreté apparaît, conditionne la suite de l’existence et fait regarder le monde comme un fait ambivalent, attristant et propice à l’espérance. Il me semble, en raccourci, comprendre la suite et la nécessité de ces étapes, sans doute parce que de corps et souvent d’âme, je me sens approché par la vieillesse, le vieillissement… forces et foi dans un avenir d’accomplissement embrassant tout le passé, les acquis et surtout faisant fleur de tout, semblent s’évanouir, me manquer. Le compagnon, le soutien ne peut plus être que mon semblable, ma moitié par mariage et par vœu tandis qu’à l’autre bout du chemin, et pourtant main chaleureuse dans la mienne, l’enfant, mon enfant, notre enfant a pris à son tour le départ et reflète plus que le soleil. Pour que la trinité humaine soit pérenne, qu’elle ne périsse pas de difficultés, d’erreurs, de découragements, d’illusions, il y faut un tout proche souverain. Je découvre qu’il me faut découvrir Dieu, c’est-à-dire son Christ, tellement à notre portée. Rassembler les outils et le temps de la prière, de la contemplation, poser chaque travail, chaque élan d’amour, chaque pensée sur le monde et la condition humaine dans ce cercle, dans la coupe du Cénacle, sous le regard de Dieu, devise d’un monastère bénédictin pas lointain. De ce géant qu’est Dieu vainquant le monde, me rattrapant sans cesse de justesse des angoisses, aux distractions et aux éternités fausses de l’orgueil, je veux tout attendre, à Lui je veux tout demander. De Lui, j’espère qu’Il nous sauve, et Se fasse connaître, au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, Dieu révélé à toute conscience, Dieu de mes frères d’Islam, Dieu de la prière en tout temps et en toute confession, Dieu que reflète chacun des yeux, chacune des chairs, chacune des morts et la naissance de tous, Dieu de miséricorde, Dieu fait homme, Dieu de la Genèse, Dieu de cet instant et de l’indicible en toutes langues, toutes dimensions, toute matière, tout impalpable, tiout décisif et tout accessoire. Dire qu’Il est vivant est peu, au-dessous de la réalité, puisque la vie se définit par rapport à Dieu, nous sommes l’image, et non Lui. Nous sommes aimés, et être créés, être créatures est décisivement réconfortant. A terme et constamment, nous sommes en mains. Enfance qui nous est donné, rendue.

Prier… [1]. Une seconde piscine, après celle de Siloe où va se baigner sur ordre de Jésus l’aveugle-né… celle de Bezatha est censément miraculeuse. Le futur miraculé est lui aussi handicapé pérenne. L’ordre que lui donne Jésus est aberrant comme cela avait été le cas pour l’aveugle. L’un doit aller à l’eau, à quoi il n’aurait jamais pensé et c’est seulement pour se laver. L’autre, aujourd’hui, il n’est pas nécessaire qu’il y aille. Jésus – exprès – recommence le « coup » un jour de sabbat. Il disparaît dans la foule et c’est de son initiative qu’il réapparaît mais au seul miraculé. Le miracle est une intimité. Les dialogues sont extraordinairement directs : est-ce que tu veux retrouver la santé ? mais pour l’aveugle-né, le Christ avait été catégorique, ni lui, ni ses parents n’avaient péché, tandis que maintenant pour le paralytique : Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver pire encore. Chacun repart à son destin : L’homme partit annoncer aux juifs que c’était Jésus qui lui avait rendu la santé. Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. « Objets » de méditation : les textes du jour centrés sur le Temple, c’est là que Jésus enseigne et qu’il guérit, c’est du Temple que coule cette eau, devenant fleuve si majestueux. L’extraordinaire de cette eau, l’extraordinaire des guérisons, l’eau et le Temple. Le Temple, image du corps du Christ, de l’Eglise, de l’humanité donc. L’eau et le sang, la crucifixion, le condensé paulinien, le baptême.


[1] - Ezéchiel XLVII 1 à 12 ; psaume XLVI ; évangile selon saint Jean V 1 à 16

lundi 4 avril 2011

on ne se rappellera plus le paassé, il ne reviendra plus à l'esprit - textes du jour

Lundi 4 Avril 2011

... je me lève dans l’angoisse après que nous nous syons couchés tard. Pas de pire supplice sans doute qu’une angoisse qui serait permanente, une terreur sans motif et encore plus imprégnante, la sphère sans limite mais enfermant…

Trajet avec le broiuillard donnant un horizon proche mais luminescent, la coulée de la route entre ls haies, au village les volets bleus sur fonds d’arbres fruitiers en fleurs blanches. Marguerite m’explique la composition des évaluations, les gommettes marquant les récompenses.. Nous sommes à l’aise. Commentaires en duel sur France-Infos. Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE/Laurent JOFFRIN sur les 20 points du programme socialiste en adoption cet après-midi au Conseil national : mesures ? que chacun voit la plus importante ou visible. Pour Libération, l’encadrement des loyers, pour Le Point, les 300.000 emplois-jeunes. Appréciation positive après un dialogue entre le représentant CGT de chez Conti, fermé il y a deux ans et Jean-Pierre GAILLARD, l’homme du commentaire de bourses. On est proche partout du consensus. Je vois au contraire qu’on est très loin du choc, de la rupture, du contre-pied, du nouveau cours… Prier [1] tu as changé mon deuil en danse… L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. C’est toujours en route, en réinsertion – mais confiante – dans la vie que je déplirais, que s’opère le miracle, opéré par ma foi avec la grâce de Dieu rencontré. Il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant : ‘Vous ne pourrez donc pas croire à moins d’avoir vu des signes et des prodiges ? – ‘Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure’ – Va, ton fils est vivant’. Le haut fonctionnaire est un homme de précision autant que de foi … Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : ‘Ton fils est vivant’. Deux étapes dans la foi de cet homme : il croit à la parole, puis il crut, avec tous les gens de sa maison, il est passé de la foi-espérance en quelque chose qui lui tient particulièrement à cœur, à la foi en une personne rencontrée, tête à tête. Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu. Réponse … je crée une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse. Je troubverai mon allgéresse en Jérusalem, ma joie en mon peuple. On n’y entendra plus de cris ni de pleurs. L’ambition divine surpasse nos vœux, Dieu opère la rupture avec le malheur, le mal-être et la mort.


[1] - Isaïe LXVI 17 à 21 ; psaume XXX ; évangile selon saint Jean IV 43 à 54

dimanche 3 avril 2011

tu le vois - textes du jour

Dimanche 3 Avril 2011


Prier…[1] enseignement sur le péché, il est contemporain puisque la présomption aujourd’hui plus encore que dans les générations précédentes (libéralisme oblige) est que celui qui n’a pas « réussi » en est coupable (ou feignant). Pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? Le tout-répressif, et sous couvert de piété ! Réponse mystérieuse du Christ selon les images et intuitions johanniques. Ni lui, ni ses parents. Mais l’action de Dieu devait se manifester en lui. Il nous faut réaliser l’action de celui qui m’a envoyé, pendant fait encore jour ; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. Le péché ? non ! le mal, et le mal est source de notre foi, non de notre désespérance, puisqu’il nous montre, par son éradication – miraculeuse dans le cas de l’aveugle-né – l’identité et la puissance de Dieu. Echo de la Genèse et de cet appétit humain de discerner pour acquérir une souveraineté indûe, la puissance par la connaissance… Jésus est lumière du monde, c’est de sa propre autorité qu’il répond aux disciples : ni lui, ni ses parents n’ont péché. Méli-mélo pour les adversaires du Christ : pécheur ? les deux protagonistes le sont, le thaumaturge et le miraculé : celui-là ne vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat… Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? A peine, s’arrêtent-ils au problème posé : comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? La recherche de discernement aboutit à l’impasse totale, par manque d’honnêteté intellectuelle, par blocage haineux… Jésus peut conclure : je suis venu en ce monde pour une remise en question, pour que ceux qui ne voient pas puissent voir et que ceux qui voient deviennent aveugles. Commentaire anticipé du prophète (Yahvé à Samuel) : Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur, et de l’apôtre des gentils : la lumière produit tout ce qui est bonté, justice et vérité. – La lecture liturgique fait enfin entendre une conclusion vécue : le Christ, perdu de vue par tous, se donne à voir au seul miraculé. Il vint le trouver… Répétitions… la guérison des lépreux en chemin vers le prêtre chargé de la constater, la guérison de l’aveugle allant à la piscine… Jésus à la Samaritaine : je le suis, moi, qui te parle… et à l’aveugle : Tu le vois et c’est lui qui te parle… mais aux autres, de nouveau attroupés, et maintenant le voyant : si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché, mais du moment que vous dites : "Nous voyons !", votre péché demeure.

[1] - 1er Samuel XVI 1 à 13 ; psaume XXIII ; Paul aux Ephésiens V 8 à 14 ; évangile selon saint Jean IX 1 à 41

vendredi 1 avril 2011

accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem - textes du jour

Samedi 2 Avril 2011
Ravages canins dans la cuisine, sèche-linge tombé sur la terrasse, courses aux « petits » tandis que je suppose que Frédéric est arrivé : on l’entend scier du bois (en réalité, d’autres gens, en contrebas des R. …), dialogues avec ma chère femme partie à l’instant à du ravitaillement, notre trésor dort encore. Angoisse et bonheur. Je vis sur le socle de mon passé d’aventures intérieures (mes amours, mes écrits, la politique des pays où j’ai vécus et des hommes et femmes avec qui je vivais, des paysages – Dieu a-t-il changé sur mon chemin, pendant mon chemin) mais, chaque jour, je ne m’élance que de cette plate-forme si sereine et solide : la responsabilité qui m’est donnée d’une femme et d’une fillette, et je compose ainsi du sourire et des angoisses, des impatiences et du bonheur, du travail et, j’en suis sûr, du rendement à terme. Marcher, travailler, dialoguer, communier et mourir en ayant compris que la loi d’amour nous exauce, qu’elle sourd de nous et qu’elle signe notre naissance de Dieu et notre retour en Dieu, qu’elle est notre appétit fondamental. Avec mes deux aimées, à mes mains et à mes yeux, marche une foule, tous ceux que la vie me fait approcher depuis bientôt soixante-huit ans. Magnificence des visages humains, animaux, végétaux quand le printemps est là, même quand reviennent l’automne et les temps aussi de la bêtise humaine, l’actualité ces jours-ci en est prodigue. Prier… partout la résurrection, l’Ecriture en est grosse, semée, elle aussi prodigue : Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence. Efforçons-nous de connaître le Seigneur ; sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore, elle sera bienfaisante pour nous comme l’ondée, comme les pluies de printemps qui arrosent la terre. [1] La magnifique parabole, si simple, si quotidienne, tellement « bien vue » du pharisien et du publicain. Deux hommes montèrent au temple… Quand ce dernier rentra chez lui, c’est lui, je vous le déclare qui était devenu juste, et non pas l’autre. Dès la conception du Christ, la première chrétienne, qu’est la Vierge Marie, avait donné tout le ton de la société humaine en devenir par l’incarnation du Fils de Dieu : il renvoie les riches les mains vides, il élève les humbles… Qui s’élève, sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. Prières de toujours… je vous salue, Marie… Notre Père, qui êtes aux cieux… pleine de grâce… que votre nom soit sanctifié… vous êtes bénie… que votre règne arrive. Le comble, Dieu au futur, une femme au présent. Dieu en souhaits humains, une femme en totale et immédiate réalité.


[1] - Osée VI 1 à 6 ; psaume LI ; évangile selon saint Luc XVIII 9 à 14


je répondais, caché dans l'orage - textes du jour

Vendredi 1er Avril 2011
Prier…[1] dialogue du Christ avec un scribe, lien entre l’unicité de Dieu et l’amour pour Lui comme pour le prochain. Lien de causalité et analogie, ce n’est pas séparable : nature, identité, relation. Chacun récite, Jésus les Ecritures, et le scribe, ce que vient de dire Jésus. Conclusion du Christ, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, (il) lui dit : ‘ Tu n’es pas loin du royaume de Dieu ’. Conclusion de la foule : personne n’osait plus l’interroger. On n’est plus dans le domaine de la science ou dans la polémique, mais dans l’obligation d’être et de faire. Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger. Réponse du peuple, car l’Ecriture (la Bible, plus nettement que le Coran, monologue de Dieu direct ou indirect, donne les questions et les réponses, soit de l’homme soit de Dieu, mais la relation Créateur-créatures est constante, attestée par le dialogue dans l’Ancien Testament autant que dans le Nouveau, celui-ci étant forcément dialogue puisque le Fils est incarné, Dieu fait homme) : nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains, ‘ tu es notre Dieu ’, car toi seul as compassion de l’orphelin. La miséricorde divine, attribut divin pour le musulman, est signe-même de reconnaissance et incitation à la foi pour l’Israëlite et pour le chrétien. Les psaumes, divination du cœur humain parabole de celui de Dieu, mais aussi lamentation de Dieu délaissé par son peuple, et plaidant auprès de sa créature sa cause d’amour : Mon peuple n’a pas écouté ma voix. J’ai ôté le poids qui chargeait ses épaules, ses mains ont déposé le fardeau. Quand tu étais sous l’oppression, je t’ai sauvé. Je répondais, caché dans l’orage, je t’éprouvais près des eaux du Mériba. Ecoute, je t’adjure, ô mon peuple ; vas-tu m’écouter, Israël ?
[1] - Osée XIV 2 à 10 ; psaume LXXXI ; évangile selon saint Marc XII 28 à 34